muse

La poésie peut elle éviter qu’on s’écrie ? outré, fatigué, rallebolisé, désespéré :

DES MOTS, DES MOTS, des MOTS !

DES MOTS !

croyant bien  faire le poète n’écrit que des mots , alors qu’il y faudrait bien plus, des épices, des ciels bleus des nuages qui dévalent les gris des claques qui pètent des baisers qui s’engouffrent dans nos langues et salivent des noirs qui cachent les voluptés, copulations aristotéliciennes sur le sable, déchirements érotiques des néons aveuglent le ciel, des placages dans la boue et des mêlées qui poussent en touche des barbies qui crient au viol vodka qui se croient limonade et des bouffées qui continuent à tirer mais des mots , des mots qui ne soient que des mots , écartelés dans une toile d’araignée imparable, ciselés et pattes de mouchées sur une page immaculée, non des mots qui ne soient que des mots le journal en est plein et la poésie s’asphyxie

il y faut des mots qui soient plus que des mots, bien plus que de ces traces de pensées qui n’éclairent qu’à la façon des lampadaires alors que c’est de la voie lactée qu’on veut téter, des idées fanées des mots valises déversées d’un charter et qui ont perdu leur adresse cassé la poignée et se pavanent éventrées dans les sas d’aéroport  qui devraient se balancer accrochées aux verdeurs des banians étaler soutien-gorges, dentifrice, panties et accroches-coeurs aux sommets des nuages et de là aux risées du ciel trampoliner aux gouttes de pluie en salto arc-en-ciel raccrocher et le fleuve et le vert de la mer et l’amer de la terre se parfumer de mousses s’enivrer de vent et lécher les étoiles se caresser les mots jusqu’au coït virginal

pas les mots s’ils serrent les fesses sauf s’ils couvent

muse à l’aube

GREGUERIA

de Ramon Gomez de la Serna
chez
LUMIERE DES JOURS
de Jacques Ancet

L S 2004

(impertinence…)

chez comme en poésie

un projet de site de revues de poésie

et

cette photo prise  sur le site de comme en poésie, image qui symbolise à merveille le propos ,
qui est cette charmante jeune femme qui veille aux destinées de la poésie ?

m’est avis qu’on ne le saura pas, dommage car elle éveille la poésie de tout son éclat, surtout qu’il y a une chaise vide qui n’attend que je m’y installe  ! à moins que ce soit celle du photographe !

muse à l’aube

GREGUERIA

de Ramon Gomez de la Serna
chez
LUMIERE DES JOURS
de Jacques Ancet

L S 2004

(impertinence…)

chez comme en poésie

un projet de site de revues de poésie

et

cette photo prise  sur le site de comme en poésie, image qui symbolise à merveille le propos ,
qui est cette charmante jeune femme qui veille aux destinées de la poésie ?

m’est avis qu’on ne le saura pas, dommage car elle éveille la poésie de tout son éclat, surtout qu’il y a une chaise vide qui n’attend que je m’y installe  ! à moins que ce soit celle du photographe !

licou d'hypnos

L S 2005

est ce le feu
cette touffe cendrée
le givre
dissout l’étreinte

la  violence du choc fut telle
qu’île en elle
en trombe le bleu soudain
par l’éclat des yeux
évanouit le jour

allumé
le feu regorge
d’amertume
cette ride à l’espérance

astre majeur le gouffre
tombe
aspire l’ajour
rive
cette déchirure d’embrun à l’écrin indigo
fine seule et belle
le rire d’onde plissé en œil

nouvelle

la fin hisse
se retire
désir désabondé
la joie crie
terre

fragilité d’opale
cataclysme majeur la secousse fissure
bris de roches
d’un tremblement incertain
la vrille spirale en chute de fuite

est ce définitif ?

l’entrejambe de sang
déserre
le licou d’hypnos
de la vague meurtrière
le désir ravage
fil tendu
perdu aux lèvres de dédain

rouge puis rien

vert
la tendresse dure

améthyste rouge
rouge

rouge
Cabo verde

rouge

rouge cendre
rouge

vert de lave
au large
sur le bleu

rouge teint
rouge fin
rouge reins

rouge

brun de seins
eau de sang

et le noir
clos

le socle de l’eau


L S 2004

ùclàt

rouge
l’amour
rouge
tendresse
rouge
rose
robe bleue
le flot
rouge

garance
la radiance lisse

en éclats de rien
le cercle des verts

l’émeraude

ajour
à l’opacité

violet de mort
sur mon cou

éclats

cramoisi

souffle rouge noir et bleu

aplat
pale
est ce le reflux

divergent
s’illumine
en moi
l’eau bleu de vert

et

subtiles
veines rouges

le corps à l’hymen

renversée
rudoyée
sinueuse eau
verte
et bleu
le rouge défend
et meurt
interroge
et renonce

signe
ferme
rouge de mars
inonde et rive
le demain
éclabousse
le vivre
éteint

s’absout

se retire

noir et brun violet et vide

plus rien

hâle

incertitude                     l’espace déroule
sous le pas

épaisseur lumière

plus fine qu’une aile de libellule
la pluie diaphane libère des envoutements

couverture      la treille         violet

en dessous
s’anime                             la diversité
divergente

unie en hâle


toutes entières prises dans une harmonie
les teintes passent            en glissement

et                           tissent l’improbable.

la femelle du requin

à voir sur le site la femelle du requin le bel article consacré à Bernardo Atxaga

la femelle du requin

à voir sur le site la femelle du requin le bel article consacré à Bernardo Atxaga

les yeux

L S 2003

les yeux

L S 2003