déterrer l’air et engager la clarté dans le vif de l’obscurité, pourquoi mon geste ne t’atteint il pas, pourquoi nos deux souffles ne s’envahissent ils pas, pourquoi nos deux peaux ne s’embrasent elles pas, où là dans la pâte et la déchirure de la branche, la poésie, souffle du lien, retient elle la distance et est-ce l’air qui dénoue l’absence le silence et le regard qui ne voit pas et ne voyant pas, passe.
ANANDA DEVI
EAUX TROUBLES
À ma mère
I
Je te vois comme un hiver, comme du givre; transparente, brûlante,
transpercée de lumières; glacée, glaçante, cassable. Tout cela à la fois.
Je te vois comme une source dont on ne soupçonne ni l’ampleur nila violence. Aujourd’hui, mes mains plongeant dans ton être, dans ta
matière, ont froid. Puis mes yeux retournent vers la fenêtre où, de
nouveau, la lumière a changé de couleur. Alors, au cœur même de ta
pâleur, je me souviens de tes ors.
(lire la suite sur le site de la maison de la poésie de Namur…)
© ANANDA DEVI et la Maison de la Poésie de Namur
ANANDA DEVI
EAUX TROUBLES
À ma mère
I
Je te vois comme un hiver, comme du givre; transparente, brûlante,
transpercée de lumières; glacée, glaçante, cassable. Tout cela à la fois.
Je te vois comme une source dont on ne soupçonne ni l’ampleur nila violence. Aujourd’hui, mes mains plongeant dans ton être, dans ta
matière, ont froid. Puis mes yeux retournent vers la fenêtre où, de
nouveau, la lumière a changé de couleur. Alors, au cœur même de ta
pâleur, je me souviens de tes ors.
(lire la suite sur le site de la maison de la poésie de Namur…)
© ANANDA DEVI et la Maison de la Poésie de Namur
le proche ou le lointain , flou ou pas fou

le proche ou le lointain , flou ou pas fou

travée
Poussière
faîte du chemin
les pas
l’homme
dans le pas
les strates
une route
le corps
où se porter
alentour
la gifle
volent
les fugues au givre
le voile de lumière
tremble
fugitif de cet épars
© L S 2008
tempo
le corps
à dent dure
trace
à l’espace
frise la fulgurance
brise
une veine
l’entaille
au réel
ce peu
gémir
survit à l’étanchement
la soif
s’étend
iode de vie
Langagière animale
Anthropomorphe, ce conte l’ improbable de la parole
l’eau le sable c’est l’esprit qui s’insinue
le grand rire sans limite imite la fronde des fétiches
© L S 2008
à bien regarder la terre et l’air on y voit le famillier
pourtant seule la matière ne s’y émet
babil le langage décline les éminences entrevues
© L S 2008
est ce la fleur, ce bourgeonnement entre les règnes
cette élancée là ou les contraire pourraient se diluer
l’éblouissement précipite l’écart et le vide à rebours
cet enlacement subtil ce n’ est que l’échange des salives
les chromosomes innocents de l’embrassade du vivant
la transparence, cette grammaire vive des anagrammes
poussière-du-chemin
Aida Muluneh
Aida Muluneh, photographe
DESTA for Africa,un projet pour redonner forme ou regénérer l’image négative de l’afrique par la photographie







Aida Muluneh
Aida Muluneh, photographe
DESTA for Africa,un projet pour redonner forme ou regénérer l’image négative de l’afrique par la photographie






Tu ne répares pas, Nathalie Riéra
Merci à toi Nathalie pour animer de beaux projet et les réaliser de si belle façon !
« TU NE REPARES PAS » un appel à projet en forme d’atelier d’écriture virtuel ou les rencontres ne sont pas le moindre intéret ! des découvertes aussi, et le bonheur de participer,
cette revue enfin tente de créer un lien, entre les arts ou les actualités s’entrecroisent faisant se dévoiler les artistes et rencontrer les humains
c’est véritablement la chair de cette pensée de Nathalie que de penser que la créativité en art permet à l’humain de se révéler et en chemin , réparer , ou continuer sur le fil incertain de l’existence …
Nathalie Riera sur :
/ Virgules de Pollen La Poésie & les arts plastiques
/ Les carnets d’Eucharis Vibration de langue et d’encre





