lactaire sereine
l’ébriété en fleur cerise
pulpe
la douce dérive la noirceur évanouie
défaite
narcisse des terres
sculpte en bande
les fandangos rouges
pigmentaire
le bleu abrasif
toise
le retrait veule
danse à l'anse
(portrait émotion d’une jeune femme lors du passage en caisse au supermarché)
rose déboule
babines roulent
l’élégance baobab les racines en pied
rose
le nez se lit
en profil
haute teneur
et
chevelure bicéphale
en torsade
brunes
s’écoule la sueur rosée
de cou cascade
la bombe
2 O
l’épaisseur
vers le corps
le ventre
rayonne incandescent
la tête médiane
reine
tyrannie
d’envie
la bouche ravage
déhanche
une danse de coq
feu femelle
les yeux pavane
constellent
toréent le mâle en rut
gaga ample
l’anse
orbite
au vase planète
gravitaire
s’accomplit la complétude
épique
voute grave
happe
le rire clame sans fin
gras
le bouillon
gemme
d’un sexe vert
© photo : L’Afrique.com
O d'Orion
Nighties des nébuleuses dans les arbres
mes bras agitent les feuillages
les feuilles recueillent la sève des lunes
les ailes du vents se détachent sur l’indigo
bans de nuit
les rives des perles d’étoiles
accrochent les points du lointain
un soupir baille à fiji
les flots à rêve
l’archipel évoque le teint
de Tahualtèque à Bangui
l’oeil mire l’iris astrale
chaleur rougissante au banc des souffles
Orion s’éveille au bois lacté

© ArtySIL
méta force
empêcher la métaphore, la poésie en dépend-t’elle , est ce un parcours obligé, imager la réalité crue, l’en-devant d’une existence, la consistance d’un reflet sans lequel l’être se perçoit bien vide
l’expression est posé,
qu’est ce que le mot, le vocable poétique, face de la densité, le vivant qui œuvre dans la parole, reflet de l’être ou passage, une autre hère à inventer.
Faut il renoncer au visuel que l’esprit véhicule, laisser le corps impulser ce rythme que le souffle projette, évacuer cette vision sans tomber dans le vide du sens,
car aussi le mot peut servir de balise, le sens serait entre les mots , soit dans les vides , soit dans le vécu caché des yeux qui lisent et imprègne l’esprit d’un contenu,
l’ascèse alors, soit dans un fil tendu intransigeant, la trajectoire, libérée de l’aléatoire, et la chair et des passions, la vie résolue, l’irrémédiable des circonvolutions dans la tension des flux et des reflux, on tend vers un absolu,
sophia ou poésie,
alors que sera t’il dit de l’être , quels en sont les enjeux? rendre compte du réel, l’être au monde, se mire ou se pose, est-ce poser la question pressentie ou s’évertuer au partage, il faudra évaluer et concentrer ce qui est partageable,ne risque t’on pas de limiter les termes, l’équation se séparerait du monde et courrait à l’erreur à ne pas voir la pesanteur,
et le rire?
derrière la dérision, l’incertitude qui perce et forge le certain, ce pourrait être une fête mais l’être fait son ménage, la voix est une construction dans le désordre ambiant, le choix et l’effilement,
le voile de l’un, l’intonation rompue au souffle de ce qui est proféré,
l’extime face à l’intime, l’expression n’est digne de figurer hors de que si elle ne porte pas de l’in- ,
ce serait un combat , un dialogue entre l’in et l’ex,
de ce combat sortirait vainqueur une ligne dépouillée de ce que l’être soumet au monde comme une réponse de ce qu’il a retenu, en contexte, et le contexte serait le vivant, la continuation de la survie et la perpétuation , la lutte avec l’ange, l’effort de la verticalité dans un univers aplati,
l’image globale de ce qu’il faudrait retenir, une fois les sensations traversées,
non pas affaires sérieuses mais filtre du temps et affinement de l’esprit,
la forme issue de cet enjeu est ce fil tendu à travers tout ce qui traverse,
la langue trompeuse en alliée domptée, est ce le mot? plutot une victoire sur la tourmente, la langue au cœur de l’énonciation
une droite demeure , l’homme qui l’a forgé s’y appuie.

PI erre
© LS
méta force
empêcher la métaphore, la poésie en dépend-t’elle , est ce un parcours obligé, imager la réalité crue, l’en-devant d’une existence, la consistance d’un reflet sans lequel l’être se perçoit bien vide
l’expression est posé,
qu’est ce que le mot, le vocable poétique, face de la densité, le vivant qui œuvre dans la parole, reflet de l’être ou passage, une autre hère à inventer.
Faut il renoncer au visuel que l’esprit véhicule, laisser le corps impulser ce rythme que le souffle projette, évacuer cette vision sans tomber dans le vide du sens,
car aussi le mot peut servir de balise, le sens serait entre les mots , soit dans les vides , soit dans le vécu caché des yeux qui lisent et imprègne l’esprit d’un contenu,
l’ascèse alors, soit dans un fil tendu intransigeant, la trajectoire, libérée de l’aléatoire, et la chair et des passions, la vie résolue, l’irrémédiable des circonvolutions dans la tension des flux et des reflux, on tend vers un absolu,
sophia ou poésie,
alors que sera t’il dit de l’être , quels en sont les enjeux? rendre compte du réel, l’être au monde, se mire ou se pose, est-ce poser la question pressentie ou s’évertuer au partage, il faudra évaluer et concentrer ce qui est partageable,ne risque t’on pas de limiter les termes, l’équation se séparerait du monde et courrait à l’erreur à ne pas voir la pesanteur,
et le rire?
derrière la dérision, l’incertitude qui perce et forge le certain, ce pourrait être une fête mais l’être fait son ménage, la voix est une construction dans le désordre ambiant, le choix et l’effilement,
le voile de l’un, l’intonation rompue au souffle de ce qui est proféré,
l’extime face à l’intime, l’expression n’est digne de figurer hors de que si elle ne porte pas de l’in- ,
ce serait un combat , un dialogue entre l’in et l’ex,
de ce combat sortirait vainqueur une ligne dépouillée de ce que l’être soumet au monde comme une réponse de ce qu’il a retenu, en contexte, et le contexte serait le vivant, la continuation de la survie et la perpétuation , la lutte avec l’ange, l’effort de la verticalité dans un univers aplati,
l’image globale de ce qu’il faudrait retenir, une fois les sensations traversées,
non pas affaires sérieuses mais filtre du temps et affinement de l’esprit,
la forme issue de cet enjeu est ce fil tendu à travers tout ce qui traverse,
la langue trompeuse en alliée domptée, est ce le mot? plutot une victoire sur la tourmente, la langue au cœur de l’énonciation
une droite demeure , l’homme qui l’a forgé s’y appuie.

PI erre
© LS
coeur du flanc
Tes yeux plissés
ta lèvre plissée
la terre dissimulée
le volcan refroidi des plis
le sol des gorgées chaudes
l’éclat du cratère dans ta main
dévale la rousseur
le courant inspire l’émotion
des émois
les mots
à ta rencontre éclaboussent
le nacre
blancheur de lait
luit
comme une aura
les couleurs de la beauté
Ta main pour suivre
au bord de tous les bords
les plis cendrés
les gris carnés
lave orangée bris des foudres
lavis des carmines ombrées
me mordent au cœur du flanc
cirandane
tes lèvres baumes
ton ventre génisse tire le lait du monde
l’outre de la voix verse les stries de la pluie
rouge le cercle de mon collier
mon lever de taille tes cordages de rêve
cheveux ligature débraillent ma folie
ensemble tes pieds de nacre ensable
le gite du silence
mon terrier pleure
si je rêve labyrinthe
les plinthes à la jointures des âmes
amas de plumes arachées au vent
arme la parure fière
délits cieux
sa peau mêle
j’entends sa peau
m’appelle
bêle loin de blême
des dents les bouts de m’aime
en tongue citronnelle
cueille l’acide
entre les pages de mes poèmes
pêle-mêle
crisse en peur
de la plaie circonflexe
sa voix
six vagues m’enchaînent
traine lave de neige
fonce le train
si près de celle
enserrerait l’anneau
elle
parle dans le noir
ma litéravie mon litéraelle
ma lettre litéraaile
rare à terre
rave à rêve
sème à air
délice ile à aquarelle
Asphodèle
COMME DES AMES A TRAVERS LA CAGE
LES OMBRES JOUENT A SE FAIRE PEUR 


La lumière régale une opacité de fête, devin le dervish cible à l’entremet et pleure, un régal égal, l’irrémédiable consent à s’assortir, un vulnéraire dérisoire
décline l’émiettement d’un parterre étoilé, ci-git celles-ci invisible aléatoires, ce sont les feuilles craquelées, elles se fraye un chemin vers le dicible, rient de se savoir à terre,
colloïdal, asphodèle circonspecte
isthme de déroute,
le passage étroit fluctue le doigt se plie
le soleil passe.
si peu ce trop m'anime

barre dérivante une pointe sur la langue
un rien de reins si peu ce trop m’anime
me laisse aller à lécher les yeux entrevoir les numides
cheveux pour l’instant sages brisent les brins de vents
tes pieds sur le sable comme un pliage d’ Hantaï
obus les couleurs
les frissons étoiles
j’hume le sable remonte le long des doigts
est ce le sable qui m’étourdit !
l’a peau ‘attire ‘extirpe la raideur
suave tout en rondeur
assoiffées le repos de tes esclaffes
en digue
ma soif te laisse anthropophage