En attendant quand rien ne doute ne jette de pale lumière sur l’endiablement que le soleil en garde sur chaque petite danse qui volète s’empourpre de sang aussi dru que la montée des aubépines les envolées des palmeraies et la voile qui soupire claque dans un vent doux à peine perceptible comme un murmure quiLire la suite « En attendant »
Archives de l’auteur : Lamber Savi
Que les êtres à l’aventure dans le vent les creux des roches et les chambres d’hôtel et la nuit et le jour à l’air vif ou cachés où que ce soit se donnent à la vie dans des danses où rythmes et musique le va et vient de la mer et la marée de laLire la suite
Mais ce qui me manque c’est la lente mue de toi à moi
Le monde m’aspire comme une éponge une langue rose réjouit les lèvres du coquillage dans la rue le lagon monte à l’arrêt d’autobus j’y trempe le pied comme dans l’étoile la nuit saigne d’ivresse pour la mue du soir une femme fleur calice de pistils à la vague éclabousse du bassin un semblant d’éclat deLire la suite
Et sans parler des vents la chute vertigineuse pendant ce long moment des fièvres se mit à tomber à l’intérieur du vide jusqu’à rompre désorientée la percée du corps sur l’ouragan accélère le bas ventre des essoufflements de la course à sa propre intériorité ciel immense la feuille sur le parterre empli d’eau rouge ilLire la suite
Exactement comme si je n’avais jamais reçu de blessure le sourire extatique grave des signes aux muqueuses de la nuit tempêtes les plus sombres les queues récurent le fond
L’air étouffe un peu plus d’ouverture quand la terre s’assèche ne se laisse pas respirer Surchauffe les fièvres épuisées le vent les racines déshydratées saturée la mer à marée basse s’est endormie souffle doux débouche sur l’océan le bras du fleuve l’esquif roule mais refoule se heurte à l’écueil attentive aux flamboiement des points duLire la suite
Gouttelette des nuées je te bois par la retombée de la pluie vapeur des nimbes je te lape par l’ombre sur ma peau soleil barge tu nous évapore par le langue de la dévoration
Aujourd’hui jour de fièvre la tête est lourde l’estomac sur les genoux, je relis le chercheur d’or ce beau livre de Jean Marie Gustave et toute cette poésie de la terre me saute au visage, le papier jauni livre un secret, peut-être ce pourquoi que je sais depuis toujours, que derrière les mots se cachentLire la suite
Accepter qu’un poète est un homme et que je suis cet homme qui doit pousser son canoé jusqu’au bout de là où ses mots conduisent jusqu’à la chute et la rupture du corps et de l’esprit par delà les eaux calmes ou orageuses de la platitude. L’homme a qui il manque navigue sur le videLire la suite