skuds à l’oval de la nuit

Noire dans l’obscurité du jour ma peau se fripe  ne peut respirer picorent les pores surexcités les charmes de la nuit blanche divaguent  au clair de la lune mon ami le meunier bourré fait tourner ses pales à vent tordu d’un fou rire le torrent de la voie lactée

les aiguilles de l’horloge  les chiffres s’acharnent dans les ombres chiennes du clair obscur sombrent elles aboient celles-ci ces cercles concentriques torsades de pythons cette vapeur froide karma  dans mon lit la flaque de la marée humaine amarre  lunaire les sens lancent l’hameçon dans ma chair l’angoisse va à la pêche tire un harpon ce sont les brûlures de ne pouvoir dormir se retourne l’ombre rigolarde de Cunégonde déjantée la passiflore abusée sillonne s’illusionne enfantée d’un désir nauséabond

givre argenté gorge arrosée

ton autre vie ton jardin de broussailles tes orties et mes chardons  si tendre fauchent le sommeil  j’y entasse barriques des bottes de radis les bourriques bâtées des balles de foin où je voudrai mettre le feu comme à un teepee de paille tes bombes fusées la nuit de tes corps sages décolletées un bon écobuage ou lancer mon troupeau de chèvres à l’assaut des marguerites sauvages des dents brouter les clocheslunes sans paillettes et chèvrefeuilles secoués à la buée comme aux bijoux d’une jupe aux couleurs de nuages troués mais rapiécés

j’inonde et tes sept vies me poussent en grillage les corsages voltigent  la peau vacille  en dedans cette jachère se noie dans l’inouïe ressac de couchage la capuche de marque quechua ou le sac plastique étouffe au vent des sommets des cèdres d’Ossau les pieds nus les poils rayonnant brulent au feu fluide et jaillit les spasmes des entailles l’aigue sulfureuse qui goute la flotte insistante mûre de jouissance libère les va et vient du sang au creux du volcan marécage buccal marée ou cage les affluents des deux saules des trois ruisseaux stagnent en lac dans les rives du lit asséché poissons le ventre à l’air la bouche ouverte les branchies débranchées mais halètent et crèvent d’un excès de liqueur ou d’heurts

dors

il faudrait labourer à grand jets  l’incendie cette forêt rousse et l’humus des jus des mangues cette bouche démange cette langue racle le fond des sillons s’abreuve cherche à épuiser la source socle puisatier de l’entrejambe  les tresses par bribes recouvrent l’oral du délire noctambule

j’abonde je bande au bord de l’insistance ton visage qui coule comme une eau dégouline sans fond sans fard ni trompe ni battements de tes poils qui me poussent en crête de coq

cinq ovales m’indélébilent

souche lactée pénétrer les trous noirs de la mémoire congère la piste noire bat aux tempes d’un dos crispé,

m’empêchent de dormir


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