un bateau est arrivé il sentait bon le cuir et la nuit troublée les odeurs parlaient des dessous de l’océan oui je sais une fine dentelle riait sur le body de la mer et je me suis réveillé en tremblant J’aime ces êtres comme ce paradis de corail à la surface sans qu’elle le sacheLire la suite
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
J’aime ces êtres comme ce paradis de corail à la surface la main dessine des fleurs qui s’embrassent sur la bouche faire l’amour en piaillant jus de citron comme un fleuve de couleur je me noie juste pour voir, juste par plaisir pour mieux voir son visage, pastor sac à dos vers ces grands lacsLire la suite
Rencontre avec Angèle Casanova
Vase communicant. Cela devient un rendez-vous récurrent le premier vendredi du mois, de publier ici une contribution d’un bloggueur amie, une dans le cas présent. Je vous propose, ce mois, de lire un texte d’Angèle Casanova et de découvrir son site « gadins et bouts de ficelles » où vous me retrouverez avec un texte sur leLire la suite « Rencontre avec Angèle Casanova »
Au-delà de la surface contenue, presque sèche comme un marais dans la peinture, il y a ce qui vibre. Ce qui vibre est étrange comme un zèbre dans la savane on dirait qu’il pourfend, est-ce par la vitesse qui devient de plus en plus fine ou par la sédimentation que s’opère ce revirement vers leLire la suite
Comment ne pas être d’un endroit, n’être pas d’un endroit d’ailleurs qui n’existe pas tant il est vide, un endroit, ailleurs, comme voulant tracer une échappée et nier l’apparente profondeur de ce qui n’est que posé. L’appartenance est aléatoire, il ne s’agit pas d’un lieu ni « d’être » en remuant la queue comme si d’avoir pisséLire la suite
Ils sont venus dans un habit noir et ils nous ont pris par surprise j’entends que ce qu’ils ont fait n’a rien à voir avec notre vie imaginons que nous sommes au bord d’une rivière, que le livre est ouvert et parle de deux amours qui riment avec toujours, imaginons que ce soit dimanche etLire la suite
Malheureusement le monde est beaucoup plus vaste si le regard se concentre sur un petit bout qui accroche, parfois saigne quand il y a une continuité et que la cassure provoque une hémorragie, l’attention n’est qu’imparfaite et ne parvient pas à pénétrer profondément. D’où le mouvement et la passation des signes.
Ce qui change ce sont les étendues que l’on sait ouvertes ce qui ne change pas l’espace clos si l’on ne prend pas ce risque on ne peut alors que deviner ce qui se passe derrière les yeux clos ou les rides ou les membres écartés ; les rues et les vides les terrains vagues Lire la suite
Ce n’est pas comme si je continuais à croire dans les anciennes valeurs (elles sont relatives mais je veux éviter le pire). Les effluves et les vapeurs qui expirent des crasses, les vies font des croutes et celles que je croisent sur le trottoir sont celles dont il faut guérir, varices et plaies de nosLire la suite
Extinction…
Vases communicants, c’est comme recevoir une amie chez soi et lui laisser les clés, sorte de couchsurfing artistique ou quelque chose comme ça , et c’est contagieux, une épidémie de vase communicant sévit le premier vendredi du mois et je suis atteint . C’est donc que vous me retrouverez chez mon invité, Marie Noelle BertrandLire la suite « Extinction… »