Je te tire la langue quand tu me vois pas et je dodeline les rayures bigarrées de mon caleçon de bain, comme une autruche qui aurait fait coucou de ses plumes à l’astre rageur la tête à l’endroit de là où les vers se cramponnent aux racines et se gonflent de tubercules épices en pulpeLire la suite « les deux mots dansent »
Archives de l’auteur : Lamber Savi
la barre tranche de mer… histoires , histoires , en vrac, sauvées de l’ancien blog…
déterminé sur mon embarcation de mots à franchir la barre tout azimuts la rive d’eau qui rêve indigo en banc opaque devant mon esprit étal j’essaye, je tente des brouillon pour m’éclaircir la voix : histoires , histoires , en vrac : hier soir …… les odes maritimes se sont échappées du rayon poésie …Lire la suite « la barre tranche de mer… histoires , histoires , en vrac, sauvées de l’ancien blog… »
grèce
Au retour d’un voyage à travers la Grèce et les iles , enveloppé encore des vapeurs de lauriers, tout à la douceur de demeurer dans l’ile aux ruelles étroites, gravissant les montagnes comme une chèvre, les pieds dans l’émeraude paradisiaque, je me repait de la rudesse jouissive au sel marin d’une kémia de seiches, deLire la suite « grèce »
chronique d’une érection
Y a t’il un espoir sérieux pour que ça change où les camemberts croulants de notre pays rétrograde se croient ils encore sous Louis XIV ou Jacques le ténieux ( je l’ai inventé pour l’occasion, j’aurais pu dire crémeux mais on m’attendait au tournant et j’ai obliqué évitant la flèche currarée qui m’était décochée, finLire la suite « chronique d’une érection »
terre en nerf
trans hummer
L’écrire est comme un souffle que l’homme expulse pour respirer, sortir de son isolement et retrouver soi, la parole, dans ce sens salvatrice, explore le vide du sens et habite, comme un écho, incertain mais vital pour aller de soi à soi et en cheminant, arrimer l’autre, mais comme un autre soi ou comme unLire la suite « trans hummer »
mémoire de la terre
rives en terre
le fil du chemin se hisse vers les chênaies carènes, débris concassés, cailloux , poussière coques vides les pas rythment au souffle d’ocre brindilles tons de pourpre et roussent les abris de l’air le filet végétal durcit de sève surplomb des couleurs griffure relent de mauve verdure entre orience et grise étrave le fichu rougeLire la suite « rives en terre »
scribures
love in a cave
et nous étions tous serrés contre la peau de l’ours et nous nous élancions vers les confins de la terre en poudre d’ocre le granit nous rudoyait et nous chantions la rive indicible © L S du fond des ages 2003