l’homme que je suis par les fibres de l’arbre l’océan rauque l’envers de mon cerveau le corps de chair flambe dans le ventre une boule de feu quand j’écris ces mots bête à corne de lumière j’habite dans le ciel arc soudain tendu en voiles la queue dans l’espace le néant de l’avant naissance uneLire la suite
Archives de l’auteur : Lamber Savi
Mon rêve au quel je cède marcher tout nu sous la lune me fondre à l’eau de la mer comme dans une femme sentir les étoiles me remonter le corps le soleil tendre la virilité par le ventre par mes yeux exulte et sous les grands arbres me confond à la puissance de l’arche desLire la suite
Bouche de nacre retroussée sur le ventre langue puissante lambi le goût des abimes coquillage ouvert sur l’iode de salive rose de chair pénètre la vague intérieure de la courbe à l’air salve jusqu’aux palmes
Le cri de l’enfant seul face à la fin du temps l’impossibilité d’inverser le magnétisme lignes de la main et les fibres des peaux le gros estuaire s’agit il du corps seul ou une subtilité de la plus grande attache dans le centre des neurones le désordre tourne heurte le plus grand vide en devantLire la suite
Des années en pleine mer à revenir vers la cote sur un tronc de palme au plus près de la réalité crues dans la tête les incantations de Jill Scott des reggaes insensé à fleur de chanvre les postures guerrières de Fatbelly le rythme qui scande sur la pointe des mots enfonce les embarcations deLire la suite
compères au bord du rocher trop près de la mer asphyxié sur le sable agonisant sur le flanc écailles noires comme des ongles de pierre comme des coquilles ouvertes sur la langue de la bouche du rocher qui souffle vers le large voudraient bien remettre à flot le continent
le vent violent a tout ébouriffé tôle par dessus tête les troncs coiffant les coiffes le monde a fini de s’interroger a les yeux de la chouette en plein jour du fauve repu de salade niçoise l’angoisse de l’olive dénoyautée de la tapisserie au stade de la pelote alors une petite voix même pas uneLire la suite
Lorsque l’âme est réveillée en sursaut et que les oiseaux tous en même temps se sont mis à s’étonner chacun dans une langue différente que la langue elle même bruisse du bruit du vent et de l’océan lointain il y manque ce frôlement du corps en déplacement qui lentement par un geste de la mainLire la suite
chaud dans la gorge le soleil rives d’asphalte à l’intérieur gorgées de lumière électrique quand coursent les roues les creusets les hymnes à ras de vol crissent les trains de l’esprit un rictus heurte le plat surélevé du galbe talonnés la plante le doigt l’ongle repris par les lèvres l’invective de la cuisse remonte leLire la suite
coup de sang échaude la respiration ventrale songe de la lune sur des transversales de chair en sens inverse les marées du réveil de l’être refluent les germes dans les poussées du vide partout se dressent les naissances spontanées drue la forêt des vierges couve l’existence