j’aime te voir le matin quand tu passes dire bonjour ma nuit m’a aidé à tisser les fils tu es aube dans ce commencement la mer ce poids du ciel le fruit des chairs pleines cette immense lumière
Archives de l’auteur : Lamber Savi
Nuées noires (remix)
La décharge quand sombre il n’y a pas de port Les nuées d’oiseaux en criant à hauteur de cette barre de neige vers ces fumées ce charbon qui fond avec la mer Dans l’entre-deux-rives l’eau est glaciale dans la cale au fond de la mine les migrants noyés engloutis le nègre scat hurlant BarquesLire la suite « Nuées noires (remix) »
Embryon pour le théatre : l’eau est plastique
L’eau est plastique (day one) Devant un lieu qui semble appartenir à un passé très lointain mais qui se révèle être la transformation de ce qui s’en va et nous arrive en pleine gueule issue à la catastrophe de fil en aiguille on en est arrivé là La femme sur un matelas pneumatique lugubre commeLire la suite « Embryon pour le théatre : l’eau est plastique »
between day one and day two (3)
J’aboie, je bois je, j’abjure à la grande illusion qui me fait voir le monde comme un grand verre d’eau, à moitié vide à moitié plein, la paille violemment ancrée dans mon iris poutre qui flotte sur l’eau et les quatre mondes de la transformation nécessitent la diversité , éboulement vital que je ne voisLire la suite « between day one and day two (3) »
Gravir (day two)
Le monde est un tronc qui s’enroule d’un geyser que les forces d’en bas activent pour fuir devant le vide Tomber, il s’agit peut-être de ça (pensif) si l’on y réfléchit un tant soit peu tomber la tombe Un temps) J’étais près de la mer, j’ai longtemps médité près de la mer j’aimais lesLire la suite « Gravir (day two) »
L’eau est plastique (day one)
L’eau est partout, le monde est entouré d’eau comme saturé d’humidité « ça »règne en maitre et il n’y a plus de poissons ils sont morts étouffés par l’azote le chlore et la remontée des grands fonds. Petite il y avait les dauphins les baleines le corail et sur la cote le cormoran des nuées de mouettesLire la suite « L’eau est plastique (day one) »
Il ne faut pas être trop intelligent de manière à ne pas être tenté à laisser sa main là où elle est l’œil critique à l’affut de l’écart quand seul a de valeur le lissé de l’eau sur le filtre de granite
Poète assis, après avoir beaucoup marché, regardant le monde fatras transversal du grand passé à l’avenir diffus, face à une terre qui s’éparpille couvrant le masque sculpté, entre les fentes qui sont les rides, rien n’est dit ou tout Vêtu d’une question , je marche . Haute est la nuit , et sans paroleLire la suite
J’ai ouvert un carnet (que j’avais refermé) j’ai jeté des mots sur le papier (et) des signes cabalistiques une euphorie de traits mille volts et des gouttes de couleur absorbent l’irisation de la carte C’est alors que mon œil s’est emparé du compas tracé un cercle lent déchiré le sparadra est tombé dans l’eau du Lire la suite
C’est mon monde c’est ma maison Y’a pas de trous de taupe dans ma pelouse Je me mouche Y’a pas de crotte au bout de mon nez je secoue mes chaussures une graminée déchire la toile d’araignée me fais pas croire aux gouttes de rosée Y’a de l’ivraie dans le matin tous les chemins lesLire la suite