nuages, fleurs du ciel clair

Cathy Jordan: Vocals, Bodhran and Bones

Cathy Jordan

Cathy is a native of Scramogue, Country Roscommon now living in Sligo. Her love for traditional singing was instilled at an early age especially by her father. Cathy began singing publicly at all kind of Feiseanna and concerts as a child. In later years she took to performing a wide range of material as a solo performer in the midlands. In the summer of 1990 Cathy met informally with Dervish and was shortly afterwards asked to join the band.
Her performances with Dervish have thrilled audiences and sparked off attention right across the board. It is no exaggeration to say that Cathy is regarded as one of the finest traditional singers in Ireland today.

http://www.dervish.ie/

http://www.rambles.net/dervish.html

tierra sin mal

Raul Barboza*sur esprits nomades

« Chaque fois que sortent de mon accordéon les notes d’une mélodie, ce n’est pas seulement d’une mélodie dont il s’agit. C’est comme s’il s’agissait du début d’une histoire, un silence est comme une respiration, un repos…, un accord peut exprimer un sentiment d’amour ou de peur. De mes ancêtres j’ai appris à faire en sorte que l’accordéon devienne la continuation de mon esprit qui n’utiliserait pas la parole comme moyen d’expression. De mes ancêtres j’ai aussi appris à écouter les diverses voix de la nature : le chant des oiseaux, le galop des animaux, le souffle du vent, les trains qui passent dans leurs fumées et qui soufflent en grimpant les pentes, des foules qui bruissent et rient…  »
© esprits nomades


Un cri de paix

Tu ouvres ce soir des yeux merveilleux
Tu regardes les hommes, la terre, la vie
Tu as des yeux sur tout le corps
Ta bouche regarde, tes poumons aussi
Tes mains ouvrent cinq paires d’yeux
Ton ventre ton sexe tes pieds
Par la la vue prennent possession
De l’écorce somptueuse du monde

Ton destin regarde. Tu veux tout voir
Tu veux être pierre avec les pierres
Arbre avec les arbres
Rossignol avec les rossignols
Humains avec tous les humains.

(…)
© René Depestre, rage de vivre, seghers

© L S, 2001

Aimé

« au matin rouleur de la première force de la première épave de la dernière aurore
nos dents feront le bond d’une terre en haut d’un ciel de cannelle et de girofles
tu ouvriras tes paupières qui sont un éventail très beau fait de plumes rougies de regarder mon sang battre
une saison triomphante des essences les plus rares
ce sera tes cheveux
ballant au vent puéril la nostalgies des longues canéfices« 
( © Aimé Césaire, Antipode, in « cadastre », seuil )

© L S, exote, 1997

Aimé , tu as grisé le monde comme on dit dégrisé , la force de la terre et du fleuve t’accompagne,
toi l’ouvreur , la machette qui rompt l’entrave , je te dis bon vent vers toi, l’homme, bon vent vers l’autre rive , ton retour vers l’Afrique de toujours, la vague de tes veines
le grand pâtre retourne les vents qui lui font remonter la grande eau ancestrale,

je le vois dansant au gué des tambours royaux du retour, riant de se voir enfin réuni, et nous, libéré des entraves, de notre grotte, les mots ont fini par Aimé,

là souffle le vent …….

la tourmente Césaire me frappe, moi , Aimé sur la rive , mais le monde qu’il chante, la vision de l’homme qu’il appelle/interpelle est peut être moribonde , morte , pour ainsi dire , tuée, et que l’oppresseur , lui bien gras et bien portant , kosar renégat rend visite heureux d’en avoir fini , clown d’un revers de manche fait s’envoler les squelettes des colombes , plumes atomisées et épines au bec
portant à bout de bras notre mort …. nègre tu reviens en brume danser le pays natal comme une promesse de remonter le fleuve, au beau son d’une flute qui fleurte avec le diable et chante les amours face à face

retour au pays natal , rebelle le charnier des rêves , mots monde de notre fierté .