Nuage souffle éclos
dans la ligne d’horizon
moi bordé de collines
toi l’insufflée d’océan
nous dans un même air
les belles dansent  le ciel
haut parsemé d’eau
le vent nous rapproche
dans la condensation
humide de nos yeux

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Pourquoi m’est il impossible de penser sans image d’Épinal que je puisse lier ma vie à une femme, avoir une vie comme tout un chacun et ne pas reconnaitre de limites aux capacités de mon corps, de ma vie et de mon désir. Pourquoi tout doit il être un combat que j’ai perdu d’avance ?

Ce lieu là
a l’entièreté
la texture de la voix
aussi doux
que le chant
des tourterelles
la voie par
laquelle tu
passes
et  dis
je te veux monde
par l’oeil et le corps
vent de ma voile
femme de mon
rêve
C’est qui tu es
là où tu vas
là où tu es
ce lieu est toi
entièrement résorbé
je ne sais
plus être que
cette bâtisse blanche
fleurie et solaire
a fini par l’être
ne peut pas ne pas
l’être la poésie
le son dans
ta conque
que brandit l’océan
te tient
dans sa main

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Le cercle  de vie s’échancre
en nuées qui s’échappent
arrimant le profond tout comme
le grain ultime du solide et
remonte à la surface joyeuse
sur une ligne de basse pure
harmonique et horizontale
fondements émotionnels
du ventre et en appui élargit
l’amplitude puis à la mélodie
de devenir l’oiseau de l’air
survole les brousses en
poussées  éclosions et frondaisons
l’absolu l’ailleurs se posent sur
son front en points larges de sons
et douceur y dépose des fleurs
en ballet aérien de couleurs
ramène un halo de tendresse
libéré des emprises et déployé
s’empare du cercle luminescent
lève de terre haut de bonheur

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ma pensée près de toi

L’éclat tout à la lune
ton visage qui se promène à la nuit
fruits de fleurs
ensemencé aux lucioles
lueurs et diamants
m’emmènent à la lisière
bois et prairie carrés des demeures
qui sont des murs
où tu ne restes pas
tu glisses sur le coton
où il y a de doux arbres verts à l’ombre
de jolies coiffures rouges piquetées
de sourires flamboyants
venus de loin sur le flanc de la femme
lin tissé à ras des courants 1229840_10204494167692334_41618331231933002_n
rire et parlottes
entre deux fosses des mers bordent
les mots du ciel et les nuages purs de la durée
langueur à la jupe longue
se soulève le rythme de ta respiration
le temps est avec toi corde frottée
écho lent
entre deux vagues pousse la poussière
l’or l’indigo le coquelicot
la générosité fraiche de l’eau somptueuse
limpide mais gourmande le blanc
allumé de mèches sur tous les promontoires
de tes jetées orages mauves en drapé
autour des myrtilles mures
sur le bout de ta langue
il y a l’océan posé sur ton corps
aux vents verts
l’éclat de la fleur cueillie que tu porte à ta bouche
posée sur tes cheveux
se confond avec la pluie
souple qui  fond sur ta peau

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corne d’abondance

une seule envie répondre
en senteur comme en épice
l’insubordination  lèche
déglutit en glotte
charbon la corne du ciel
la couleur le frôlement de peau
s’exclame le monde ou l’extase
dévasté l’homme se sent
rouge agit de l’intériorité noire
de la chaleur surplombante
suc rose sur la chair douce
comme une texture de voix
caressants mélanges
d’une survivance édénique
paresseuse dans l’obstination
à se passer du détachement
mais se fondre et se dissoudre
à l’appel du plongeon
couler dans les eaux fraiches
de la sève et du fruit sur la langue

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Partie comme une eau insatiable
pressée par toutes les pulpes
à la dérive de la source
vers l’embouchure Le grand océan
lustré des glissades de ses sables
des brillances humides des résurgences
mammifère hors de la mamelle Terrienne
où se perdre et renaitre
en un mot un seul : paître et se repaître
dans les envahissements
des mouvances de l’émeraude

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Diego Rivera

Comète

Comète pointe
une comète
centre
rompt la vue
rougit  le sang
sanctifie
la pierre passée
le feu
raye et crisse
les éclats
vifs
ou morts des queues
le feu et le rose
le rouge magmatique
soulève
du temps
la lente brillance
de tomber
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L’astre brute hurlant
brulant hors de toute description
retombe sur ce qui repose
d’un claquement de langue sur l’épiderme
soleil  m’a transpiré
éclat noir d’une courte flèche lancée à l’aveuglette
des puits éruptifs des volcans de l’étoile
fureur retombant en soies brunes
sur la métamorphose du pétale
ouvert sur l’éclair et la roche en couleurs
la peau éclose en faisceaux d’horizons
la morsure amoureuse de
la chaleur amoureuse
de la bouffée solaire du globe obsédé
nous est tombé dessus comme un  bronze en fusion
décapant la fleur que l’homme avait tatoué
sur le cœur de la rose indélébile de sa mémoire

m

Matta-evilliante
Matta-evilliante

Le vent chaud cette puissance à déstabiliser le figé osciller violemment par un déplacement qui désormais place l’être dans un sursaut solaire  lui fait échapper à l’ombre, la lumière lui réalise ce qu’il y avait d’illusoire à se croire ligne droite en provenance d’un terreau obscur quand c’est de l’astre qu’il est l’esclave et qu’il brille.

uteK
Via Ute