Neruda

Pablo NERUDA , en voici un magnifique chanté par Paco Ibanez dont la voix aussi est envoutante et que je trouve proche de celle de Yupanki , différente mais proche ,

la musique atteint là un pic dans la mélancolie amoureuse , et je ne peux écouter cela sans pleurer des fontaines surgies des profondeurs de mes veines en strates rocheuses , l’émotion retenue depuis les montagnes sacrées de mon âme , altitude de pentes neigeuse cristallisées , ravins en effondrements insondables , glaciers de lave d’amour contenu , profondeurs de l’être aux accents vertigineux , oeil perçant de cet aigle aux ailes en étendard de la liberté condor de l’exaltation aux plumes nuages vapeur de mon coeur ; au loin si proche fondent en sanglots avalanches vers l’ébleuissement de la mer qui m’appelle de toute sa ferveur passionnée.

Pablo Neruda

Chillida

lo profundo es el aire et CHILLIDA

lo profundo es el aire … ce vers de Guillen a inspiré le grand sculpteur, voila un prélude à une plus grande note sur chillida à venir , au même endroit , gure aitaren etchea , littéralement « la maison de nos pères », d’ou le « surnom » de mon atelier

MIKEL LABOA

la forêt martellée au frisson

( xoriek)

Xarma eta harridura azken unera arte gordetzen dituen komunikatzaile mitikoa dugu Laboa; distira, transgresioa, identitatea eta modernitate herrikoi hurbila darizkio bere lan orori eta, oraingoan ere, kantu berriak biltzen dituen disko honetan, intuizio berdina topatzen dugu: alde batetik, txorien mundu oniriko, metaforikoa, eta, bestaldetik, bere oinarri zein inspirazio iturri izan diren hainbat autoreri eskainitako omenaldiak (Joyce, Billie Holliday, Brecht, Brel ).

comme disait Anna Moï, laissons les langues intraduites on y comprend tellement d’autres choses , c’est mieux comme ça , non !

( james joyce in memoriam)

le grand chanteur basque puise aux profondeurs fissurées de la voix et de l’abri antédilluvien , arrache aux sonorités abruptes et rêveuses la plus grande modernité ,

homme se dressant aux rochers vers l’océan au ciel de l’avenir, il parle à tous des chemins de l’imaginaire entrevus , comme Benat Achiary , à qui ma peinture et mon amour de la poésie doit tant, comme Chillida qui du haut de sa terre abordait à tous les archipels de l’intelligence humaine , la poésie et les éléments .

Il trace une voie et redonne voix à Joyce, Brecht, Brel et Billie Holliday, Atahualpa Yupanqui, Bernardo Atxaga, Joxe Anton Artze) en remous oniriques sonner toutes les langues au trajet vocal de son .
(negua , ) les chansons que je préfère sont trop longues , hélas ! à voir sur le site de elkarlanean http://www.elkarlanean.com

rené Depestre

Le matin le soleil radieux et l’esprit embrumé par une nuit insomniaque j’ai poussé la porte de la librairie et acheté  » rage de vivre » les oeuvres poétiques de René Depestre , cet autheur haïtien si envoûtant dont je connaissais surtout la prose ,
mais un coup d’oeil à ses poèmes m’a suffit pour m’emplir de la parenté poétique, du lyrisme merveilleux des antilles dont je me sens si proche ,

pris au hasard:

le vol du colibri

« toute femme quelque part est
fille de la mer et du vent.
toute femme sait confier
le sang de l’homme
à la fureur marine de la vie.
toute femme au lit d’amour
sait donner à l’allégresse de l’homme
la légereté du colibri. »

(la poésie) serait la troisième rive, celle où personne n’attend son cours/ sans consolation ni gué de passage
un fleuve dont les eaux fertilisent les rives de nos vies, une rivière venue de nos lointains amonts, dont le cours nous entraine aux estuaires du temps. il est le nautonier de nos plaisirs en archipel. ( extr. de la préface)

Raymond Alcovère

le blog de Raymond Alcovère

«  comment peut on apprendre à se connaitre soi même ? par la méditation, jamais, mais bien par l’action.«  ( Gandhi)

cette phrase raptée sur le blog de Raymond Alcovère correspond tellement à ce que je pense en ce moment que je voulais absolument la mettre par ici,

les carnets indiens sont illustrés de façon extraordinaire par les photos de nina Houzel que j’ai mis en lien chez moi car son regard est fabuleux de vie et d’aptitude à capter la faille dans le mouvement du temps qui enserre les hommes dans l’espace de leur pas,

Raymond Alcovère rejoint par les mots, les couleurs la musique et l’espace des oeuvres peintes , rencontres fabuleuses aux sens où l’imaginaire de l’écrivain devient une passerelle vers l’en-dit du peintre , les sensations, le pressenti, l’envahissement par les sens trouvent une coulée naturelle dans la pente des mots. bienvenue donc chez Zao wou ki , paul Klee , Cézanne…

j’aime cette tentative de vibrer en mots sur le visuel , tout un monde qui s’ouvre en corps de l’oeil et c’est le langage qui devient monde par d’étranges traverses , c’est bien a magie de la litérature , est ce le bon mot ? On s’échappe par là et découvre une contrée inattendue, boisée, pleine et vibrante.

on se retrouve en boucle par où Gandhi nous avait introduit , l’agir , le mot , le geste nous crée en mouvement plus surement que l’attente qui mange ses pas vers un autre voyage , qui a d’autre vertus, sans doute , immobile.

( Gandhi a été une de mes plus forte rencontre , par le texte bien sûr , car l’étoffe du sage est calée dans l’humain au dimenssion de la vérité incarnée au gestes du jour , de l’erreur et de l’effort.)

Le peintre KIMURA


le peintre planté dans son corps et axé par le regard est projeté sur l’immensité cosmologique du figuier, monde en soi , où le peintre cherche à voir

qu’il cherche à dépasser
absolu de lumière. Le peintre est là complètement immergé dans l’univers

Kimura

le peintre KIMURA

le peintre planté dans son corps et axé par le regard est projeté sur l’immensité cosmologique du figuier, monde en soi , où le peintre cherche à voir,

qu’il cherche à dépasser,
le peintre est là complètement immergé dans l’univers ,

J’aime cette idée et la photo rend cet absolu de lumière.

ça-ï


marilis orionaa (ça-i)

marilis orianaa ,la vahiné des pyrenées et chanteuse béarnaise, chante la langue gascogne avec force et tripes

Tanella Boni

tanella Boni, ta peau est fenêtre d’avenir

Tannella Boni est philosophe et poète , native de Cote d’ivoire elle témoigne contre la guerre et cherche à redonner vie et fierté à l’afrique son continent. elle est une grande voix et me rappelle en cela cette admirable cinéaste sénégalaise Safi Faye ( « mossane ») qui veut célébrer les beautés de son continent. Tanella Boni fait partie de ses artistes africains qui prennent à bras le corps les problèmes et les beautés, la spécificité de l’être africain;

ode à la beauté de la femme noire sempiternelle , en un mot à une humanité retrouvée qui puisse enfin vivre en amont d’elle même.

Ntozake SHANGE

La parole nous lit aux lianes chantées aux cordes vocales

Ntozake SHANGE nous nous dit ce qu’est poète :

« people keep tellin’ me to put my feet on the ground
I get mad and scream
there’s no ground/
only shit pieces from dog horses and men who don’t live anywhere
they tell me, think straight and make myself somethin’/
I shout and sigh / i am a poet / I write poems /
i make words cartwheel and somersault down pages
outa my mouth come visions distilled like bootleg whiskey
/i am like a radio but i am a channel of my own
i keep saying i do this an’ people keep asking what i m gonna do/
what in the hell’ s goin on ?

…….. there are no poets who go to their unemployment officer / saying / yes i wanna put down my profession as poet / They are sure to send you to another office / the one for aid to totally dependant persons /

people keep tellin’ me these are hard times/
what are you gonna be doing ten years from now/
what in the hell d you think / i am gonna be writin poems / i will have poems / inchin up the walls of the lincoln tunnel /i am gonna feed my children poems on rye bread and horseradish/ i am gonna send my mailman off with a poem for his wagon /give my doctor a poem for his heart / i am a poet / i am not a part time poet / i am not an amateur poet
/ i dont even know who that person could be / whoever that is authorizing poetry as an advocation /is a fraud /
put your own feet on the ground / writers don t have to plan another existence forever to live schizophrenically / to be Jane Doe and Medea in one body / i have had it / i am no goin to be ol’ and grey wizened and wise as aunt mamie / i am gonna write poems till i die and when i have gotten outta this body i am gonna hang round in the wind and knock over everybody who got their feet on the ground / i ‘ma let you run wild and leave a poem or two with king kong in his aeroplane to drop pieces of poems / so you all haveta comme together / just to figure out / how you got so far away / so far away from words / however /did you capture language / is a free thing. »

( Ntozake Shange , nappy edges )