heart in toes

for life like love has its ups and downs , wherever or whichever shores or elsewhere  your loves are free now< we are apart , beautiful friends though tough to beat feelings not so clear , your lies your truths all apart , sadness in the night waiting for mine to arouse, my winds to blow within a sea of chain

and so it goes life like love is a lake to cross
like a swan that spans its wings sadness or joy
sheer tenderness can not ever eclipse
kiss embracing the walking hand in hand eye to eye
heart in the shadows blood in my toes

et rien de plus

las, sans comprendre les fourmis rouges à l’œuvre grignotent les monticules de ce qui ne sert plus à rien, les dépôts  s’étendent en épandage  gondolent n’est qu’accumulation des sédiments ensablés, criards ou blafards tissages des bouts du hasard est ce là mon existence abrupte ? qui des hommes des femmes ? tout ce que j’ai perçu, mots désirs jetés à la face ces bouts de fils ces trames déchirées ces boues qui recouvrent ça et là où le potier pétrit la glaise,

tamis ces éclairs de lucidité, ces obscurités monacales ces ogives écroulées,

fille cette étoile les branches atteignant à toutes les galaxies les nébuleuses illuminent les moindres insectes, légumes  poussent des plafonds du cosmos s’illumine la mémoire à la vitesse de la lumière,

c’est une image

il suffit qu’elle eut été là et que j’en sois irradié, transformé, mes fourmis métaphoriques  ce beau feu de joie  l’inutile et de l’illusoire, un bonfire ou j’ai jeté à pleines brassées ce qui n’avait pas de sens traces éparses de l’errance la nostalgie éclaire le temps à se jouir vivant vibrer les muscle et à saliver le soleil je perçois cette vitalité je la vois arriver en courant tourner et tourne, rien de plus et le corps tendu à rompre chaque jour encore répété , même la tristesse n’est rien de plus et tout est dit sauf que cela n’a pas de fin l’énergie  jusqu’à la mort qui arrête, nette

celui qui ne bouge pas, qui plonge son songe dans les étoiles, se suffit des éclats de mots, s’isole dans une couche du temps il est déja mort pour ‘essentiel, il se recouvre des couvertures qui le dévorent, reste cette fine courbure que tu sens dans la douleur, ton désir et ta joie et qu’il faut retenir, paf au feu tout ce qui ne sert qu’a te détruire, efface! brule! secoue ces bottes de paille qui t’habillent, oublie ce que tu as pu être c’est sans rapport avec ce que tu es, souffle ce jet  essentiel  si ce t’est un tombeau au présent,images galeuses  d’une hésitation à franc parler et clair dire et net !il faudrait tout biffer et sans s’en remettre


quoi ces fourmis ? ce sont des grignotement la vie qui s’ajourent la vérité dans la danse, mouvement l’énergie dévastatrice, si calme qu’elle est folie si folle qu’elle est éprouvée dans la douceur , ces mots n’ont plus cours il faut aller les noyer dans le fleuve, les laisser aller à l’eau, l’eau parce qu’elle reflète les images, la roche elle déchire ta peau et te fait gicler le sang, ça suffit

te déparer j’appelle inutile ce qui t’alourdit

une glu le cœur est figé, givré, bouché flammes et les muqueuses, libéré les fatras le mot cœur n’est que là où bat cette pression du sang, je tente de t’inclure dans la respiration bout de vie dans l’immensité, vide? toi non animal ni plante ni étoile ni fleuve ni mer, ni plomb ni émeraude ni  rose des sables ou écume de mer, suite de lettres qui ne veulent rien dire, pression des doigts sur la toile ou mouvement de rage ou douceur ou voltige de vertige,

vol vers l’élancement

prends toi tout  simplement, respire

tu n’es que ça

fait attention aux masques les mots que tu connais, inventes en d’autres, oublie les images


seul

seuil des étoiles

dans la nuit noire

ton cerveau plein de ce qui grouille,  berlue d’un effondrement qui pour l’instant te maintient à terre dans une tristesse muette, pendant que la course folle continue copule va vif au corps, gémit corps au corps et que je vois,

moi je dois décrisper le dos, laisser le sexe se dresser et s’enthousiasmer, me parer dans ma nudité et fier me pavaner?

laissé par terre une vie inutile

errer me taire


bougre de vie ton corps vit agite le

dans tout ce qui y’a faire ? oui faire de toute façon , créer et s’en foutre , presque avec rage ! tout ce qu’il y a à faire , y ‘a rien à choisir faut prendre ce qui vient être disponible , donner, répondre et laisser aller
les gens au soleil du marché ce matin et une certaine Biquette libre me l’ont appris, enfin , y’a qu’à ; allez bougre, faut t’en remettre à tout ce qui bouge avant que la poussière ne te recouvre
chaque phrase m’est prétexte à un délire d’écriture, à exciter un poème,
s’enliser, lire à reculons et chasser la fatigue d’avoir trop , trop peu ou pas assez

si j’en devient fou et

chaque regard chaque émotion m’est un appel à sombrer dans mes tréfonds, à succomber à mes désirs et mon en-vie , pas si simple
mais y’a qu’à ouvrir les yeux pour voir que c’est comme ça que ça marche
quitte à se jeter en avant dans le vide de

s’en savoir quoi je touche et me rouler du haut de la pente, en avant sombrer dans l’engout

la langue

il y a tant d’expression que tu ne connais pas …. et que tu inventes , aussi ! il faut improviser et se jeter à l’eau de la langue, lécher les vaguelettes des lueurs qui sont les langues luisantes des poissons géants, béances bleues rouges et les écailles translucides reflètent les insomnies du soleil le nuit délimite le sang du soleil chanvre dans le poivre de la voix, replis caverneux et luminescences les raies rares d’une kora cordes qui dardent balafre bal balafon  ombrages sourds ambigus ce sont les bruns les gris des humus des enlacements passés où  s’enracinent les rhizomes et les élégances sauvages éperdues les noces émues les enfances des  émotions qui remontent en duo se perdent dans les détours des nombres et les lettres des feuillages fleurissent en boutons créoles s’épanouissent en corolles se déposent pollen rampent frôlement de nos ventres gémissement en gisements envahissant nos crachats de braise dans les creux et les rebours  jaillissent prisme et tes éclats jetés ça et là dans les veines de nos amours orange pelure zest ivre nos accents circonflexes mordent l’anche calment nos désinvoltures devant nos aises on ose glisser et se laisser détaler arracher les désillusions dans les buissons d’épines enluminés des poils des chèvres nos peaux ruisseaux crissent des affleurements comme des trous d’airs agitent des remous en spirale cornes e bouc et  couvertures tissées grattent et irritent quand les  langues ahuries dans les déviances des courants, les brusques marées noires ou des saumons surgissent à l’improviste à l’emporte pièce une broche qui tourne inlassablement remonte les stridences des gammes le corps à crin se flatte d’un amoncellement babylonien  de gemmes ruses qui s’effritent la charge hippique ou épique ou porc-épic  hérisse les bataillons des montées de frissonnements os azuré et brume d’une couche égale en pièce-montée des remontées des surprises éprises s’effilochent les bribes et les lavis des spasmes virgule et point final à la sirène fixe crainte la rigidité cadavérique de la syntaxe organique et meurt insensiblement c’est l’iris des barres de l’encagement, secoués enjoués le jeu en cascades des flots barques naviguent à vue à pique bruits torrents  mordants vols planés des libellules sauts extatiques des sauterelles et frissonnements serpents qui coulent le long de nos sanglots insolence dissolue et l’envergure de nos sens, mêlées moi qui t’aime et toi que tremble sommets neigeux des rouges carmins moisson des carnation parme et la hauteur les élongation dans la largeur des cèdres cèdent sous les vents en vrillent les épices de sève se tordent sous les  mots grelots galopent antilope sourire l’agilité des phrases griots V majuscule à la la ritournelle variations balsamiques déraison un orage de queues en gerbe    icebergs de feu on n’en voit que la face immergée allume  flambent par endroit se refuse à s’éteindre et distillent une liqueur un jus de tous les murmures des fruits, vert à l’envie eau gelée dans cette casserole qui boue des courbes  de nos nuits cette cuisson à même nos poils nous remonte des fonds inaccessibles sauf quand tes doigts  noirs incantation du chant des chairs charment les envies glissando frétillent des émotions à fleur de peau enrouement des remous roses dans les fils en aval brusques inclinaisons cristallines déciment  à l’ôeme, cataracte enfle l’oedème confus une avalanche tremble et dévale membres pentus et grammaires ardues toi dans la cuisine tu touilles et tournes  nos préparations des saveurs  clignotent en jus de couleurs, ce sont les souffles des pousses de la terre, légumes arbres lianes et champignon racines et décoction feuilles qui trempent salivent remuent s’ébrouent calines et pralin râle sirop âpre et rêche broussailles nous frottent le cuir en grandes brassées de tendresse   ; inventer , faire briller les mots de peau, refléter les fleuves d’égarements nos gares des sentiments ces traineaux circulent à cœur et nos corps les brillances acérées des éclats de roches saignent à vifs en surface les nerfs tempêtent naufrage des plissures de figues je retrouve les geste et frappe les rondeurs des galets  la soif dans nos veines ce rythme cède décède  entrouvre  les débauches qui émeraudes et  lupus somme des lapis-lazuli à l’embouchure de nos lèvres fleurs liserées bouches écarlates ouvertes en attente d’un signe incongru dents tonitruantes  ou salves blanches pétale blanc sur un fond rouge la langue délicatesse si fine chevrotante et sur le sentier en remontant le long des côtes indigènes noie indigo ou flute indignes insiste dans les vallées et livre partition des échos laisse débouler les éboulements des gorges aux pieds là se réfractent brutalement les œillets déplient la noyade illicite

ou pêche ou cerises


respirer

et respirer , seulement respirer, écouter les grenouilles et mâcher un brin d’herbe gouteux

en pensant à ce qui me manque
en reprenant des forces pour me donner les moyens d’aller là où je veux  aller, où je te rêvais où tes yeux me disaient vient

songer à ton visage, cette flagrance de l’être, ces emmêlements de la vie qui nous frôlait, nous nourrissait
ce bonheur sage ton incendie

se dire que jamais femme si proche ne  m’a touché, comment te dire sans que cela semble éculé que je voyais en toi tout ce que j’aime tout ce que j’aurai voulu partager, parce que je te sentais si proche et que tu m’entrainais si loin, ou plutot je me ravissais de voir enfin mon rêve à mes cotés

même si sans doute j’en étais si loin, incapable par mes maladresses et mes dérives, mes retards, mon aveuglement et ma peur de vivre

et même si ta liberté et ton gout pour ce que tu ne connais pas encore que tu déguste, le plein le fin-fond de la vie, ton désir à fleur d’eau, les recoins de l’amour t’entrainaient déjà si loin

moi, rivage noir, tourbe ou rochers gris

oh le beau bateau blanc que tu voyais ou les oiseaux au loin, les brumes de la baie peut être, les poissons des lueurs

ce rêve et ces désirs

moi cormoran hagard pourtant amoureux mais  pesant

alors que de voler, danser et rire, vivre jusqu’à la démesure

ou est ce que je n’ai su te dire, te montrer que moi aussi

aujourd’hui tu es loin et je me dois de garder, rejoindre s’il se peut ce que l’on a entrevu, ensemble ces deux mots et que je porte à mon cou cette pierre ces deux boucles et que je serre à défaut de ta peau


assis sur la grève ma tristesse tente  d’être fidèle à l’amour que j’ai perçu

ton éclats dans tes yeux tes cheveux à mon cou



Duende Concha Buika

CONCHA BUIKA et son myspace

« Un artiste n’est pas celui qui chante ou peint, mais celui qui fait de sa vie un art. »
« Pour moi, la qualité de la musique ne dépend pas de la voix, mais de l’histoire qu’elle véhicule, car la voix fluctue avec les circonstances. Ma voix n’est pas spéciale, je ne l’ai pas travaillée car personne ne peut m’apprendre comment chanter. Toutes les voix sont belles si elles disent des sentiments. »
« Je ne sais pas ce qu’est l’âme ou la soul. Pour moi, le cœur est un muscle, un point c’est tout, et pour tout vous dire au plus profond de mon cœur, il n’y a que du sang ! »

Le duende de la vie est un prérequis ! chanter peindre taper sur des barils ou les murs pour empêcher les voisins de dormir

skuds à l’oval de la nuit

Noire dans l’obscurité du jour ma peau se fripe  ne peut respirer picorent les pores surexcités les charmes de la nuit blanche divaguent  au clair de la lune mon ami le meunier bourré fait tourner ses pales à vent tordu d’un fou rire le torrent de la voie lactée

les aiguilles de l’horloge  les chiffres s’acharnent dans les ombres chiennes du clair obscur sombrent elles aboient celles-ci ces cercles concentriques torsades de pythons cette vapeur froide karma  dans mon lit la flaque de la marée humaine amarre  lunaire les sens lancent l’hameçon dans ma chair l’angoisse va à la pêche tire un harpon ce sont les brûlures de ne pouvoir dormir se retourne l’ombre rigolarde de Cunégonde déjantée la passiflore abusée sillonne s’illusionne enfantée d’un désir nauséabond

givre argenté gorge arrosée

ton autre vie ton jardin de broussailles tes orties et mes chardons  si tendre fauchent le sommeil  j’y entasse barriques des bottes de radis les bourriques bâtées des balles de foin où je voudrai mettre le feu comme à un teepee de paille tes bombes fusées la nuit de tes corps sages décolletées un bon écobuage ou lancer mon troupeau de chèvres à l’assaut des marguerites sauvages des dents brouter les clocheslunes sans paillettes et chèvrefeuilles secoués à la buée comme aux bijoux d’une jupe aux couleurs de nuages troués mais rapiécés

j’inonde et tes sept vies me poussent en grillage les corsages voltigent  la peau vacille  en dedans cette jachère se noie dans l’inouïe ressac de couchage la capuche de marque quechua ou le sac plastique étouffe au vent des sommets des cèdres d’Ossau les pieds nus les poils rayonnant brulent au feu fluide et jaillit les spasmes des entailles l’aigue sulfureuse qui goute la flotte insistante mûre de jouissance libère les va et vient du sang au creux du volcan marécage buccal marée ou cage les affluents des deux saules des trois ruisseaux stagnent en lac dans les rives du lit asséché poissons le ventre à l’air la bouche ouverte les branchies débranchées mais halètent et crèvent d’un excès de liqueur ou d’heurts

dors

il faudrait labourer à grand jets  l’incendie cette forêt rousse et l’humus des jus des mangues cette bouche démange cette langue racle le fond des sillons s’abreuve cherche à épuiser la source socle puisatier de l’entrejambe  les tresses par bribes recouvrent l’oral du délire noctambule

j’abonde je bande au bord de l’insistance ton visage qui coule comme une eau dégouline sans fond sans fard ni trompe ni battements de tes poils qui me poussent en crête de coq

cinq ovales m’indélébilent

souche lactée pénétrer les trous noirs de la mémoire congère la piste noire bat aux tempes d’un dos crispé,

m’empêchent de dormir


le vent habite ici

moi dans le vent,  le vif  la lumière qui scintille ,
du bout des feuilles les  doigts sur le bleu intense  m’apporte des brassées

j’aime

les fruits des frissons

et mes branches laissent filer le reste sans même vouloir le voir, les fesses d’orages qui laissent k.o ce vent là mes bras mes branches mon sol guérite le détournent

hagard et en déroute

les sols des tourments d’un revers,  face à cul  les deux faces du monde qui pourtant surement ne font qu’une

élongations du secret

fils dérisoires les issues

insensible le fouet du vent irrite

claque des sourcils

feuilles endiablées jouent la valse triste quand s’enfle l’océan lobes de peau, roulis de cafard réminiscences dans les glissades des sexes à l’envie cette chevelure dénouée réveille la joie à l’autre à rebrousse bourre c’est qu’elle s’emmêle où brille le corps encore à corps valse longue de la courbure des enjouées acerbes

râles des ruts

racle renâcle feuille de nacre détournée déjouée l’autre joue pour elle celle indécente du coeur du vent et l’autre assoiffée dessale fesse à fesse cul à cul ou bouche à bouche ou bouche à cul fesse à main

que sais-je

l’ai-je l’air

cuite la distance rue

goutte ou dégoutte loin de l’oeil de paix renoncule s’ose boa s’enroule là ou le fleuve s’enverge on dirait envergure pour faire croire mais le faut il quand la brutalité se hausse se gausse  s’échauffe

joue de l’air car tout en lui jouit de s’en remettre au tronc et du tronc à la terre aux mousses qui le lient le recouvrent caresses douces et poursuites intime dans les filets d’ eau les sèves les sucs l’instant embrasse deux tignasses par paire deux seins deux cuisses ramènent à la peau le bouillonnement des ivresse que la main remonte des creux et puise s »épuise quand la solitude ce serait  jouir du sel qui vivre vibre sans oser se détacher, peut être le tordre ce sort de ne savoir se déhancher  à l’inconnu du vol

pourtant la sève salive elle palpite du feu l’écorce vert rouge de sang, ce gonflement irrupte ou nage passage en reflux, rage du plexus décharge ventre à terre tête à tête avec le ciel inapte darde et tarde à secouer l’enflement des copulations, des bois rames sans sens à la barre des eaux de nuit des clairs de jour des songes  d’éclair, des jet  cascadent au vases des courbes fluides, les courses trempées des plongées mouillés désirs d’un pleur

folie la fleur lin veuve coton le pollen laissé au vent


prompt le vrombissement du temps

éparses à la jointure les giclures des pétales s’étoilent et euphories scandent yeux à yeux

tordus

et plombent le torse

et basse l’incohérence des deux écorces

bombe dans une rayure de l »âme, éclatement d’un coeur du corps qui suinte


Le courage

le courage

au milieu de ma tristesse je me relève, je regarde et j’admets, la vie a ses formes multiple et que l’amour rebondit sans cesse, c’est être vivant tant qu’on a un souffle, c’est se laisser pousser par le désir et laisser grandir la vie en soi, oser laisser couler cette envie, tant que mon regard brille,

je marche, …

rose petite rose tout autours de la terre

j’ai remonté le fil du temps en m’agrippant à la beauté, fleur de vie flor de la libertad,