poemAmina

nouvelle version d’Amina sur

le regard d’Orion

Amina, c’est le nom que je te donne , sa farine touche à toutes les rives, je n’ose les dire,

la peau s’éclat soie noire comme nuit au soleil, elles pourraient disparaitre,

ce n’est que fruit et fleur
abeille mutine à rive d’elle
une carte marine charme
sombre la profondeur océane

les plis de la bouche touchent au bord de l’ébène

cœur mûre et l’œil serré quand je croise tes yeux, la peau brune les veines d’un noir bleu de lave
lisses
tes cheveux ramenés comme deux mains saisissent le ciel………..

Amina

Amina, c’est le nom que je te donne , sa farine touche à toutes les rives, je n’ose les dire,

la peau s’éclat soie noire comme nuit au soleil, elles pourraient disparaitre,

ce n’est que fruit et fleur
abeille mutine à rive d’elle
une carte marine charme
sombre la profondeur océane

les plis de la bouche touchent au bords de l’ébène

cœur mûre et l’œil serré
la peau brune
les veines d’un noir bleu de lave

lisses
tes cheveux ramenés comme deux mains saisissent le ciel,

geste alangui,
ce rouge carmin s’accorde à la pigmentation ,

isthme
le ciel déferle
bleu
profond comme la mer
rouge
fébrile ou tes vagues

murmurent

séisme,

entre les émeraudes qui te sont seins

azur

opale

retombe la courbe en frisson

tes doigts,
presque en frôlant se joignent, éparpillent le parfum

la magie rose et âpre violette mendiante de la journée

tu viens
luisante dans le réson, unissant ton et son

tienne
au jour Je vais puiser dans ce désert de poussière sale et équarri de bruit,

un coin de chaleur entaille le malheur, illusion et connivence
ta beauté,

féminité

homme
je vais creuser l’eau pour épancher la soif
la douleur sèche est raison
et je m’en vais chercher guérison,

les affres du vent

gué ou déraison

Amina ,
ce bref instant s’épelle de toutes les voyelles,

sève et âme, murmure et appel définitif,
salve douce et eau qui gronde,
staminal comme étamine.

© L S 2006

belle au sang

comment
quand le ciel s’enveloppe de la tristesse apparente le monde comme un manteau de pluie , quand les arbres déchirent les élancées fragiles et s’écroulent dans les mousses qui les recouvrent ,
que les étoiles se plient à danser des pas filants en tous sens , à bout d’espace , incohérents dans un feu comme glace
le rythme trop rapide et les barrières de griffes ne permettent plus mon corps sans autre que dormir , l’ambre épuisée ,
l’orage dans la vue ne me permet plus que courir , peut être est ce blizzard qui gronde ou mon totem d’ours là haut c’est mis à ronfler

en renflouement

je me sens triste et loin ce havre mour qui nourrirait
lance à grandir
une tristesse indicible enlève le gout de parler
ramène à la douleur première

nuit de se sentir ce nuage
ne me ramène que le silence et non le corps
cache d’ombre dans les vapeurs que le soleil éclaire
corps et lueur me saliveraient
saluerait mon désir
acharné
à vivre

et enfin je te verrais
sourire
et offrir l’eau
la soif serait épuisée
et nous
allongés

non pour un pot aime une ésie ou autres mots
mais un repos
qui saluerait le sommeil
tant de tensions passées à attendre
en vain que les muscle se détendre
de se défendre
l’esprit côte à côte s’endormirait

belle

le repos de peau

vert à l'or

chaleur africaine

robe en cercle

cerne

l’opposition féconde

à l’ombre l’oeil distille

mangues

raisins

myrtilles

la légende s’étincelle

les particules rêvent

vert

dans le feuillage à l’or .

oioioo

oioioo

zozios caracolent et piaillent

sol

feu brûlant et l’ombre si fraîche dans un démélé de ronces

surgit l’églantine

si elle pique la tige ébrout la fleur

aurore tyrrhénienne cimes les pétales en couronnes

moucheté d’or
coeur all

l’oisillon ébloui apprend la douceur

©L S, 2005

cabane si peu sure quand rode la rousse et menace l’ortie

renarde en pointe

tu rues et sues la branche écriture

orchard et soif

murale sonore

or

et ombre la violence cachette

corpuscule effort

sèment

disséminent les griffures du temps

sombre offertoire rompt vers l’influx

jonction tendue en tige al sol

Hennir

traces pourpres reluisent dans le jet de la mémoire , s’enchaine dans une perception du mouvement , le rythme ne calme pas l’attente , il remonte le temps et frappe la terre comme un retour et retombée danse et piétinement , tu te prête à la vitesse , aux ailes de glaise le roc dur est envolé , la brisée de rive en rive , le pas est accordé à l’oiseau, le vert terre remémore, ce vent ondé raconte l’exode et le rêve de puissance, accroché à l’euphorie du dépassement

© L S, 2007, caballo

caballo, pelisse le vent à dos de jambes chamanes

os sur roc
les montagnes dévallent en fracas le hennir
et gémir la queue en éclair comme zèbre

je me souviens cul sur dos je défiant la beauté à dos d’étalon la folie stellaire et les constellations muscle comme avalanche c’est le galop une transe ou perce à ruade la montagne dans l’oeil complice on croit enfin voir , la force en rut se prête se passe en une alliance aller entre ciel ailé et le poumon en globe le monde en un trait enfin perçu

c’est la foudre qui répond

le cheval lui te regarde , étonné

surhomme qui se laisse dépecer par le feu, aveuglé

transpercé , sang lance

à terre, pour ce qui n’est qu’un jeu , hors de portée

autre nom offert à la fierté millénaire
l’herbe semble crier un accord et la laine recouvre comme steppe les montagnes,
la vie libre se décide en galop et apaise le temps

humer l’air
humide brume

pour ainsi dire l’herbage est prélude au jambage

je tremble de l’écho du tonnerre et orage la mesure de la vastitude où paître

le Temps

sans prise décline et l’oeil conte l’auvent d’une forêt qui sans entrave se choisit lieu de broussaille comme hêtre

chamaille ton rire plissé tissé

nir


fendre doux le sourire l’ironie sur-homme dans le vertical

est-ce baiser de sel simulacre au crin à galop fou sur la terre sans fin

c’est du fond des âges les os brandissent disent le son
résonne sur la peau

le bois de rose se pousse en creux

les enclos de tâches ocre nef et noeuds

crinière rousse comme femme

cheveux caballe, grive houle, poivre grêle

et l’allure haute cède devant l’abrasif d’une nuit de foudre

est ce baiser ou bocage libre déserre la terre sans faim

© L S peau, 2003

et un jour à Sligo, l’herbe étendue en plaine sur la pierre qui concassée en murets te faisait une robe tachetée comme un parquet de fleurs , ambre violette car le ciel illuminé en cavalcade grise renvoie cette illusion d’une peau tendue si douce et si rugueuse, tourbe hagarde, lumineuses efflorescences les nuages prouvent que l’air dévale comme cheval ivre et enroule le monde en manteau l’ire au vent.

frisson vague

la chaleur

au frisson vague
le visage
haut
dit cette plume de l’airvu dans le ciel
qui

rouge

les cheveux roulent d’une corde douce
tressée d’un vœux millénaire , jamais accompli
l’Amour ce mot orage déverse et brule ,

non ,

l’A que je poursuit comme libération ,

reconnaissance
ambre comme rasade
nerf
de la brulure

brisure

sans laquelle je ne suis

plutôt moi
et que je fuis

suis-je

presque île dans le désert bleu de ce ciel qui court, dévale océan
te recherche sans route

il est toujours une heure quelque part ,
à un moment
et c’est l’heure

où je pense à toi écris crin et rire ,

pour moi

selle du pacifique car ce mot l’aime vagues et flot

beau ciel qui enrobe ,

vois
le beau visage

noir , bleu ébène plombe comme en survol un rêve

sourire comme jointure

aux mots c’est cette envie qui pointe

et trous que je brille dans mes yeux bois
bouses en lisant les mots , ce tien visage inconnu j’en trouve les traces quand crache la mer

onde écume

les cheveux soie sable

grain fins de tes peaux sont roulade et chaleur au frisson ,

et que je fuis
flute en ut que je ne retrouve que dans le désert bleu de ce ciel qui court, dévale l’océan à ta recherche sans doute

en terre innée

en état de guerre pétillante ,
altitude guerrière

la paix ,

D

dé-

terminée

dé-

terre-

minée,

M

innée