je ne sais pas, je parle comme on élèverait la voix, non à toi comme dans une conversation mais comme dans une conversation vers le monde ou poussé par celui-ci, ou Dieu ou quelque chose en moi qui m’échappe, non comme un monologue mais une conversation, une forme de style qui tenterait de reproduire leLire la suite
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
Le vide est à l’intérieur rien autour affolé il se met à courir bang bang bang saute à pied joint tire la langue peuple le monde tourner virer bang bang rien à l’intérieur vide autour et un petit indien qui fait des bonds
Suppose qu’elle te regarde ou pas, elle est nue dans la vase la rivière éteinte qui brûle dans l’ombre, comme la lumière ce feu des hanches ne retient plus l’eau devenue lézard s’échappe de la calebasse perd sa queue l’eau est feu froid, il ne faut pas que tu ais froid, my boy ayant banniLire la suite
La voix mise en scène quand elle se met en transe semble ne plus obéir à un commandement antique qui la voulait porte-parole ou medium de la communauté Mais la pensée du répons si fréquente dans les terres africaines et la diaspora, ailleurs dans les franges de l’oralité indienne ou rapeuse ne pervertie pas l’échoLire la suite
Une phrase sombre à l’intérieur d’elle même l’ombre cette extinction de voix cette toute lumière scintillante Paradise lost sous la paupière et la bouche fermée
Un visage s’est écrasé les fruits rouges dans le ciel ont taché la nappe les lignes se sont brisées cela n’a rien d’essentiel juste un brusque changement dans les directions des vents chauffé à l’hélium survolant l’Atlantique soudainement s’est disjoint Il y a ce nez et ces ruptures qui ne signifient rien maintenant les morsesLire la suite
temps que la pluie ose
Largement comme porteur d’eau au désert sur le visage est un périple bleu fait d’ombre qui revient à l’ambre Couleur de sable et plutôt lumière c’est un vitrail et non une mappemonde Il y a les hauts faits sur la barre du front et les crevasses qui entassent le vécu couches du passé et leLire la suite « temps que la pluie ose »
Dans un visage
Qu’y a t’il de si magnifiquement apaisant à saisir à deux main un visage et l’approcher de soi, la main et le visage si proches à ce moment là le visage ne se contemple pas et se détache presque de soi où il se sait planté, le corps, la certitude, la psychologie, la relation vientLire la suite « Dans un visage »
Tribute à un décor de Tennessee
Il y a vingt ans ,j’imaginais pour les décors d’une pièce de Tennessee Williams des murs bleus aussi viciés que les vies allumées des voitures, des vies qui ne pouvaient manquer de se perdre quoiqu’on fasse et sans mélancolie ni sans l’aide de la bouteille, il fallait s’en tenir éloigné, tout était immobiles seuls lesLire la suite « Tribute à un décor de Tennessee »
attachement
Le temps a un fil à la patte Il ne faut pas laisser au temps croire que l’épaisseur se déroule dans la longueur, dans la vigueur, imaginons un paysage emmêlé, une densité étant dans la masse friable, les milliers de gouttelettes les particules exaspérées tentent d’échapper au processus, destin biologique et participent à la vue,Lire la suite « attachement »