estuary bay

assis sur le rebord de la véranda je regarde le soleil  qui perce sous mes paupières

je soupire et prend le chemin de la baie

la pluie est elle triste et le soleil fâché ?

le mur doucement s’égaille car une plante y fleurit

pinacée

sur le chemin  qui mène au grand cèdre

inquiet de la pleine Lune  je m’agite le popotin

azuréenne

doigts de pieds qui remuent sous le cuir


sur le ventre une mouche marche à quatre pattes

sont-ce les pensées qui agitent les arbres


intermède

perché à la fenêtre

les jambes dans le vide

ma tête est à l’encan

l'autre jour

la pluie de l’autre jour à fait briller les tiges

je t’ai vu sous les nuées d’eau

tout à l’heure la douceur remuait la terre

 

le vert boit les gouttes

sous les arbrisseaux les feuilles font un toit pour l’oiseau

le vent rafraichit la peau

 

mais aujourd’hui  la chaleur flatte le ventre

de la pluie il ne reste rien

du ciel obscurci je ne vois que le bleu

et l’avion  qui va à Tokio

l’autre jour

la pluie de l’autre jour à fait briller les tiges

je t’ai vu sous les nuées d’eau

tout à l’heure la douceur remuait la terre

 

le vert boit les gouttes

sous les arbrisseaux les feuilles font un toit pour l’oiseau

le vent rafraichit la peau

 

mais aujourd’hui  la chaleur flatte le ventre

de la pluie il ne reste rien

du ciel obscurci je ne vois que le bleu

et l’avion  qui va à Tokio

profiterolles

I confess that i stray in her eyes
Nite_ n’roll
last night I was watching your skin and the painter suddenly drew your picture on your back
alive the lines gave me the thrill , made me want love and beauty


so I stray in words trying to get off the mist of my sleep


In that sleep of my dream is an island where strange words remind the turn of the wheel
I draw nearer to that soul of her eyes and  try to go through these clear waters of hers splashing on my knees as I drink the surface of her thin sheet
her skin forbids but her eyes let her breast open un trait circule entre l’envie dans le détroit du chemin
le cercle m’assène cette folie
de pierres mon regard ne voit que l’eau et agite la pureté du nénuphar dans l’argile de l’oeil ,
tendre et tendu c’est l’agitation sans souffle qui laisse aller la puissance du non-dit tout à coup montent les mots et éclaboussent
de loin l’ongle de mon rêve touche l’écho des poèmes le noeud à l’origine du monde, noir de suie
encre ourdie des nuits de froid

la trace le chemin

mais maintenir l’ébouriffement

soi et le chemin

support terrien

continue à la trace le chemin

#songlines*

espace

est ce une feuille qui regarde sa branche
un papillon qui nargue sa chenille
ou l’inverse ,

ou est ce l’espace entre eux deux

seulement l’espace ,
qu’il faudrait considérer


ce pourrait être aussi
ce qui dans l’un et l’autre renvoie
de  l’un à l’autre
ou dans cet un
ce qui est en avant de l’autre

l’un en dedans ou le prévoit

Shitao

Asmarandana degung

Ainsi Montagne et Eau sont perçues non plus comme des éléments partiels, opposés et figés : ils incarnent la loi dynamique du Réel.

A travers la pratique picturale, l’homme cherche son unité, en prenant en charge le Réel ; car l’homme ne peut s’accomplir qu’en accomplissant les vertus du Ciel et de la Terre dont il est doué. L’idéal vers lequel tend la peinture chinoise est une forme de totalité : totalité de l’homme et totalité de l’univers, solidaires et ne faisant qu’un.

… Aller au bout de la nature des êtres et des choses, c’est se Joindre en Troisième à l’action créatrice et transformante du Ciel et de la Terre.

© François Cheng , vide et plein, Seuil