la langue

il y a tant d’expression que tu ne connais pas …. et que tu inventes , aussi ! il faut improviser et se jeter à l’eau de la langue, lécher les vaguelettes des lueurs qui sont les langues luisantes des poissons géants, béances bleues rouges et les écailles translucides reflètent les insomnies du soleil le nuit délimite le sang du soleil chanvre dans le poivre de la voix, replis caverneux et luminescences les raies rares d’une kora cordes qui dardent balafre bal balafon  ombrages sourds ambigus ce sont les bruns les gris des humus des enlacements passés où  s’enracinent les rhizomes et les élégances sauvages éperdues les noces émues les enfances des  émotions qui remontent en duo se perdent dans les détours des nombres et les lettres des feuillages fleurissent en boutons créoles s’épanouissent en corolles se déposent pollen rampent frôlement de nos ventres gémissement en gisements envahissant nos crachats de braise dans les creux et les rebours  jaillissent prisme et tes éclats jetés ça et là dans les veines de nos amours orange pelure zest ivre nos accents circonflexes mordent l’anche calment nos désinvoltures devant nos aises on ose glisser et se laisser détaler arracher les désillusions dans les buissons d’épines enluminés des poils des chèvres nos peaux ruisseaux crissent des affleurements comme des trous d’airs agitent des remous en spirale cornes e bouc et  couvertures tissées grattent et irritent quand les  langues ahuries dans les déviances des courants, les brusques marées noires ou des saumons surgissent à l’improviste à l’emporte pièce une broche qui tourne inlassablement remonte les stridences des gammes le corps à crin se flatte d’un amoncellement babylonien  de gemmes ruses qui s’effritent la charge hippique ou épique ou porc-épic  hérisse les bataillons des montées de frissonnements os azuré et brume d’une couche égale en pièce-montée des remontées des surprises éprises s’effilochent les bribes et les lavis des spasmes virgule et point final à la sirène fixe crainte la rigidité cadavérique de la syntaxe organique et meurt insensiblement c’est l’iris des barres de l’encagement, secoués enjoués le jeu en cascades des flots barques naviguent à vue à pique bruits torrents  mordants vols planés des libellules sauts extatiques des sauterelles et frissonnements serpents qui coulent le long de nos sanglots insolence dissolue et l’envergure de nos sens, mêlées moi qui t’aime et toi que tremble sommets neigeux des rouges carmins moisson des carnation parme et la hauteur les élongation dans la largeur des cèdres cèdent sous les vents en vrillent les épices de sève se tordent sous les  mots grelots galopent antilope sourire l’agilité des phrases griots V majuscule à la la ritournelle variations balsamiques déraison un orage de queues en gerbe    icebergs de feu on n’en voit que la face immergée allume  flambent par endroit se refuse à s’éteindre et distillent une liqueur un jus de tous les murmures des fruits, vert à l’envie eau gelée dans cette casserole qui boue des courbes  de nos nuits cette cuisson à même nos poils nous remonte des fonds inaccessibles sauf quand tes doigts  noirs incantation du chant des chairs charment les envies glissando frétillent des émotions à fleur de peau enrouement des remous roses dans les fils en aval brusques inclinaisons cristallines déciment  à l’ôeme, cataracte enfle l’oedème confus une avalanche tremble et dévale membres pentus et grammaires ardues toi dans la cuisine tu touilles et tournes  nos préparations des saveurs  clignotent en jus de couleurs, ce sont les souffles des pousses de la terre, légumes arbres lianes et champignon racines et décoction feuilles qui trempent salivent remuent s’ébrouent calines et pralin râle sirop âpre et rêche broussailles nous frottent le cuir en grandes brassées de tendresse   ; inventer , faire briller les mots de peau, refléter les fleuves d’égarements nos gares des sentiments ces traineaux circulent à cœur et nos corps les brillances acérées des éclats de roches saignent à vifs en surface les nerfs tempêtent naufrage des plissures de figues je retrouve les geste et frappe les rondeurs des galets  la soif dans nos veines ce rythme cède décède  entrouvre  les débauches qui émeraudes et  lupus somme des lapis-lazuli à l’embouchure de nos lèvres fleurs liserées bouches écarlates ouvertes en attente d’un signe incongru dents tonitruantes  ou salves blanches pétale blanc sur un fond rouge la langue délicatesse si fine chevrotante et sur le sentier en remontant le long des côtes indigènes noie indigo ou flute indignes insiste dans les vallées et livre partition des échos laisse débouler les éboulements des gorges aux pieds là se réfractent brutalement les œillets déplient la noyade illicite

ou pêche ou cerises


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