et rien de plus
las, sans comprendre les fourmis rouges à l’œuvre grignotent les monticules de ce qui ne sert plus à rien, les dépôts s’étendent en épandage gondolent n’est qu’accumulation des sédiments ensablés, criards ou blafards tissages des bouts du hasard est ce là mon existence abrupte ? qui des hommes des femmes ? tout ce que j’ai perçu, mots désirs jetés à la face ces bouts de fils ces trames déchirées ces boues qui recouvrent ça et là où le potier pétrit la glaise,
tamis ces éclairs de lucidité, ces obscurités monacales ces ogives écroulées,
fille cette étoile les branches atteignant à toutes les galaxies les nébuleuses illuminent les moindres insectes, légumes poussent des plafonds du cosmos s’illumine la mémoire à la vitesse de la lumière,
c’est une image
il suffit qu’elle eut été là et que j’en sois irradié, transformé, mes fourmis métaphoriques ce beau feu de joie l’inutile et de l’illusoire, un bonfire ou j’ai jeté à pleines brassées ce qui n’avait pas de sens traces éparses de l’errance la nostalgie éclaire le temps à se jouir vivant vibrer les muscle et à saliver le soleil je perçois cette vitalité je la vois arriver en courant tourner et tourne, rien de plus et le corps tendu à rompre chaque jour encore répété , même la tristesse n’est rien de plus et tout est dit sauf que cela n’a pas de fin l’énergie jusqu’à la mort qui arrête, nette
celui qui ne bouge pas, qui plonge son songe dans les étoiles, se suffit des éclats de mots, s’isole dans une couche du temps il est déja mort pour ‘essentiel, il se recouvre des couvertures qui le dévorent, reste cette fine courbure que tu sens dans la douleur, ton désir et ta joie et qu’il faut retenir, paf au feu tout ce qui ne sert qu’a te détruire, efface! brule! secoue ces bottes de paille qui t’habillent, oublie ce que tu as pu être c’est sans rapport avec ce que tu es, souffle ce jet essentiel si ce t’est un tombeau au présent,images galeuses d’une hésitation à franc parler et clair dire et net !il faudrait tout biffer et sans s’en remettre
quoi ces fourmis ? ce sont des grignotement la vie qui s’ajourent la vérité dans la danse, mouvement l’énergie dévastatrice, si calme qu’elle est folie si folle qu’elle est éprouvée dans la douceur , ces mots n’ont plus cours il faut aller les noyer dans le fleuve, les laisser aller à l’eau, l’eau parce qu’elle reflète les images, la roche elle déchire ta peau et te fait gicler le sang, ça suffit
te déparer j’appelle inutile ce qui t’alourdit
une glu le cœur est figé, givré, bouché flammes et les muqueuses, libéré les fatras le mot cœur n’est que là où bat cette pression du sang, je tente de t’inclure dans la respiration bout de vie dans l’immensité, vide? toi non animal ni plante ni étoile ni fleuve ni mer, ni plomb ni émeraude ni rose des sables ou écume de mer, suite de lettres qui ne veulent rien dire, pression des doigts sur la toile ou mouvement de rage ou douceur ou voltige de vertige,
vol vers l’élancement
prends toi tout simplement, respire
tu n’es que ça
fait attention aux masques les mots que tu connais, inventes en d’autres, oublie les images
seul
seuil des étoiles
dans la nuit noire
ton cerveau plein de ce qui grouille, berlue d’un effondrement qui pour l’instant te maintient à terre dans une tristesse muette, pendant que la course folle continue copule va vif au corps, gémit corps au corps et que je vois,
moi je dois décrisper le dos, laisser le sexe se dresser et s’enthousiasmer, me parer dans ma nudité et fier me pavaner?
laissé par terre une vie inutile
errer me taire
bougre de vie ton corps vit agite le
dans tout ce qui y’a faire ? oui faire de toute façon , créer et s’en foutre , presque avec rage ! tout ce qu’il y a à faire , y ‘a rien à choisir faut prendre ce qui vient être disponible , donner, répondre et laisser aller
les gens au soleil du marché ce matin et une certaine Biquette libre me l’ont appris, enfin , y’a qu’à ; allez bougre, faut t’en remettre à tout ce qui bouge avant que la poussière ne te recouvre
chaque phrase m’est prétexte à un délire d’écriture, à exciter un poème,
s’enliser, lire à reculons et chasser la fatigue d’avoir trop , trop peu ou pas assez
si j’en devient fou et
chaque regard chaque émotion m’est un appel à sombrer dans mes tréfonds, à succomber à mes désirs et mon en-vie , pas si simple
mais y’a qu’à ouvrir les yeux pour voir que c’est comme ça que ça marche
quitte à se jeter en avant dans le vide de
s’en savoir quoi je touche et me rouler du haut de la pente, en avant sombrer dans l’engout
la langue
il y a tant d’expression que tu ne connais pas …. et que tu inventes , aussi ! il faut improviser et se jeter à l’eau de la langue, lécher les vaguelettes des lueurs qui sont les langues luisantes des poissons géants, béances bleues rouges et les écailles translucides reflètent les insomnies du soleil le nuit délimite le sang du soleil chanvre dans le poivre de la voix, replis caverneux et luminescences les raies rares d’une kora cordes qui dardent balafre bal balafon ombrages sourds ambigus ce sont les bruns les gris des humus des enlacements passés où s’enracinent les rhizomes et les élégances sauvages éperdues les noces émues les enfances des émotions qui remontent en duo se perdent dans les détours des nombres et les lettres des feuillages fleurissent en boutons créoles s’épanouissent en corolles se déposent pollen rampent frôlement de nos ventres gémissement en gisements envahissant nos crachats de braise dans les creux et les rebours jaillissent prisme et tes éclats jetés ça et là dans les veines de nos amours orange pelure zest ivre nos accents circonflexes mordent l’anche calment nos désinvoltures devant nos aises on ose glisser et se laisser détaler arracher les désillusions dans les buissons d’épines enluminés des poils des chèvres nos peaux ruisseaux crissent des affleurements comme des trous d’airs agitent des remous en spirale cornes e bouc et couvertures tissées grattent et irritent quand les langues ahuries dans les déviances des courants, les brusques marées noires ou des saumons surgissent à l’improviste à l’emporte pièce une broche qui tourne inlassablement remonte les stridences des gammes le corps à crin se flatte d’un amoncellement babylonien de gemmes ruses qui s’effritent la charge hippique ou épique ou porc-épic hérisse les bataillons des montées de frissonnements os azuré et brume d’une couche égale en pièce-montée des remontées des surprises éprises s’effilochent les bribes et les lavis des spasmes virgule et point final à la sirène fixe crainte la rigidité cadavérique de la syntaxe organique et meurt insensiblement c’est l’iris des barres de l’encagement, secoués enjoués le jeu en cascades des flots barques naviguent à vue à pique bruits torrents mordants vols planés des libellules sauts extatiques des sauterelles et frissonnements serpents qui coulent le long de nos sanglots insolence dissolue et l’envergure de nos sens, mêlées moi qui t’aime et toi que tremble sommets neigeux des rouges carmins moisson des carnation parme et la hauteur les élongation dans la largeur des cèdres cèdent sous les vents en vrillent les épices de sève se tordent sous les mots grelots galopent antilope sourire l’agilité des phrases griots V majuscule à la la ritournelle variations balsamiques déraison un orage de queues en gerbe icebergs de feu on n’en voit que la face immergée allume flambent par endroit se refuse à s’éteindre et distillent une liqueur un jus de tous les murmures des fruits, vert à l’envie eau gelée dans cette casserole qui boue des courbes de nos nuits cette cuisson à même nos poils nous remonte des fonds inaccessibles sauf quand tes doigts noirs incantation du chant des chairs charment les envies glissando frétillent des émotions à fleur de peau enrouement des remous roses dans les fils en aval brusques inclinaisons cristallines déciment à l’ôeme, cataracte enfle l’oedème confus une avalanche tremble et dévale membres pentus et grammaires ardues toi dans la cuisine tu touilles et tournes nos préparations des saveurs clignotent en jus de couleurs, ce sont les souffles des pousses de la terre, légumes arbres lianes et champignon racines et décoction feuilles qui trempent salivent remuent s’ébrouent calines et pralin râle sirop âpre et rêche broussailles nous frottent le cuir en grandes brassées de tendresse ; inventer , faire briller les mots de peau, refléter les fleuves d’égarements nos gares des sentiments ces traineaux circulent à cœur et nos corps les brillances acérées des éclats de roches saignent à vifs en surface les nerfs tempêtent naufrage des plissures de figues je retrouve les geste et frappe les rondeurs des galets la soif dans nos veines ce rythme cède décède entrouvre les débauches qui émeraudes et lupus somme des lapis-lazuli à l’embouchure de nos lèvres fleurs liserées bouches écarlates ouvertes en attente d’un signe incongru dents tonitruantes ou salves blanches pétale blanc sur un fond rouge la langue délicatesse si fine chevrotante et sur le sentier en remontant le long des côtes indigènes noie indigo ou flute indignes insiste dans les vallées et livre partition des échos laisse débouler les éboulements des gorges aux pieds là se réfractent brutalement les œillets déplient la noyade illicite
ou pêche ou cerises
respirer
et respirer , seulement respirer, écouter les grenouilles et mâcher un brin d’herbe gouteux
en pensant à ce qui me manque
en reprenant des forces pour me donner les moyens d’aller là où je veux aller, où je te rêvais où tes yeux me disaient vient
songer à ton visage, cette flagrance de l’être, ces emmêlements de la vie qui nous frôlait, nous nourrissait
ce bonheur sage ton incendie
se dire que jamais femme si proche ne m’a touché, comment te dire sans que cela semble éculé que je voyais en toi tout ce que j’aime tout ce que j’aurai voulu partager, parce que je te sentais si proche et que tu m’entrainais si loin, ou plutot je me ravissais de voir enfin mon rêve à mes cotés
même si sans doute j’en étais si loin, incapable par mes maladresses et mes dérives, mes retards, mon aveuglement et ma peur de vivre
et même si ta liberté et ton gout pour ce que tu ne connais pas encore que tu déguste, le plein le fin-fond de la vie, ton désir à fleur d’eau, les recoins de l’amour t’entrainaient déjà si loin
moi, rivage noir, tourbe ou rochers gris
oh le beau bateau blanc que tu voyais ou les oiseaux au loin, les brumes de la baie peut être, les poissons des lueurs
ce rêve et ces désirs
moi cormoran hagard pourtant amoureux mais pesant
alors que de voler, danser et rire, vivre jusqu’à la démesure
ou est ce que je n’ai su te dire, te montrer que moi aussi
aujourd’hui tu es loin et je me dois de garder, rejoindre s’il se peut ce que l’on a entrevu, ensemble ces deux mots et que je porte à mon cou cette pierre ces deux boucles et que je serre à défaut de ta peau
assis sur la grève ma tristesse tente d’être fidèle à l’amour que j’ai perçu
ton éclats dans tes yeux tes cheveux à mon cou
les voix
Duende Concha Buika
« Un artiste n’est pas celui qui chante ou peint, mais celui qui fait de sa vie un art. »
« Pour moi, la qualité de la musique ne dépend pas de la voix, mais de l’histoire qu’elle véhicule, car la voix fluctue avec les circonstances. Ma voix n’est pas spéciale, je ne l’ai pas travaillée car personne ne peut m’apprendre comment chanter. Toutes les voix sont belles si elles disent des sentiments. »
« Je ne sais pas ce qu’est l’âme ou la soul. Pour moi, le cœur est un muscle, un point c’est tout, et pour tout vous dire au plus profond de mon cœur, il n’y a que du sang ! »
Le duende de la vie est un prérequis ! chanter peindre taper sur des barils ou les murs pour empêcher les voisins de dormir
skuds à l’oval de la nuit
Noire dans l’obscurité du jour ma peau se fripe ne peut respirer picorent les pores surexcités les charmes de la nuit blanche divaguent au clair de la lune mon ami le meunier bourré fait tourner ses pales à vent tordu d’un fou rire le torrent de la voie lactée
les aiguilles de l’horloge les chiffres s’acharnent dans les ombres chiennes du clair obscur sombrent elles aboient celles-ci ces cercles concentriques torsades de pythons cette vapeur froide karma dans mon lit la flaque de la marée humaine amarre lunaire les sens lancent l’hameçon dans ma chair l’angoisse va à la pêche tire un harpon ce sont les brûlures de ne pouvoir dormir se retourne l’ombre rigolarde de Cunégonde déjantée la passiflore abusée sillonne s’illusionne enfantée d’un désir nauséabond
givre argenté gorge arrosée
ton autre vie ton jardin de broussailles tes orties et mes chardons si tendre fauchent le sommeil j’y entasse barriques des bottes de radis les bourriques bâtées des balles de foin où je voudrai mettre le feu comme à un teepee de paille tes bombes fusées la nuit de tes corps sages décolletées un bon écobuage ou lancer mon troupeau de chèvres à l’assaut des marguerites sauvages des dents brouter les clocheslunes sans paillettes et chèvrefeuilles secoués à la buée comme aux bijoux d’une jupe aux couleurs de nuages troués mais rapiécés
j’inonde et tes sept vies me poussent en grillage les corsages voltigent la peau vacille en dedans cette jachère se noie dans l’inouïe ressac de couchage la capuche de marque quechua ou le sac plastique étouffe au vent des sommets des cèdres d’Ossau les pieds nus les poils rayonnant brulent au feu fluide et jaillit les spasmes des entailles l’aigue sulfureuse qui goute la flotte insistante mûre de jouissance libère les va et vient du sang au creux du volcan marécage buccal marée ou cage les affluents des deux saules des trois ruisseaux stagnent en lac dans les rives du lit asséché poissons le ventre à l’air la bouche ouverte les branchies débranchées mais halètent et crèvent d’un excès de liqueur ou d’heurts
dors
il faudrait labourer à grand jets l’incendie cette forêt rousse et l’humus des jus des mangues cette bouche démange cette langue racle le fond des sillons s’abreuve cherche à épuiser la source socle puisatier de l’entrejambe les tresses par bribes recouvrent l’oral du délire noctambule
j’abonde je bande au bord de l’insistance ton visage qui coule comme une eau dégouline sans fond sans fard ni trompe ni battements de tes poils qui me poussent en crête de coq
cinq ovales m’indélébilent
souche lactée pénétrer les trous noirs de la mémoire congère la piste noire bat aux tempes d’un dos crispé,
m’empêchent de dormir
le vent habite ici
moi dans le vent, le vif la lumière qui scintille ,
du bout des feuilles les doigts sur le bleu intense m’apporte des brassées
j’aime
les fruits des frissons
et mes branches laissent filer le reste sans même vouloir le voir, les fesses d’orages qui laissent k.o ce vent là mes bras mes branches mon sol guérite le détournent
hagard et en déroute
les sols des tourments d’un revers, face à cul les deux faces du monde qui pourtant surement ne font qu’une
élongations du secret
fils dérisoires les issues
insensible le fouet du vent irrite
claque des sourcils
feuilles endiablées jouent la valse triste quand s’enfle l’océan lobes de peau, roulis de cafard réminiscences dans les glissades des sexes à l’envie cette chevelure dénouée réveille la joie à l’autre à rebrousse bourre c’est qu’elle s’emmêle où brille le corps encore à corps valse longue de la courbure des enjouées acerbes
râles des ruts
racle renâcle feuille de nacre détournée déjouée l’autre joue pour elle celle indécente du coeur du vent et l’autre assoiffée dessale fesse à fesse cul à cul ou bouche à bouche ou bouche à cul fesse à main
que sais-je
l’ai-je l’air
cuite la distance rue
goutte ou dégoutte loin de l’oeil de paix renoncule s’ose boa s’enroule là ou le fleuve s’enverge on dirait envergure pour faire croire mais le faut il quand la brutalité se hausse se gausse s’échauffe
joue de l’air car tout en lui jouit de s’en remettre au tronc et du tronc à la terre aux mousses qui le lient le recouvrent caresses douces et poursuites intime dans les filets d’ eau les sèves les sucs l’instant embrasse deux tignasses par paire deux seins deux cuisses ramènent à la peau le bouillonnement des ivresse que la main remonte des creux et puise s »épuise quand la solitude ce serait jouir du sel qui vivre vibre sans oser se détacher, peut être le tordre ce sort de ne savoir se déhancher à l’inconnu du vol
pourtant la sève salive elle palpite du feu l’écorce vert rouge de sang, ce gonflement irrupte ou nage passage en reflux, rage du plexus décharge ventre à terre tête à tête avec le ciel inapte darde et tarde à secouer l’enflement des copulations, des bois rames sans sens à la barre des eaux de nuit des clairs de jour des songes d’éclair, des jet cascadent au vases des courbes fluides, les courses trempées des plongées mouillés désirs d’un pleur
folie la fleur lin veuve coton le pollen laissé au vent
prompt le vrombissement du temps
éparses à la jointure les giclures des pétales s’étoilent et euphories scandent yeux à yeux
tordus
et plombent le torse
et basse l’incohérence des deux écorces
bombe dans une rayure de l »âme, éclatement d’un coeur du corps qui suinte
Le courage
le courage
au milieu de ma tristesse je me relève, je regarde et j’admets, la vie a ses formes multiple et que l’amour rebondit sans cesse, c’est être vivant tant qu’on a un souffle, c’est se laisser pousser par le désir et laisser grandir la vie en soi, oser laisser couler cette envie, tant que mon regard brille,
je marche, …
rose petite rose tout autours de la terre






