Que redoutez vous ? les mots sont juste des sons et quand je les dis ils n’ont aucune résonance et ne pénètrent pas, Pourquoi regardez vous dans le vague avec cette acuité ? le corps et l’images sont crispés, non pas qu’ils bougent mais ils se tendent et s’ils sont détendus la présence est angoisséeLire la suite « Acuité »
Archives de l’auteur : Lamber Savi
La pluie vive de l’automne aiguise les troncs de la forêt Le feu d’argent se démène la rivière reste dans son lit Lézard se prélasse au soleil lézard se cache dans un trou l’éveil n’est pas donné à tous l’éveil suppose de se lever tôt Elle s’en va chercher de l’eauLire la suite
Neige froide dans les lointains dans le train du thé chaud dans ma tête la pluie bruine
eau troublante
la trace qu’elle est la trace les jours et des beautés la pierre miroite mène où la main a caressé le grand corps de pierre l’eau troublante la sève de la fleur il suffit d’un regard pour superposer les choses
Origami
(Lettre à Megumi) Je te regarde, je suis si mélancolique et je te vois pensive. les yeux perdus dans le vague. Tu es de ce pays que j’ai regardé de mes yeux émerveillé d’enfant, ce pays de bambous de papier et de cerisiers, ce pays du grand calme et de la fascination bruyante. Un songeLire la suite « Origami »
Même noire
Astre Lune même noire je lève les yeux fondée au blanc te songe la courbe je scande la ronde j’aime te voir nénuphar nimbus l’ovale la tendre te prendre pour eau et rire
Si une lune
des corps de lumières la nudité est tombée massif comme la nuit un rythme lourd en corolles Papille de pluie lessive de paille jet de lait cru sucre du firmament Or de deux doigts fins Lune que j’aperçois au pas de ma porte
un chat
la lune me dis que tu es un chat, dois je te voir comme les moustaches d »un chat les mains défaites les deux yeux la marche souple
Lune élue
le silence est si lent quand il tombe se recueille à joie la bénédiction
comme des crépuscules comme en plein jour
Mais surtout nimbée le soir sur le mat blanc le cygne la lune soufflée entre les bois sombres elle pleure bleu brillance du noir ou l’ange main grains de lune il faut descendre plus bas que les seins je les aperçois glisser plus encore à l’eau dans le corps mis à la blancheur mate etLire la suite « comme des crépuscules comme en plein jour »