lisse

refermé les bras                                                            traversé le désert et tendu l’essentiel                                                                  au sortir les ai ré                                  ouvert                                                                               l’air perçait de l’espace et ai laissé chanter

vu les lignes                                                   silencieusement et autour m’enlacer                                               mes mains ont façonné lentement la poigne du  chant simple                                     dedans  lisse s’exclame et s’efface

Nord verdoyant

Ou que j’ai pu trainer mes basques, le vent, même celui froid d’Islande ou les gales de l’atlantique nord m’ont apporté le galop d’une embrassade, il fouette les tiges et fait rire les ébouriffés des feuillages , une bourrasque bienvenue qui décoiffe

ça taille sec  dès qu’ils ont  décidés de régenter,  pouah cette mauvaise soupe de bile autoritaire, de c’est comme ça qu’on va faire , de je te tord dans mon mixer à défigurer, dès que le soupçon d’une supériorité ou l’habitude d’être choyé, et donc de devoir avoir raison , l’actualité se résume à ça ,

et  là oui bien sur je me dis qu’on me foute la paix , là je prend mes boots et mon chapeau et vais siffloter dans les boues d’un chemin de campagne , je poli^phone avec les martins pêcheurs au  bord de la rivière , je mon chien et mon cheval on cueille  des fleurs qui me relient à la terre, je mon chien mon pied et mon cheval fredonnons la seule certitude et le seul combat ,  une chanson mi-triste – mi-gai , à mi-chemin les pieds dans l’eau je me remplis de tout – brouhaha d’herbe de terre et de ciel , symphonie des nuages sous la baguette de maître-vent-bourrasque ou brise, là je pense à m’allier deux trois bûches de chêne ou de peuplier et à me faire un bon feu, cheminer et fumée , chaleur de dans l’hiver , se réchauffer,  mon chien mon pull et mon cheval ,  une femme?  les cris des enfants et la ripaille des amis, on se prend à rêver que ça en vaut la peine et sans doute on se dit que la tendre accolade et le rire peuvent ramener une sérénité le temps que ça dure

oui, en attendant je me replis, le monde des hommes a toujours fait en sorte d’écharper la populace , l’autre le voisin et le bègue  , est ce pour cela que j’arpente la rivière et que je rêve d’iles ?

le carré de mon geste  sans l’errance ni l’erreur , le mot est dans la chute, le renoncement à la revanche, le mot appelle sans recourir à la colère, l’eau coure elle est rivière et le vent ce n’est qu’un frémissement , un début de giboule mais le temps est aboli,

le vent, le geste sans arrêt  tendresse rugueuse, le pas me relie et patiemment je construit une avenue de mots de pensées de rêve et de mélancolie , le pigment se mêle à l’eau et je me barricade dans cet étouffoir de couleur mélodie murmure la suie dessine les contours d’une échappée de tweed , tissage subtil d’une survie loin de tout …

Mélisse

refermé les bras                                                            traversé le désert et tendu l’essentiel                                                      au sortir                                                                                                                                       les ai ré                                  ouvert                                                                               l’air perçait                                      et ai laissé chanter

vu les lignes                                                   silencieusement et autour m’enlacer                                                        mes mains ont façonné lentement la poigne du  chant simple                                     dedans                                              lisse                                                                                                                                                          s’exclame et s’efface

Lura

un livre n’est pas fini

Une lecture n’est jamais finie, le livre jamais refermé les pages continuent béantes à réclamer un peu d’attention, c’est une source qui n’en finit pas de couler.

Certaines lectures, la poésie, des pages de réflexion qui réclament sans cesse de repuiser  l’attention, on les lit paresseux, on croit les entendre mais c’est nous même que nous entendons, il faudrait alors  faire silence et tenter de percevoir ce bruit inhabituel, cet espace béant qui s’ouvre, le thorax déchiré par le mot se rendre compte que quelque chose siffle doucement imperceptible mais essentiel, c’est pour cela que nous lisons, les abandonner là à quelque point que ce soit, un abandon ;

Le style n’est jamais poli, une écriture jamais finie, figée à jamais, toujours une marque qui  égratignure et interroge, la lecture se poursuit silencieusement dans l’esprit et construit librement un monde surgi des mots, des phrases, herbes folles ou jungle ;

Mais retourner au texte parce que la rencontre n’est pas close, déterminée, ni définitive.

Mais pour le présent la lecture s’étale, s’étend, questionne, a un gout d’inachevé, quelque chose se faufile, tente de se faire jour et s’éclaire d’un inattendu,  le silence du mot n’appelle pas le débat, le langage simplement contient tant en lui même qu’il déclenche une soif, nous sommes au bord du vide.

Tu n’as fini le livre, tu ne le finiras jamais, toujours tu penseras y retourner pour rechercher ce que tu y as laissé, comme un peintre sans arrêt sur le motif tu écouteras les mots, lassé mais attentif au silence,

A laisser grandir ce qui nait en toi quand s’infiltre la lecture, tu n’en auras jamais fini.

matraqué


comme un bout de bois

 ma folia                            les cadenas

macaque le coup de la crosse 

SEM                                    
eau cheveux noir de jais

T

erre atomisée
cailloux sous les genoux

                                      CHAM                                 

déguerpis vers les cimes dorsale



l'amandier

 

des fleurs sur un vieux corps

les traces d’une neige

l’envie apportée par le vent

 

 

l’amandier©  photo R Munoz Urpina

exhilarating

le cul mouillé sur le dos de l’iceberg

 

 

branlant

 

 

 

les queues des morses secouées de rire

clameurs

je m’étonne, qu’étant une part de cela , on en prête pas l’oreille

métaphore de l’humanité non barricadée à venir, ou déjà là sur les bords  comme dirait Mafalda

; comme on l’entend en clameurs
la modernité qui flotte même en hors-bord n’en goute que les gouttelettes

 

* mais que connaissons nous des pleins ? et même si les bon dessinateurs dessinent par les blancs , il reste que nous maitrisons mal les pleins !

qui s’échappent

allusif

cette rupture d’avec la définition me ramène à Glissant, à sans doute beaucoup d’autres,

je la voudrais entière sans filins de retours qui nous y ramènent

 

hélas ce n’est pas ce que je vois ; la tentation me semble toujours forte de revenir hanter les lieux

j’y vois comme une contradiction

 

j’appelle la trace et le fragment

l’allusif afin d’éviter le construit et le défini

 

auto-vase_communicant/b

tentative absurde d’auto vase communicant entre deux blogs de la même personne <moi-même> comment faire sans risquer l’enfermement et l’asile ; bref je vous propose à ceux qui suivront, un parcours erratique , libre à vrai dire, entre différentes parties d’un même texte (ancien mais jamais bloguié) réparti entre les deux blogs, à lire comme bon semble – je m’étais dit que les liens pouvaient mener de parties à partie mais la technique me fait défaut – donc que la lecture se répartisse comme elle l’entend – c’est encore la meilleure façon d’auto-e vase_communiquer entre « le regard d’Orion » et « les vents de l’inspire« 


la Jocondeempêtré, noyé dans une perplexité sans fin ,

bref dans une impasse ,


il rencontre des groupes apatrides, des espèces disparues et des formules du génome non-explicites

se mêlent à :


les chants perplexes des forêt et les mentalisations des sables s’opposent aux barrages

aux pluies acides des bois-sans-soif

vodka dans le bocal et l’échelle qui mène à lEther


il rencontre des érudits se perd dans les soutes des cargos des détours,

des hommes de loi brisent la chaine du froid


comme des pics à glace ,

qui rient

qui se moquent                              un désespoir incongru,                                   qui du haut de leur boite à sardines lui vendent tous les livres                          qu’ils ont écris ou pas écris,              UTOPIA            c’est un cercle  où milles et cents visages tendent l’arc en X



AURORE boréale                        calotte glaciaire et trou d’OZONE                        boit au bol la voie lactée                anciennement tropique du Capricorne la chèvre est pixelisée et tourne le globe en ARC de cercle                          flèche feu de tout bois les empennages YA  de bambou  shinodake (篠竹?).          ethylisent


une tempête de mots  informe                     jase ,


émet  des hypothèses ,

rêve du TEMPS du Rêve

pointillise les lignes de partage

CACHE

espère ,

le signe directionnel ne prend un sens que s’il est valide, biologiquement

une SYMBIOSE


qui

exclue


ponctue



cette  mystification …



il tend l’oreille …



avoir fait tout ce chemin pour en arriver là, ces déserts , ces gouffres, ces détours empierrées, ce sable des sourires mouvants, ces orchidées écrasées,


rebelle ?,

il pose des

questions ,


on lui répond avec le vent


comme une crêpe , on le retourne ; on l’enfourne dans un chapeau à double fond, et il se gratte le menton , dubitatif

car quand même , il voit bien qu’on se fout de lui, (quand même)




Baissant les yeux il vit que l ‘autre se frottait les mains et se grattait le nez, un œil ailleurs, j’vous dirais pas où , volant entre les fils électriques qui zébraient la ville, caressant les blue jeans moulés des filles et les porte- feuilles gonflés des mercedes surgonflées ,

il se dit bon  je vois bien qu’on est en plein cauchemar et moi pendant ce temps je me fais du mouron, j’en perd mes cheveux qui zébrent la ville  caressant les blue jeans moulés des filles et les porte- feuilles prostrés des cadillacs survoltées


je prend pas le soleil et je me roule pas dans les pâquerettes,

s’en fout la vie ,

Le soleil étincelant, les girls s’habillent de leur vêtements d’ange de soie, agitent leurs popotins multicoulours, les dauphins glissent dans l’eau de l’absolu, la vie proprette cochenille continue ses ravages et le cocon cocoone, le papillon papillonne, les bourgeons bourgeonnent …


© photo Vasil Qesari

Peace ! let live  and get satisfaction (while U can ! ) whales on the beach , breathe wide while surfer bend waves , Jah !