J’ai ouvert la gueule du temps à un moment où il s’était recroquevillé qu’il tentait de m’écraser de sa queue de ses pattes de sa nonchalance eu le temps d’attraper entre ses dents et tout au fond de l’estomac nos moments caillés que j’ai inhalé j’ai pris un bain de jouvence de ce lait fermentéLire la suite
Archives de l’auteur : Lamber Savi
Conserver l’océan de douceur mais y faire lever des tempêtes #auralaura
Ou que tu sois ou ne sois pas je te cherche , es tu dans les parfums, les incohérences du hasard et je perce à jour les déguisements des femmes, je m’inquiète des nouvelles têtes , j’arpente les mêmes lieux où tu m’es apparu encore et encore , et toujours et toujours je m’étonne queLire la suite
Tous les jours Je tente de fermer les yeux Mais tous les jours Tu danses sur mes yeux Et je dois ré-ouvrir les yeux
Comme un vent doux caresse mon corps comme ton sourire de tes lèvres de tes doigts de l’orée de ton ventre de la pointe de tes cheveux je tremble et ton souffle à l’autre bout de la planète c’est un papillon une hirondelle morsure ou gant de glace ouragan et vent de fièvre qui seLire la suite
Comme une cavalcade de nuages font l’amour où la guerre pérégrinent se poussent du col et s’engueulent lèvre sur lèvre et la langue implacable le tableau s’est soudain pacifié nuage toujours mais longuement effilé permanence ou ventrue ou repue l’eau en suspension satisfaite et filant dans la direction du vent le temps enfin apaisé éclairéLire la suite
Il y a un vent froid surgit d’on ne sait quel remous de l’âme probablement une ride mal refermée laisse s’échapper ces relent de fêlure obscurci l’aurore et la chaleur deux remous peut être s’en sont allés sombre et comme une mâchoire un courant paléolithique survivant souvenir d’une vieille glaciation refuse de croire au pleinLire la suite
Mais me laisser aller à la confiance irraisonnée sans violence aucune rejeter les orties fouetter l’océan des possibilités comme un jeu rayer la mention devenu inutile signer et signer signature sur signature paraphe de mon amour l’ancre jetée au coquin de sort qui l’a dévoré recraché loin dans les fonds sans aucune utilité désormais queLire la suite
l’absence m’éloigne l’ouragan me ramène je survole la tendresse infinie thorax survolté mes ailes brassent le vent m’emporte au dessus des vagues sursauts de mon âme qui se débat battement de cette île que je suis dans le soubresaut du bleu sauvage qui rouge et ronge tant que l’organe impulse mon sang dans mon corpsLire la suite
vole haut dans l’air limpide comme pensant nager vers la mer l’oiseau survole les cimes des forêts l’envolée folle comme axée sur le magnétisme vitale la trajectoire là où le vacarme des chahuts véritable marché où la tourterelle dans l’orage violet survit aux fracas de l’éclair fleurs jetées sur l’océan aussi seules que la couronneLire la suite