le jus pressé

Qu’est ce qui vous fait croire que le mépris n’atteint pas la colère ? Tyerabarrbowaryaou

© peinture de Fiona Foley Sawfish & WahWonglge

La réponse à la colère n’est pas facilement donnée, pourquoi la colère ? quand dans la rue le monde semble hérissé de ses piquants si bien que la relation est souvent découragée ou transformée en rapport de force, quand s’impose une violence sure de son bon droit décrété de toute humanité, ce à quoi on oppose le gout de vivre, reste de vitalité laissée en flaque ou surnageant dans le désert comme un nuage d’eau ; et l’on se sent laissé là, quand la pression des décideurs rend l’air irrespirable ; et que tout autour la sècheresse et le semblant de joie est ce la peur qui se cache, ils signifient que l’on s’adapte et que l’on se conforme, on fini par s’y faire , pensent ils. et qu’il résume dans ce mot

Toute une succession de rangs d’appartenance semble irradier d’un centre, famille, amour, amis, quartier, langue … les cercles vont en s’évanouissant alors qu’ils s’éloignent et se mêlent jusqu’à devenir illisibles ou invisibles, le centre semble, lui, protégé et n’est pas exposé ; on sait bien qu’il est là et qu’il pulse le nombre incalculable de ses remparts, d’ailleurs c’est peut être que l’on a décidé de ne pas l’apercevoir car ses razzias sont des incursions bien visibles, on ne voit qu’elles, émanation du pouvoir et de l’échafaudage de la permanence.

Il semble que l’on soit pris dans le cercle, dans un des cercles, à l’intersection des spirales qui aspirent et établissent un lien dans le schéma, l’homme est écartelé dans ces espaces et semble se ranger à un embranchement des tracés, l’homme pourtant s’y sent mal à l’aise et les griffures tracées sont instables elles ne recoupent pas les autres cercles héréditaires, effacés et rompus, recouverts et opaques, deux mondes se superposent comme un bâtiment s’écrase sur la terre dont les matériaux nient l’essence.

L’œil hagard et le corps questionnent, c’est le point de départ de ce qui enfle comme la colère, l’intersection là où le cercle dévore et anéantie l’ancestral, ressentiment le sang  et la cendre dont l’homme a été recouvert , de tout temps, qui fut le concentrique de ses vies et qui le reliant au vivant, dont il se réclamait croissaient en même temps que sa mort et que se renaissance ; pulpe et connaissance.

Les cercles de violence ont tout recouvert, et l’homme qui ne sait plus rien, qui ne ressent pas la joie à l’extérieur même si elle sourde à l’intérieur et qu’il garde pour lui, qu’il ouvre en sourire parfois, qu’il transforme en acte désespéré de tendresse parfois, qu’il éjacule quand il s’en rencontre, l’homme ne voit pas l’acceptation,  intégrer lui parait lointain, la colère d’être coupé de son estime le prédestine, n’établit pas un pont avec l’immédiat du ressenti et la spontanéité, il semble que l’homme ne sache plus, lui de haut degré les mots ont du mal à se former et le tracé de sa main s’il se souvient reste hésitant, à se mettre en branle et à déterminer la ligne, surtout la relation étincelle maintenant le mouvement et l’accord et qui est vitale  semble se perdre dans le sourire vide de la chute.

Cela pourrait être vain et s’apparente au désarroi, simple sentiment de déconnection, son centre à lui a perdu les liens rattachés aux cercles et au lignes qui le dessinaient, il en revient aux gestes simples et aux saveurs, il s’en remet au rêve maintenant qu’il sait que les filins servent à attacher ce qui séparé ou laissé à soi , tombe ; arrose tous les jours de l’eau conservée sous quelque forme, sous flamme vacillante en forme de galet ou poudre capturé au vent, on prendrait de rien bouture qui se suffit d’un élément de vie, alors que tout s’assèche, on aimerait croire et se fondre dans la simplicité, accepter que finalement on nait de solitude et d’un pli au vivant, accroché à rien qui ne soit fixe,imperceptiblement livré au vent.

Mais quand accusent aucune des traces ne débouchent si l’arbrisseau même mort à des envies de fleuraison et sent la mer appeler l’air.

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6 réflexions sur « le jus pressé »

  1. COLÈRE… « Du vécu in situ »
    Ce vendredi…
    Rue de la République, à Lyon…
    Ils étaient nombreux à solliciter les passants, les enquêteurs…
    Et tandis que je refusais « zènement » de me prêter à ce jeu de questions-réponses… par lassitude… je fus agressée :
    « On voit bien que vous n’avez jamais crevé de faim »…
    « On voit bien »…
    Mais « On voit bien » quoi ?
    Certes… ça ne se voit pas.
    Car j’ai la pudeur de ne pas afficher la tête de l’emploi…
    Mais, oh que non…
    Parce que j’ai consenti à l’instant « T »… au recours à la banque alimentaire tandis que simultanément, j’étais « ASH »… c’est-à-dire, Agent des services hospitaliers… car à cette époque, j’avais deux enfants étudiants… et j’assumais ce chariot de ménage au Pavillon Sainte-Hélène… tout en accomplissant l’accompagnement des personnes en fin de vie en gériatrie.
    Mais, oh que non…
    Parce qu’aujourd’hui, j’équilibre mon quotidien avec moins de 600 euros par mois !

    Pourquoi la colère, Lam… ?
    La colère est un retour d’une flamme lorsque survient une manifestation injustifiée…

    Ce vendredi, comme le plus souvent, je l’ai maîtrisée…
    « pulpe et connaissance »…

    Bien à toi…

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