méta force

empêcher la métaphore, la poésie en dépend-t’elle , est ce un parcours obligé, imager la réalité crue,  l’en-devant d’une existence, la consistance d’un reflet sans lequel l’être se perçoit  bien vide

l’expression est posé,

qu’est ce que le mot,  le vocable poétique, face de la densité, le  vivant qui œuvre dans la parole, reflet de l’être ou passage, une autre hère à inventer.

Faut il renoncer au visuel que l’esprit véhicule,  laisser le corps impulser ce rythme que le souffle projette,  évacuer cette vision sans tomber dans le vide du sens,

car aussi le mot peut servir de balise, le sens serait entre les mots , soit dans les vides , soit dans le vécu caché des yeux qui lisent et imprègne  l’esprit d’un contenu,

l’ascèse alors, soit dans un fil tendu intransigeant, la trajectoire, libérée de l’aléatoire, et la chair et des passions, la vie résolue, l’irrémédiable des circonvolutions dans la tension des flux et des reflux, on tend vers un absolu,

sophia ou poésie,

alors que sera t’il dit de l’être , quels en sont les enjeux? rendre compte du réel, l’être au monde, se mire ou se pose, est-ce poser la question pressentie ou s’évertuer au partage, il faudra évaluer et concentrer ce qui est partageable,ne risque t’on pas de limiter les termes, l’équation se séparerait du monde et courrait à l’erreur à ne pas voir la pesanteur,

et le rire?

derrière la dérision, l’incertitude qui perce et forge le certain, ce pourrait être une fête mais l’être fait son ménage, la voix est une construction dans le désordre ambiant, le choix et l’effilement,

le voile de l’un, l’intonation rompue au souffle de ce qui est proféré,

l’extime face à l’intime, l’expression n’est digne de figurer hors de que si elle ne porte pas de l’in- ,

ce serait un combat , un dialogue entre l’in et l’ex,

de ce combat sortirait vainqueur une ligne dépouillée de ce que l’être soumet au monde comme une réponse de ce qu’il a retenu, en contexte, et le contexte serait le vivant, la continuation de la survie et la perpétuation , la lutte avec l’ange, l’effort de la verticalité dans un univers aplati,

l’image globale de ce qu’il faudrait retenir, une fois les sensations traversées,

non pas affaires sérieuses mais filtre du temps et affinement de l’esprit,

la forme issue de cet enjeu est ce fil tendu à travers tout ce qui traverse,

la langue trompeuse en alliée domptée, est ce le mot? plutot une victoire sur la tourmente, la langue au cœur de l’énonciation

une droite demeure , l’homme qui l’a forgé s’y appuie.

bet 014

PI erre
© LS

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s