Ce qui importe c’est que je me trouve là où je suis et même si loin de là où je compte me rendre où je me rends effectivement. Il reste que ton regard me travaille et qu’un jazz m’assaille. Ton gout est mon gout du non fini.
Archives de l’auteur : Lamber Savi
Il y a bien tous les jours la rumeur et même quand je suis seul l’embarras cette tension cette distension d’être face à face et pourtant si éloigné « miles apart » (comment traduirait on ça) sans être opposé mais si loin hors d’atteinte un mur opaque un mur du son un son rouge ou tout simplementLire la suite
un virage qui surgit du cœur s’efface le long d’un paysage sans fin de nuit deux jambes cool ( un air qui fronce de nuit les lignes noires ) bien accrochées le regard perce et quand il surgit elle te fait fondre deux phares qui pointent dans le brouillard le dégel est arctique est tropicalLire la suite
Il y a des jours ou le crayon gris ne parvient qu’à rehausser les ombres, est-ce une émotion, la remontée du bras est comme une retenue d’eau, vient se jeter dans ces replis où se cachent les yeux, la bouche gorgée de mots, la retombée du cou le bleu la chaleur rouge sous le couvertLire la suite
Les couches que sont les ombres et les lumières pourraient être un paysage que ce soit toi ne prouve pas que ce ne soit pas ce qui en devant de toi regarde et que tu regardes – qui se réverbère – ouvert sur ta face et que tout ralenti et que je suis arrêté IlLire la suite
Un peu triste, se dit que ce qui importe est à la pointe, éclate de la couleur et du plaisir d’être exposé, ce qui est fatigué tombe, reste l’envie d’être avec elle de se réjouir et il sourit. Les enfants dans la rue, d’ailleurs, ne font que crier. Ne t’encombre pas.
Il est dit quelque chose à propos du vent du soir et de quelque chose de bleu. Il y a des bribes de phrases qui semblent en liberté / le ton est celui de la simplicité / l’insouciance / plutôt une qualité de la couleur et ne se défini pas car ici rien n’est rattachéLire la suite
Sans plaisanterie aucune et sans sortir de mon rôle me tenir au centre de mon poil, mon cœur entre mes cotes sans gravité aucune saute dans la nuit. La patte est ferme et la nuit se déchire est faite de méandres tout dans mon corps est fonctionnel et l’esprit se tait. Sait ce qu’il doitLire la suite
Les jambes autour de mon cou comme un serpent comme par un rapt Deux jambes très fines émergent de mon lit, qu’y font elles ? je le sais très bien vu que c’est moi qui les y ai mis, à l’insu de tous je les ai subtilisé et installé entre mes draps il y manquaitLire la suite
Là il n’y a plus ni paraphrase ni métaphore, le monde est poétique comme les croutons de terre adhèrent aux chaussures. La terre, le ciel et les vivants voyagent par les paupières, le pouls de la phrase dans la page de l’homme qui marche, va-tout et la crainte de l’enfant qui s’embarque le bateau s’éloigneLire la suite