le vent habite ici

moi dans le vent,  le vif  la lumière qui scintille ,
du bout des feuilles les  doigts sur le bleu intense  m’apporte des brassées

j’aime

les fruits des frissons

et mes branches laissent filer le reste sans même vouloir le voir, les fesses d’orages qui laissent k.o ce vent là mes bras mes branches mon sol guérite le détournent

hagard et en déroute

les sols des tourments d’un revers,  face à cul  les deux faces du monde qui pourtant surement ne font qu’une

élongations du secret

fils dérisoires les issues

insensible le fouet du vent irrite

claque des sourcils

feuilles endiablées jouent la valse triste quand s’enfle l’océan lobes de peau, roulis de cafard réminiscences dans les glissades des sexes à l’envie cette chevelure dénouée réveille la joie à l’autre à rebrousse bourre c’est qu’elle s’emmêle où brille le corps encore à corps valse longue de la courbure des enjouées acerbes

râles des ruts

racle renâcle feuille de nacre détournée déjouée l’autre joue pour elle celle indécente du coeur du vent et l’autre assoiffée dessale fesse à fesse cul à cul ou bouche à bouche ou bouche à cul fesse à main

que sais-je

l’ai-je l’air

cuite la distance rue

goutte ou dégoutte loin de l’oeil de paix renoncule s’ose boa s’enroule là ou le fleuve s’enverge on dirait envergure pour faire croire mais le faut il quand la brutalité se hausse se gausse  s’échauffe

joue de l’air car tout en lui jouit de s’en remettre au tronc et du tronc à la terre aux mousses qui le lient le recouvrent caresses douces et poursuites intime dans les filets d’ eau les sèves les sucs l’instant embrasse deux tignasses par paire deux seins deux cuisses ramènent à la peau le bouillonnement des ivresse que la main remonte des creux et puise s »épuise quand la solitude ce serait  jouir du sel qui vivre vibre sans oser se détacher, peut être le tordre ce sort de ne savoir se déhancher  à l’inconnu du vol

pourtant la sève salive elle palpite du feu l’écorce vert rouge de sang, ce gonflement irrupte ou nage passage en reflux, rage du plexus décharge ventre à terre tête à tête avec le ciel inapte darde et tarde à secouer l’enflement des copulations, des bois rames sans sens à la barre des eaux de nuit des clairs de jour des songes  d’éclair, des jet  cascadent au vases des courbes fluides, les courses trempées des plongées mouillés désirs d’un pleur

folie la fleur lin veuve coton le pollen laissé au vent


prompt le vrombissement du temps

éparses à la jointure les giclures des pétales s’étoilent et euphories scandent yeux à yeux

tordus

et plombent le torse

et basse l’incohérence des deux écorces

bombe dans une rayure de l »âme, éclatement d’un coeur du corps qui suinte


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