les entendant je caressais l’arbre dans la cour et fit quelques pas, illuminé de ces derniers vers en lune, ils résument tout , et le torse tendu mes pas sautant rejoignent le chemin effacé, cette draille recouverte de buissons épineux , de pierres brise pieds, les sabots torrent et l’attention qui gronde
l’autoroute et les arches bétons ondulaient pourtant à coté , à deux pas, entre deux
juste à traverser, désopiner la ligne blessure
la voie est une faille
et la mer pleine immensément en répons d’une même lancinance, également veine
mais la femme regardait de ces yeux parole et s’enfonça dans la forêt , moi sur la plage , voyant cela, je pris mon ouverture et mes yeux apprirent
belle au sang
mélodie les nuages fleurissent en dessus de nos têtes, la voix de Cathy Jordan du groupe « Dervish »
comment
quand le ciel s’enveloppe de la tristesse apparente le monde comme un manteau de pluie , quand les arbres déchirent les élancées fragiles et s’écroulent dans les mousses qui les recouvrent ,
que les étoiles se plient à danser des pas filants en tous sens , à bout d’espace , incohérents dans un feu comme glace
le rythme trop rapide et les barrières de griffes ne permettent plus mon corps sans autre que dormir , l’ambre épuisée ,
l’orage dans la vue ne me permet plus que courir , peut être est ce blizzard qui gronde ou mon totem d’ours là haut c’est mis à ronfler
en renflouement
je me sens triste et loin ce havre mour qui nourrirait
lance à grandir
une tristesse indicible enlève le gout de parler
ramène à la douleur première
nuit de se sentir ce nuage
ne me ramène que le silence et non le corps
cache d’ombre dans les vapeurs que le soleil éclaire
corps et lueur me saliveraient
saluerait mon désir
acharné
à vivre
et enfin je te verrais
sourire
et offrir l’eau
la soif serait épuisée
et nous
allongés
non pour un pot aime une ésie ou autres mots
mais un repos
qui saluerait le sommeil
tant de tensions passées à attendre
en vain que les muscle se détendre
de se défendre
l’esprit côte à côte s’endormirait
belle
le repos de peau
belle au sang
mélodie les nuages fleurissent en dessus de nos têtes, la voix de Cathy Jordan du groupe « Dervish »
comment
quand le ciel s’enveloppe de la tristesse apparente le monde comme un manteau de pluie , quand les arbres déchirent les élancées fragiles et s’écroulent dans les mousses qui les recouvrent ,
que les étoiles se plient à danser des pas filants en tous sens , à bout d’espace , incohérents dans un feu comme glace
le rythme trop rapide et les barrières de griffes ne permettent plus mon corps sans autre que dormir , l’ambre épuisée ,
l’orage dans la vue ne me permet plus que courir , peut être est ce blizzard qui gronde ou mon totem d’ours là haut c’est mis à ronfler
en renflouement
je me sens triste et loin ce havre mour qui nourrirait
lance à grandir
une tristesse indicible enlève le gout de parler
ramène à la douleur première
nuit de se sentir ce nuage
ne me ramène que le silence et non le corps
cache d’ombre dans les vapeurs que le soleil éclaire
corps et lueur me saliveraient
saluerait mon désir
acharné
à vivre
et enfin je te verrais
sourire
et offrir l’eau
la soif serait épuisée
et nous
allongés
non pour un pot aime une ésie ou autres mots
mais un repos
qui saluerait le sommeil
tant de tensions passées à attendre
en vain que les muscle se détendre
de se défendre
l’esprit côte à côte s’endormirait
belle
le repos de peau
Aimé
« au matin rouleur de la première force de la première épave de la dernière aurore
nos dents feront le bond d’une terre en haut d’un ciel de cannelle et de girofles
tu ouvriras tes paupières qui sont un éventail très beau fait de plumes rougies de regarder mon sang battre
une saison triomphante des essences les plus rares
ce sera tes cheveux
ballant au vent puéril la nostalgies des longues canéfices«
( © Aimé Césaire, Antipode, in « cadastre », seuil )

© L S, exote, 1997
la tourmente Césaire me frappe, moi , Aimé sur la rive , mais le monde qu’il chante, la vision de l’homme qu’il appelle/interpelle est peut être moribonde , morte , pour ainsi dire , tuée, et que l’oppresseur , lui bien gras et bien portant , kosar renégat rend visite heureux d’en avoir fini , clown d’un revers de manche fait s’envoler les squelettes des colombes , plumes atomisées et épines au bec
portant à bout de bras notre mort …. nègre tu reviens en brume danser le pays natal comme une promesse de remonter le fleuve, au beau son d’une flute qui fleurte avec le diable et chante les amours face à face
retour au pays natal , rebelle le charnier des rêves , mots monde de notre fierté .
Aimé
« au matin rouleur de la première force de la première épave de la dernière aurore
nos dents feront le bond d’une terre en haut d’un ciel de cannelle et de girofles
tu ouvriras tes paupières qui sont un éventail très beau fait de plumes rougies de regarder mon sang battre
une saison triomphante des essences les plus rares
ce sera tes cheveux
ballant au vent puéril la nostalgies des longues canéfices«
( © Aimé Césaire, Antipode, in « cadastre », seuil )
© L S, exote, 1997
la tourmente Césaire me frappe, moi , Aimé sur la rive , mais le monde qu’il chante, la vision de l’homme qu’il appelle/interpelle est peut être moribonde , morte , pour ainsi dire , tuée, et que l’oppresseur , lui bien gras et bien portant , kosar renégat rend visite heureux d’en avoir fini , clown d’un revers de manche fait s’envoler les squelettes des colombes , plumes atomisées et épines au bec
portant à bout de bras notre mort …. nègre tu reviens en brume danser le pays natal comme une promesse de remonter le fleuve, au beau son d’une flute qui fleurte avec le diable et chante les amours face à face
retour au pays natal , rebelle le charnier des rêves , mots monde de notre fierté .
Nathalie Riéra sur le grand fleuve
Un grand merci à Nathalie Riéra qui me livre de nouveau une place dans sa revue et présente ce texte ‘ »le grand fleuve »
comme un chemin) de sable et de pierres qui mène à l’entre(pas 
© photo L Savigneux
…Dans Le Grand Fleuve, le cœur du poète est une terre de voyelles et de consonnes bousculées. Inlassable terre de nerfs où le bleu trop clément et le clair trop raisonnable ne s’interpellent pas, refusent la noce, afin de combler le désir du poète, et qui est : que la terre soit chant.
Chant libre d’une voix qui se consume de sa plénitude et de sa détonation jamais interrompue.
Des éclairs de vert et de vermeil dans la mélopée pour au mieux dire l’homme : ses utopies quand elles lui sont bienveillantes, ses rages quand elles sont de le porter vers ce qu’il a en lui de plus effondré et de plus éminent, et ses empathies les plus fraternelles »….
©Nathalie Riéra
(lire la suire sur http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com)
Nathalie Riéra sur le grand fleuve
Un grand merci à Nathalie Riéra qui me livre de nouveau une place dans sa revue et présente ce texte ‘ »le grand fleuve »
comme un chemin) de sable et de pierres qui mène à l’entre(pas 
© photo L Savigneux
…Dans Le Grand Fleuve, le cœur du poète est une terre de voyelles et de consonnes bousculées. Inlassable terre de nerfs où le bleu trop clément et le clair trop raisonnable ne s’interpellent pas, refusent la noce, afin de combler le désir du poète, et qui est : que la terre soit chant.
Chant libre d’une voix qui se consume de sa plénitude et de sa détonation jamais interrompue.
Des éclairs de vert et de vermeil dans la mélopée pour au mieux dire l’homme : ses utopies quand elles lui sont bienveillantes, ses rages quand elles sont de le porter vers ce qu’il a en lui de plus effondré et de plus éminent, et ses empathies les plus fraternelles »….
©Nathalie Riéra
(lire la suire sur http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com)
expo chez sendra
expo chez sendra
femmes peintres
Anne Madden , peintre irlandaise , Icare, l’immensité , le paysage , la nature comme une immense lumière matière ,
Anne Slacik , la nature plus réelle , dans sa matière mais aussi sa forme , plus tangible mais tout aussi puissante
Nurcan Giz , peintre de l’espace , le bosphore , l’ouvert et le fermé , au dela de la structure staëlienne aujourd’hui obsolète ,
que de perspective ouverte à la peinture large , ouverte , libérée et dense comme ce qu’il nous reste du monde …
des hommes aussi bien sur , plus tard …




