Et sans parler des vents la chute vertigineuse
pendant ce long moment des fièvres se mit
à tomber à l’intérieur du vide  jusqu’à rompre
désorientée la percée du corps sur l’ouragan
accélère le bas ventre des essoufflements de
la course  à sa propre intériorité ciel immense
la feuille sur le parterre empli d’eau rouge
il n’y a plus que la vitesse et le désarroi
l’absence de battage sur l’ancrage sans retenue
le licou devenu longe de plus en plus longue
le temps  se désamarre puis immobilise
le mot l’ascension inverse à ma descente
dépressurisés hors de la carapace désarçonné
à remonter culbuter dériver tournoyer
sans qu’il y ait de rive de butée ni d’échelle
de lieux de fuite ou d’ascension immobile
yeux dans les yeux près du ruisseau ascensionnel
soupèse le pour et le contre opte pour la gravité
du nuage dans le laboratoire de la transparence
déchaine le laisser vivre prie pour qu’on le détache
pétale de plomb en route pour les contrées du monde
interroge chaque regard  mais ne trouve rien
des états d’âmes élastiques de la propulsion
seul le souffle n’attends pas de moi la sagesse
ni la fièvre de l’altitude mais la libre libation
du ballon qui s’élève gonflé par l’atmosphère
sans apprêt légèreté au bord de l’éclatement
chaque recoin cristal du mur d’ombre et de hauteur
claque la voile filin cingle le corps joufflu
de l’animal se guidant à l’odeur en randonnée

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