l’homme que je suis par les fibres de l’arbre l’océan rauque l’envers de mon cerveau le corps de chair flambe dans le ventre une boule de feu quand j’écris ces mots bête à corne de lumière j’habite dans le ciel arc soudain tendu en voiles la queue dans l’espace le néant de l’avant naissance uneLire la suite

compères au bord du rocher trop près de la mer asphyxié sur le sable agonisant sur le flanc écailles noires comme des ongles de pierre comme des coquilles ouvertes sur la langue de la bouche du rocher qui souffle vers le large voudraient bien remettre à flot le continent

le vent violent a tout ébouriffé tôle par dessus tête les troncs coiffant les coiffes le monde a fini de s’interroger a les yeux de la chouette en plein jour du fauve repu de salade niçoise l’angoisse de l’olive dénoyautée de la tapisserie au stade de la pelote alors une petite voix même pas uneLire la suite