Comme on dit des œufs quand ils montent en neige sublimés par chaque tension de la mêlée empreinte des correspondances. On a beau extraire la voix / ce qui semble ce mouvement incessant de la ville la gestuelle urbaine monte non retirée de sa matière / de la lumière cafardeuse mais augmentée de la certitudeLire la suite « L’orage, il n’est pas besoin de grand mot pour parler »
Archives de l’auteur : Lamber Savi
focus long
Par la porte rejoignant sans ouvrir la fenêtre les histoires sans nombre qui marchent fermés sans les qualifier dans la rue des gens qui restent anonymes mais parlent dans leur sommeil et écrivent l’histoire dans les rides et s’attablent pour boire un coup ou frappent ou s’abstiennent le soir quand épuisés ils rentrent / elleLire la suite « focus long »
REenact
A l’instant d’écrire on ne reproduit pas les pages et les pages passées au filtre des bancs d’école et des éditeurs, le stylo n’émet pas un sifflement avant de fondre sur la page, un doigt en l’air comme de prendre le thé, les souvenirs affluent ils ne sont que souvenirs autant dire feuilles mortes, lesLire la suite « REenact »
Maintenant (ce que ne dit pas ton nom)
l’en bouche l’en tonoir va ramasser des mots dans ce clin ou seul le blanc de l’œil n’est pas noir. Pousser une porte sur le vide revient à se cacher derrière des livres que l’on ne voit pas, face ou de dos parfois ils bougent et migrent. Cela va de plus en plus vite Lire la suite « Maintenant (ce que ne dit pas ton nom) »
trajectoire opposante
Ce qui t’arrive au monde t’arrive à ce périmètre mouvant l’épi des positions pouls transite Unanime conservatoire des glace sans qu’il y ait d’argent de la laine rouge à foison dans l’intervalle surgit la hâte de l’espace franchissant lavé par les grandes eaux
mots inuits
AUK que la laisse tienne empêchant l’embarcation NARVIK parvient circulairement attenant l’angle cassé du NEZ quand le harpon chasse l’iode léchant le sel la graisse des thons KANUK les moustaches du phoque
Comète & dust
airelle Un jour se promenant auprès d’un bois une abeille chenille en métamorphose et vapeur de jouvence comme ne sachant pas et devinant. Devenant. Sous l’aisselle une grappe une touffe fruits desséchés un gecko des premiers temps quand le fœtus à peine formé attirait à soi les astéroïdes comètes & dust trou noir où fleurissentLire la suite « Comète & dust »
Mélodie de l'aube
Au réveil reçu la visite de Lokenath Bhattacharya Nuit catastrophique réveil troublé clairière attendue douceur de la fougère le ruisseau est étincelant ruisseau désaltérant Mon museau dans l’eau je me souviens il y avait une biche un éléphant patauge ce n’est pas moi qui fait tout ce bruit mais j’ai vu les grenouilles
les poissons
provoquant comme un toréador ce qui n’a qu’un temps est toujours en dessus le présent à fleur de peau a un arrière gout de la mort
Fesses de volcan
Qu’est-ce donc que l’homme, Couvant sous les fesses grandes du monde l’accouchement dans les cieux du sperme d’occident à la conquête quasi spatiale dans l’utérus démesuré de l’imagination. le vieux masque sculpté ancien de ses racines