le Blog de Carla Ferro

naissance du blog de Carla Ferro : « Rêves à emporter », la poète cap-verdienne dont la lecture m’avait tant enflammé ( voir l’article « carla Ferro , poét(esse) du Cap-vert ) ,

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Lamento

Dans le corps source
coule le monde intérieur
seul monde habitable
seul horizon possible
d’une harmonie à venir.

© Carla Ferro

eduardo de Filippo

le hasard me ramène à des années en arrière, où , m’intéressant de près au théatre, à la parole en action, actée , j’avais été fasciné par ce grand acteur arlequin, ce grand auteur napolitain, éduardo de Filippo , je me souviens de cette pièce de théatre, mise en scène par marcel maréchal au théatre de la Criée , la grande Françoise Fabian prêtait ses trait à cette héroïne archétype , Filumena Marturano

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Napolitaine, prostituée au grand coeur ou simplement femme éruptant le sang de ses veines au labeur , mère terreau au sein de ses enfants rejetons émaillant la ville braillante, noir ponctuant le foisonement à clame de la ville orale , femme libre et soumise à ce mâle déferlant des mille insignifiances des transactions du quotidien, à l’image d’un dédale de ruelles proxénètes, cartographie honteuse des affaires que les hommes au fil des jours étagent à grand coup de démolissements , l’urbanisation délictueuse s’en remet à une trahison des fils, ceux-ci même soudain sans défense devant cet incompréhensible essentiel qui ne se laisse pas corrompre, la ville elle même peut être, telle qu’elle résonne en parfum de rose , de générations en têtes de marmaille , vouée à regénérer ce chant-parole qui se passe de main en main , ce jet de corps en corps comme une mimique de théatre , fil en maille et mots dont les accents forme la suite des volets aux rues mosaïque qui plongeant vers la mer immense jouent à chat perché balcon du Stromboli qui veille.

La parole l’act-eure, réactualise en mimétisme effréné à toutes les rives ressac et gangrène contrebande dentelle de linge aux fenêtres du grand four bleu surchauffé, méditerranée, toutes les langues mélées en un parler à son d’accord-é on pense à ce Buenos Aires qui de fils en fille maille ce tisser bigarré d’une étreinte souffle-désouffle, tango vire voltante le pas arlequin matamore et la femme houle en proue comme mâture comme une Électre magnifique
le couple va et vient en mots de cassures et tendresse subtile, l’arme à l’oeil, la parole inchangée en perpétuel ressassement , vagues d’une ville qui déferle

eduardo de Filippo

le hasard me ramène à des années en arrière, où , m’intéressant de près au théatre, à la parole en action, actée , j’avais été fasciné par ce grand acteur arlequin, ce grand auteur napolitain, éduardo de Filippo , je me souviens de cette pièce de théatre, mise en scène par marcel maréchal au théatre de la Criée , la grande Françoise Fabian prêtait ses trait à cette héroïne archétype , Filumena Marturano

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Napolitaine, prostituée au grand coeur ou simplement femme éruptant le sang de ses veines au labeur , mère terreau au sein de ses enfants rejetons émaillant la ville braillante, noir ponctuant le foisonement à clame de la ville orale , femme libre et soumise à ce mâle déferlant des mille insignifiances des transactions du quotidien, à l’image d’un dédale de ruelles proxénètes, cartographie honteuse des affaires que les hommes au fil des jours étagent à grand coup de démolissements , l’urbanisation délictueuse s’en remet à une trahison des fils, ceux-ci même soudain sans défense devant cet incompréhensible essentiel qui ne se laisse pas corrompre, la ville elle même peut être, telle qu’elle résonne en parfum de rose , de générations en têtes de marmaille , vouée à regénérer ce chant-parole qui se passe de main en main , ce jet de corps en corps comme une mimique de théatre , fil en maille et mots dont les accents forme la suite des volets aux rues mosaïque qui plongeant vers la mer immense jouent à chat perché balcon du Stromboli qui veille.

La parole l’act-eure, réactualise en mimétisme effréné à toutes les rives ressac et gangrène contrebande dentelle de linge aux fenêtres du grand four bleu surchauffé, méditerranée, toutes les langues mélées en un parler à son d’accord-é on pense à ce Buenos Aires qui de fils en fille maille ce tisser bigarré d’une étreinte souffle-désouffle, tango vire voltante le pas arlequin matamore et la femme houle en proue comme mâture comme une Électre magnifique
le couple va et vient en mots de cassures et tendresse subtile, l’arme à l’oeil, la parole inchangée en perpétuel ressassement , vagues d’une ville qui déferle

tajine au creux des mains

tajine au creux des mains

les graines effilées

entre les seins les dents aux reins

les aulx

plumes et pluche

ce multiple est pèle et mèle

le jus citroné matine de laurier

jouvence elle

sariette se hume thym

tu siffles

grive marine

mes sentes crues en dos de crin

cuir tanné tu cueilles crue

à bras

les simples
la faim en sapience

l’ail multirécidiviste l’aime
sel et les ailes celles

violence elle

déplume

crabes en sèche

ni rime carême d’un jeun

enfreint

étendue lointaine, tajine au creux des reins

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tajine au creux des mains

les graines effilées

entre les seins les dents aux reins

les aulx

plumes et pluche

ce multiple est pèle et mèle

le jus citroné matine de laurier

jouvence elle

sariette se hume thym

tu siffles

grive marine

mes sentes crues en dos de crin

cuir tanné tu cueilles à bras

les simples
la faim en sapience

l’ail multirécidiviste l’aime
sel et les ailes celles

violence elle

déplume

crabes en sèche

ni rime carême d’un jeun

enfreint

étendue lointaine, tajine au creux des reins

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tajine au creux des mains

les graines effilées

entre les seins les dents aux reins

les aulx

plumes et pluche

ce multiple est pèle et mèle

le jus citroné matine de laurier

jouvence elle

sariette se hume thym

tu siffles

grive marine

mes sentes crues en dos de crin

cuir tanné tu cueilles à bras

les simples
la faim en sapience

l’ail multirécidiviste l’aime
sel et les ailes celles

violence elle

déplume

crabes en sèche

ni rime carême d’un jeun

enfreint

l’eucalyptus

l’eucalyptus

auto-vase_communicant/a

tentative absurde d’auto vase communicant entre deux blogs de la même personne <moi-même> comment faire sans risquer l’enfermement et l’asile ; bref je vous propose à ceux qui suivront, un parcours erratique , libre à vrai dire, entre différentes parties d’un même texte (ancien mais jamais bloguié) réparti entre les deux blogs, à lire comme bon semble – je m’étais dit que les liens pouvaient mener de parties à partie mais la technique me fait défaut – donc que la lecture se répartisse comme elle l’entend – c’est encore la meilleure façon d’auto-e vase_communiquer entre « le regard d’Orion » et « les vents de l’inspire« 

les yeux ronds il regarde le monde ,


il hoche la tête ,

cherche


,

ne comprend pas

mais a t’il eu le choix ?

emmuré dans son silence

soumis ,


rebelle ,


agité dans le remous d’un monde

qui ne peut

Être ,


 

 

cette  mystification …


mais la question grandit , prend de plus en plus de place


inimaginable,


il




après toutes les errances que je ne vous dirais pas, après tous ces  moments où il baisse les yeux et se détourne ,

blessé de ne pouvoir y croire ,


 



 

il va y voir,                                                  sur ce qui est si loin de ce qu’il lui est proche mais qui ne l’étonne pas , même s’il y tombe sans fond ,écorché de se voir cette  étoffe qui le relie aux étoiles , aux pierres , aux roses


et dans les contours se laissent deviner une énigme, des mots magiques  de plomb


il s’accroche à ces ombres


 


aspire ce qui doit bien avoir son


nom,

© photot inconnu

 


à ces déserts  gouffres détours empierrées ce sable de sourires mouvants ces orchidées écrasées



 

on lui répond avec le vent



 


…. les fleurs                               les arbres                                  le vert


!mais à chaque fois que j’avance vers mon ombre  tout se met a devenir incohérent ! absence-souffrance

l’impossible implosion de ma force


Traverser l’ombre et envahir au soleil,


 

un jour partir déposer ce sac qui m’encombre qui ne sert plus à grand chose qu’à faire de l’ombre car  alors, brille le soleil du moment présent

et recommence…

 

 

Aube ande

le déchirement de lumière instaure une aube

Ande

et se rire en mire
mes vagues à l’arbre irradient une aurore quand la bergère

en Orion

charrette la grande ourse

é treinte à l’ â me

de l’i mmense fulg u rant