la beauté

la beauté, un sentiment de gratitude qui compense le mal (jean Daniel, france culture)

L S 2004
L S 2004

la beauté

la beauté, un sentiment de gratitude qui compense le mal (jean Daniel, france culture)

L S 2004

L S 2004

hâle

incertitude                                        l’espace déroule
sous le pas

épaisseur lumière
plus fine qu’une aile de libellule
la pluie diaphane libère des envoutements

couverture       la treille                      violet
en dessous
s’anime                                             la diversité
unie en hâle                                       divergente
progressive

toutes entières prises dans une harmonie
les teintes passent                    en glissement
et                                            tissent l’improbable.

hâle

incertitude                                        l’espace déroule
sous le pas

épaisseur lumière
plus fine qu’une aile de libellule
la pluie diaphane libère des envoutements

couverture       la treille                      violet
en dessous
s’anime                                             la diversité
unie en hâle                                       divergente
progressive

toutes entières prises dans une harmonie
les teintes passent                    en glissement
et                                            tissent l’improbable.

le pleur noué de la nuit

un hiver
la brume

lancinance
les assauts de l’humidité

ne se laissent voir
comme une vague voile

ce trajet parfois permettrait des percées et le silence débouchait sur la
lumière

blanche,

au loin une aspiration

un départ

est ce celle nichée au delà des mers

peut être

au creux des vallées si tu te penches tu vois des cavernes en friche au pieds des blés

derrière la porte deux poteaux entrecroisent le branchage au toit et parsèment le rouge

errance et enlacement aux points

les clous des poussières chavirent l’espace

le chemin est à prendre et se perdant dans les baies sauvages

mûres et chênes hachés au son taillé

cerises
rouge noires
dièse à la lune

l’Atlantique en pluie bruine au matin

à l’orient l’occident baille

mythe cycle et rythmes arrachent le pleur noué de la nuit

à marcher le pas élance

le jour
carné

se tait en naissant

pouh

« … Seigneur, Lui dis-je,

est ce que oui ou non vous exigez que je supporte les poux? »
Son rire silencieux ébranle encore les collines à l’aube.

(James H Baxter, Sonnets de Jérusalem; in écrivains de Nouvelle Zélande, revue Europe 931/932)

LS

pouh

« … Seigneur, Lui dis-je,

est ce que oui ou non vous exigez que je supporte les poux? »
Son rire silencieux ébranle encore les collines à l’aube.

(James H Baxter, Sonnets de Jérusalem; in écrivains de Nouvelle Zélande, revue Europe 931/932)

LS

cypr-empress

L S 2004

cypr-empress

L S 2004

lettre de sol

LS 2007

la trace de l’encre , le sillon du burin , les pattes tachetées ou mouchetées viennent impulser un rythme , impulser ? témoigner ? révéler ? je préfère penser au dialogue et au répons, le monde est il autre chose, lorsque l’on observe ce qui est de manière plus scientifique ? structure rythme souffle et devenir, mouvement et progression,

l’homo europeanus scrute et codifie ce qu’il voit de loin , en restant extérieur à ce qu’il voit , gage de vérité ? d’où la question , mais qu’est ce que tu vois ? au lieu de poser la question mais qu’est ce que le voir ?

on est loin de ce qui a construit le figuratif en Europe, même si les première base de l’humanité européenne étaient elles aussi figurative mais d’une autre façon, plutot participative, quelqu’un comme Miqué Barcelo y participe encore.

de nombreux peintres le long du vingtième siècle se sont posés la question, certain y ont répondu sans trop s’éloigner du constructivisme européen (), d’autre ont pris d’autres « théorèmes » pour développer leur peindre au monde, la chine, l’Afrique et les civilisations premières, les arts aborigènes, indiens etc. à partir du moment ou le doute s’est immiscé dans le voir les peintres ont pris les chemins et ont réexplorés le réel, à commencer par leur propre ressenti, le réel commence là par leur être au monde, racine de la sensation et de l’élaboration d’une présence et de son expression,

le « dit » peut alors se déployer,

innombrables, multiples facettes de l’être humain en perpétuel devenir, c’est de cela qu’il est question,
comment ?  c’est en effilant le dire, le peindre, le penser et le vivre que l’être humain va tenter de redéfinir sa place, de façon plus juste,

ceci d’autant plus que la violence du monde, que la poussée de la civilisation se fera plus forte, que l’écart dans l’expérience humaine portera à la question, de façon multiple et un peu partout ;

mais cette poussée inéluctable du monde transformera de fond en comble le lien qui  nous unit, l’évidence est rompue, la question est partout et pousse sans arrêts, confrontation, hybridation, refus et destruction, regard porté sur les expériences autres, captation et errances, Édouard Glissant en parlant de tout-monde résume bien l’immense question qui se fait chemin rampant en nous, Frankétienne déplie les ailes de l’oiseau schizophone, Jousse émet la possibilité du mimisme, les modernes étudient la structure du vivant qui se mêle en reflet trompeur aux nouvelles organisations systémiques tandis que d’autres jouent à démêler l’écheveau des question et inventent une nouvelle forme d’écrire,

le monde perd de sa légitimité et de son évidence, tout est signe comme au premier jour, l’alphabet se reconstruit pendant que se retisse une posture,

assis sous l’arbre à contempler les graviers et les crottes des ramiers, les cosses vides et les brindilles sèches, je pense à la poussière imperturbable qui recouvre les rocher et je perçois le vert immense, les bulles qui dévalent le petit torrent semblent rire et en trombe une Ferrari balaye ma pensée, incompatibilité d’humeur comme un couperet, mais le ciel se zèbre indifféremment du trajet des dieux, d’un pictogramme d’hirondelles en transit que de la sifflure d’un jet qui vu de loin me ramène au tracé zen de l’encre, se dissout en vapeur d’eau tandis que les résidus viennent obstruer le vide médian creuser l’ozone , l’atmosphère déchirée la terre hurle de douleur l’homme se tient face à l’indistinct et souffle des rimes de beauté au vide, le disant devient beauté en déséquilibre instable ,

est ce ainsi qu’il faut le dire?

L S 2007