Tout ce qui fait l’intelligence du monde et que je tente à grand peine de rejoindre , tout cela pour eux est lettre morte , comme si rien n’avait jamais existé, il faudrait accepter et supporter leur regard vide Mais curieusement l’intelligence du monde trempe dans l’humanité de tous y compris de ceux qui s’habillentLire la suite « Ceux-là ne vous voient pas »
Archives de l’auteur : Lamber Savi
l’eau qui coule
Il n’avait pas de parapluie, pas de maillot de bain pas le moindre chapeau et surtout il ne savait pas nager, pas marcher ni rien , il ne savait rien de rien et il lui fallait sortir de l’ombre où il s’était couvert, appliqué qu’il était , non , il n’y avait pas de recetteLire la suite « l’eau qui coule »
arboré
Sur le berceau dans l’aube qui m’a vu naitre il y eut des papillons dans le cou et un serpent qui y cherchait du lait. En ce temps là j’étais fermier et j’avais déjà un tronc et des branches recouvertes de mousses se perdaient dans le ciel. C’est là dans une enveloppe végétale et parfuméeLire la suite « arboré »
bouche ogre et chant volage
Dans la nuit il y a un incendie je vois la reine de la nuit il y a des papillons multicolores ton rouge sur vif et noir en feu de la hauteur perchée il y a des oiseaux dans le feuillage bouche ogre et chant volage camouflage et plante à fleur
Cécité
Pourquoi dis tu que tu n’oses pas ? pourquoi restes tu arrêté immobile dans la nuit et l’air qui tambourine écho de chemins ouverts qui tournent le dos je te vois te détourner d’une foule et je ne te regarde pas pourquoi ne me regardes tu pas ton dos en bas le gros dos pourLire la suite « Cécité »
souspente ou l’autre accroché au rocher
Certains pleurant amarrés à un vieux pieux fiché dans le sol dans le fond marin et recouverts d’escargots autant de mots qui tentent d’en finir avec le corps avec la mer elle même. De notre désaccord j’ai payé par mes refus de ne pas me laisser entrainer par le vague la vague du même auLire la suite « souspente ou l’autre accroché au rocher »
mélangé ou notes contre la connerie ordinaire
Je sais que j’ai du sang noir c’est lorsque je fleuri je pleure je trahi te rattrape à terre JE SUIS I AM je m’oublie je désire je suis comme toi je valse et tous les autres verbes en langue originale lassée d’être originale et qui se superposent pas plus novlangue que pidgin, JE TELire la suite « mélangé ou notes contre la connerie ordinaire »
déshabillé suite
la poussière fait écran du bout des lèvres séisme grandes glandes paradoxales et levée longitudinale à la louche mise en bouche les cuisses au sec versant osé du pot au lait dégoulinant de la soupière tragique De la coquille un peu de nacre le miel est blanc sous la dent huître triste membres et coupLire la suite « déshabillé suite »
jeux matinaux
rappelle moi le désir c’est, j’ai envie de le désir c’est vers quoi mon regard va s’il ne se reconnait pas il s’oublie ou bien il se rappelle ou imagine il se perd suit les traces de Moïse l’orphelin la patriarche les moustaches du poisson-chat au bout de la ligne aux jours de l’osier jeLire la suite « jeux matinaux »
coucher le soleil
tes bras comme moi le toucher d’écume sexe gros œil lèvres groseilles le soir la marée le fleuve par nos pieds