Je me sens vieux, penchant vers une jeunesse vais-je tomber et ne faire qu’un avec le sol ?
Archives de l’auteur : Lamber Savi
J’aime les femmes un peu grassouillettes et les nez en trompette
de nouveau pris par la marelle joyeuse et la catastrophe je me délecte d’anéantissement nocturne
C’est attendre que l’avalanche arrive et qu’elle m’emporte dans son éternuement seule façon de se déplacer utilement. Car on est nu, les vêtements déchirés quand l’avalanche avale et qu’enfin ça glisse. Qu’on est l’envie dans la baleine. Parfois on se lance comme à ski et rien ne se passe , on reste immobile et leLire la suite
Au seuil de la déprime, la tristesse et la rage ne pas fermer la porte, la laisser ouverte pour que rentre l’air et que s’envolent les peaux mortes toujours debout souligner quelques mots de rouge puisqu’ils ont fait le sel de la vie ouvriront les Offices, les salles de concerts, les cargos, les ports etLire la suite
Lan Lan Hue : L’écume des mots
Cela faisait longtemps que je voulais faire un échange de texte avec Lan Lan Hue dont j’aime le blog rencontres improbables. D’elle, j’avais aimé un texte sur la francophonie et la saveur particulière que le français , la langue, peut prendre alors. Son texte , l’écume des mots illustre cette fascination à merveille. Voila leLire la suite « Lan Lan Hue : L’écume des mots »
Comment se fait-il que – alors que la personne est en train de perdre pied et s’effondre sous sa propre incapacité à rendre compte de sa réalité physique, autant par son expression que le contenu de ce qu’elle dit, visiblement, (mais est-ce visible ?) mal à l’aise et dérivant loin de ceux-ici présent, en toutLire la suite
La solution est dans la tendresse mais ne nous protège en rien la tendresse c’est s’appuyer sur la trique de tous les matins
D’une grande partition la déception un néant fait aussi mal que place à la mort le vide est un million de larves alors pourquoi partir my love c’est pourquoi Saikaku de retour de voyage a traversé le pont posé son balluchon sur la rue des plaisirs osé éternuer croyant hennir la bouche sur d’autresLire la suite
un bateau est arrivé il sentait bon le cuir et la nuit troublée les odeurs parlaient des dessous de l’océan oui je sais une fine dentelle riait sur le body de la mer et je me suis réveillé en tremblant J’aime ces êtres comme ce paradis de corail à la surface sans qu’elle le sacheLire la suite