L’air étouffe un peu plus d’ouverture quand la terre
s’assèche ne se laisse pas respirer Surchauffe les
fièvres épuisées le vent les racines déshydratées
saturée la mer à marée basse s’est endormie
souffle doux débouche sur l’océan le bras du fleuve
l’esquif  roule mais refoule se heurte à l’écueil
attentive aux flamboiement des points du ciel
où le corps à flot suspendu dans l’émotion des sens
ce petit bout de vide par lequel l’éclatement diffuse
le petit cercle de couleurs et les fosses de l’ombre
se reconstituent jouent à saute mouton par dessus
la falaise envahissent le monde en appui sur l’atome
tentent l’énorme aventure du recommencement
ou l’inattendu se pointe au bord de l’eau cueille la fleur
s’en asperge de la main au soleil porte le parfum
à ses lèvres se pare du macrocosme tète  la lumière
comme le lait des astres chlorophylle engloutie
sève  pétale corps lumineux chaque instant irradie

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