toison seule

lactaire sereine
l’ébriété en fleur cerise
pulpe
la douce dérive la noirceur évanouie
défaite
narcisse des terres
sculpte en bande
les fandangos
rouges
pigmentaire
le bleu abrasif
toise
le retrait veule

danse à l'anse

(portrait émotion d’une jeune femme lors du passage en caisse au supermarché)

rose déboule
babines roulent
l’élégance baobab les racines en pied
rose


le nez se lit
en profil
haute teneur
et
chevelure bicéphale

en torsade
brunes
s’écoule la sueur rosée


de cou cascade
la bombe
2 O
l’épaisseur
vers le corps

le ventre
rayonne incandescent
la tête médiane
reine


tyrannie
d’envie
la bouche ravage
déhanche

une danse de coq
feu femelle
les yeux pavane
constellent

toréent le mâle en rut
gaga ample
l’anse
orbite
au vase planète

gravitaire
s’accomplit la complétude
épique


voute grave
happe
le rire clame sans fin
gras
le bouillon
gemme
d’un sexe vert


23© photo : L’Afrique.com

 

O d'Orion


Nighties des nébuleuses dans les arbres
mes bras agitent les feuillages
les feuilles recueillent la sève des lunes
les ailes du vents se détachent sur l’indigo
bans de nuit
les rives des perles  d’étoiles
accrochent les points du lointain
un soupir baille à fiji
les flots à rêve
l’archipel évoque le teint
de Tahualtèque à Bangui
l’oeil mire l’iris astrale
chaleur rougissante au banc des souffles
Orion s’éveille au bois lacté

olivierGlam

© ArtySIL

méta force

empêcher la métaphore, la poésie en dépend-t’elle , est ce un parcours obligé, imager la réalité crue,  l’en-devant d’une existence, la consistance d’un reflet sans lequel l’être se perçoit  bien vide

l’expression est posé,

qu’est ce que le mot,  le vocable poétique, face de la densité, le  vivant qui œuvre dans la parole, reflet de l’être ou passage, une autre hère à inventer.

Faut il renoncer au visuel que l’esprit véhicule,  laisser le corps impulser ce rythme que le souffle projette,  évacuer cette vision sans tomber dans le vide du sens,

car aussi le mot peut servir de balise, le sens serait entre les mots , soit dans les vides , soit dans le vécu caché des yeux qui lisent et imprègne  l’esprit d’un contenu,

l’ascèse alors, soit dans un fil tendu intransigeant, la trajectoire, libérée de l’aléatoire, et la chair et des passions, la vie résolue, l’irrémédiable des circonvolutions dans la tension des flux et des reflux, on tend vers un absolu,

sophia ou poésie,

alors que sera t’il dit de l’être , quels en sont les enjeux? rendre compte du réel, l’être au monde, se mire ou se pose, est-ce poser la question pressentie ou s’évertuer au partage, il faudra évaluer et concentrer ce qui est partageable,ne risque t’on pas de limiter les termes, l’équation se séparerait du monde et courrait à l’erreur à ne pas voir la pesanteur,

et le rire?

derrière la dérision, l’incertitude qui perce et forge le certain, ce pourrait être une fête mais l’être fait son ménage, la voix est une construction dans le désordre ambiant, le choix et l’effilement,

le voile de l’un, l’intonation rompue au souffle de ce qui est proféré,

l’extime face à l’intime, l’expression n’est digne de figurer hors de que si elle ne porte pas de l’in- ,

ce serait un combat , un dialogue entre l’in et l’ex,

de ce combat sortirait vainqueur une ligne dépouillée de ce que l’être soumet au monde comme une réponse de ce qu’il a retenu, en contexte, et le contexte serait le vivant, la continuation de la survie et la perpétuation , la lutte avec l’ange, l’effort de la verticalité dans un univers aplati,

l’image globale de ce qu’il faudrait retenir, une fois les sensations traversées,

non pas affaires sérieuses mais filtre du temps et affinement de l’esprit,

la forme issue de cet enjeu est ce fil tendu à travers tout ce qui traverse,

la langue trompeuse en alliée domptée, est ce le mot? plutot une victoire sur la tourmente, la langue au cœur de l’énonciation

une droite demeure , l’homme qui l’a forgé s’y appuie.

bet 014

PI erre
© LS

méta force

empêcher la métaphore, la poésie en dépend-t’elle , est ce un parcours obligé, imager la réalité crue,  l’en-devant d’une existence, la consistance d’un reflet sans lequel l’être se perçoit  bien vide

l’expression est posé,

qu’est ce que le mot,  le vocable poétique, face de la densité, le  vivant qui œuvre dans la parole, reflet de l’être ou passage, une autre hère à inventer.

Faut il renoncer au visuel que l’esprit véhicule,  laisser le corps impulser ce rythme que le souffle projette,  évacuer cette vision sans tomber dans le vide du sens,

car aussi le mot peut servir de balise, le sens serait entre les mots , soit dans les vides , soit dans le vécu caché des yeux qui lisent et imprègne  l’esprit d’un contenu,

l’ascèse alors, soit dans un fil tendu intransigeant, la trajectoire, libérée de l’aléatoire, et la chair et des passions, la vie résolue, l’irrémédiable des circonvolutions dans la tension des flux et des reflux, on tend vers un absolu,

sophia ou poésie,

alors que sera t’il dit de l’être , quels en sont les enjeux? rendre compte du réel, l’être au monde, se mire ou se pose, est-ce poser la question pressentie ou s’évertuer au partage, il faudra évaluer et concentrer ce qui est partageable,ne risque t’on pas de limiter les termes, l’équation se séparerait du monde et courrait à l’erreur à ne pas voir la pesanteur,

et le rire?

derrière la dérision, l’incertitude qui perce et forge le certain, ce pourrait être une fête mais l’être fait son ménage, la voix est une construction dans le désordre ambiant, le choix et l’effilement,

le voile de l’un, l’intonation rompue au souffle de ce qui est proféré,

l’extime face à l’intime, l’expression n’est digne de figurer hors de que si elle ne porte pas de l’in- ,

ce serait un combat , un dialogue entre l’in et l’ex,

de ce combat sortirait vainqueur une ligne dépouillée de ce que l’être soumet au monde comme une réponse de ce qu’il a retenu, en contexte, et le contexte serait le vivant, la continuation de la survie et la perpétuation , la lutte avec l’ange, l’effort de la verticalité dans un univers aplati,

l’image globale de ce qu’il faudrait retenir, une fois les sensations traversées,

non pas affaires sérieuses mais filtre du temps et affinement de l’esprit,

la forme issue de cet enjeu est ce fil tendu à travers tout ce qui traverse,

la langue trompeuse en alliée domptée, est ce le mot? plutot une victoire sur la tourmente, la langue au cœur de l’énonciation

une droite demeure , l’homme qui l’a forgé s’y appuie.

bet 014

PI erre
© LS

coeur du flanc

Tes yeux plissés
ta lèvre plissée

la terre dissimulée


le volcan refroidi des plis
le sol des gorgées chaudes

l’éclat du cratère dans ta main
dévale la rousseur

le courant inspire l’émotion
des émois
les mots
à ta rencontre éclaboussent

le nacre
blancheur de lait
luit
comme une aura

les couleurs de la beauté

Ta main pour suivre
au bord de tous les bords
les plis cendrés
les gris carnés


lave orangée bris des foudres
lavis des carmines ombrées

me mordent au cœur du flanc

cirandane

tes lèvres baumes
ton ventre génisse  tire le  lait du monde

l’outre de la voix verse les stries de  la pluie
rouge le cercle de mon collier

mon lever de taille tes cordages de rêve
cheveux ligature débraillent ma folie

ensemble tes pieds de nacre ensable
le gite du silence


mon terrier pleure


si je rêve labyrinthe
les plinthes à la jointures des âmes


amas de plumes arachées au vent
arme la parure fière

délits cieux

sa peau mêle
j’entends sa peau
m’appelle
bêle loin de blême

des dents les bouts de m’aime
en tongue citronnelle
cueille l’acide

entre les pages de mes poèmes
pêle-mêle

crisse en peur
de la plaie circonflexe
sa voix
six vagues m’enchaînent
traine  lave de neige
fonce le train
si près de celle

enserrerait  l’anneau
elle
parle dans le noir
ma litéravie mon litéraelle
ma lettre litéraaile
rare à terre
rave à rêve
sème à air
délice ile à aquarelle

Asphodèle

COMME DES AMES A TRAVERS LA CAGE

LES OMBRES JOUENT A SE FAIRE PEUR ad_2

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La lumière régale une opacité de fête, devin le dervish cible à l’entremet et pleure, un régal égal, l’irrémédiable consent à s’assortir, un vulnéraire dérisoire
décline l’émiettement d’un parterre étoilé, ci-git celles-ci invisible aléatoires, ce sont les feuilles craquelées, elles se fraye un chemin vers le dicible, rient de se savoir à terre,
colloïdal, asphodèle circonspecte
isthme de déroute,
le passage étroit fluctue le doigt se plie
le soleil passe.

si peu ce trop m'anime

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barre dérivante  une pointe  sur la langue
un rien de reins si peu ce trop m’anime

me laisse aller à lécher les yeux entrevoir les numides

cheveux pour l’instant sages brisent les brins de vents

tes pieds sur le sable comme un pliage d’ Hantaï

obus les couleurs

les frissons étoiles

j’hume le sable  remonte le long des doigts
est ce le sable qui m’étourdit  !
l’a peau  ‘attire ‘extirpe la raideur

suave  tout en rondeur

assoiffées le repos de tes esclaffes
en digue
ma soif te laisse anthropophage