j'ivre

mon oeil ivre s’est retourné
et étonné
se démit en ondes diffuses

accalmie de l’ombre dans la permanence sombre

flamme (a)mina

flamme corps en offrande les courbes se consument dans la douceur c’est une rondeur tranchante elle oscille sous le fil de la brise qu’elle même a émise , orangée claire l’iris de lumière sous l’indigo sombre ramène les  thrènes de la tristesse comme des pétales de nuit le sourire  éveillé aux aubes caressantes rassurent la forte prise les yeux la bouche en étrenne les longs cheveux comme deux bras qui étreignent captif bienheureux parme des doigts qui caressent soleil rouge aurore du bout des seins aura des phalènes dans mon corps se tremble une émeraude d’eau dévalent les grains de sable cet émiettement de cristal le corps d’une seule larme s’étrangle et reflux la joie désespérante je, mon amour, ma source crépite à la surface brune. parfaite concordance et spontanéité chromatique l’absolu tout ensemble intercède cette constellation de braise éclaire les tisons d’un épanchement noir

bleu

ventre à l’air
j’espiègle
au bleu épars


sève aux feuilles
je chaussetrappe


j’oscille mutin
aux rives d’elle


de mes branchages
je vois la grande ourse

bleu

ventre à l’air
j’espiègle
au bleu épars


sève aux feuilles
je chaussetrappe


j’oscille mutin
aux rives d’elle


de mes branchages
je vois la grande ourse

pamoison

mon oeil ivre s’est retourné
et étonné
se démit en ondes diffuses

accalmie de l’ombre dans la permanence sombre

pamoison

mon oeil ivre s’est retourné
et étonné
se démit en ondes diffuses

accalmie de l’ombre dans la permanence sombre

jour, bouche du voir

LS

Qui es tu, toi qui m’écoute dire ?  à un moment ou un autre je te poserais la question en rebours, en retour,

peut être mes mots ne sont que le reflet de l’embryon de la question

le rythme dans le silence, dans le taire, l’espace de ce que j’entends ne peut qu’à son tour interroger

qui est tu ? toi qui me regarde m’écoutant, toi qui prend place face à moi

à quoi se résout cette attention, ta présence au sein de ma parole prétend fixer l’axe dans ton entour

au mur de tes yeux, lettres, phrases, lignes, sens que tu impliques

mais ta présence bouleversante dans l’espace ne peut qu’à son tour formuler la vraie raison et ta quête t’amène à me scruter

ramène contre ton attente l’aveu de l’existence à la page de mes yeux,

lettre, mots de ma parole tu entendrais ramener la nudité angoissée voir est vain

je te laisse en prendre la mesure, oublier la question autant que la réponse

aveugle, c’est le temps et la marée de sable que le vent enfouit en amoncellement bref de silence,

tu, relatif,

y laisses la trace,
tue,
le mot résorbe la vrille de mon chant, démembrement du toi à moi

énigme de l’entre-deux dont tu tentes de t’emparer, l’air n’a pas plus de consistance que ton être-là écoutant la divagation de la question

aussi sur que tu es là, Je ne se laisse pas poser, ta présence est question que seule ta présence absoudrait

tu en est le maître ou est-ce une feinte dans l’énoncé à l’espace de nous-deux, il te faudra le reconnaître.

flamme

flamme corps en offrande les courbes se consument dans la douceur c’est une rondeur tranchante elle oscille sous le fil de la brise qu’elle même a émise , orangée claire l’iris de lumière sous l’indigo sombre ramène les  thrènes de la tristesse comme des pétales de nuit le sourire  éveillé aux aubes caressantes rassurent la forte prise les yeux la bouche en étrenne les longs cheveux comme deux bras qui étreignent captif bienheureux parme des doigts qui caressent soleil rouge aurore du bout des seins aura des phalènes dans mon corps se tremble une émeraude d’eau dévalent les grains de sable cet émiettement de cristal le corps d’une seule larme s’étrangle et reflux la joie désespérante je, mon amour, ma source crépite à la surface brune. parfaite concordance et spontanéité chromatique l’absolu tout ensemble intercède cette constellation de braise éclaire les tisons d’un épanchement noir

flamme

flamme corps en offrande les courbes se consument dans la douceur c’est une rondeur tranchante elle oscille sous le fil de la brise qu’elle même a émise , orangée claire l’iris de lumière sous l’indigo sombre ramène les  thrènes de la tristesse comme des pétales de nuit le sourire  éveillé aux aubes caressantes rassurent la forte prise les yeux la bouche en étrenne les longs cheveux comme deux bras qui étreignent captif bienheureux parme des doigts qui caressent soleil rouge aurore du bout des seins aura des phalènes dans mon corps se tremble une émeraude d’eau dévalent les grains de sable cet émiettement de cristal le corps d’une seule larme s’étrangle et reflux la joie désespérante je, mon amour, ma source crépite à la surface brune. parfaite concordance et spontanéité chromatique l’absolu tout ensemble intercède cette constellation de braise éclaire les tisons d’un épanchement noir

muse

La poésie peut elle éviter qu’on s’écrie ? outré, fatigué, rallebolisé, désespéré :

DES MOTS, DES MOTS, des MOTS !

DES MOTS !

croyant bien  faire le poète n’écrit que des mots , alors qu’il y faudrait bien plus, des épices, des ciels bleus des nuages qui dévalent les gris des claques qui pètent des baisers qui s’engouffrent dans nos langues et salivent des noirs qui cachent les voluptés, copulations aristotéliciennes sur le sable, déchirements érotiques des néons aveuglent le ciel, des placages dans la boue et des mêlées qui poussent en touche des barbies qui crient au viol vodka qui se croient limonade et des bouffées qui continuent à tirer mais des mots , des mots qui ne soient que des mots , écartelés dans une toile d’araignée imparable, ciselés et pattes de mouchées sur une page immaculée, non des mots qui ne soient que des mots le journal en est plein et la poésie s’asphyxie

il y faut des mots qui soient plus que des mots, bien plus que de ces traces de pensées qui n’éclairent qu’à la façon des lampadaires alors que c’est de la voie lactée qu’on veut téter, des idées fanées des mots valises déversées d’un charter et qui ont perdu leur adresse cassé la poignée et se pavanent éventrées dans les sas d’aéroport  qui devraient se balancer accrochées aux verdeurs des banians étaler soutien-gorges, dentifrice, panties et accroches-coeurs aux sommets des nuages et de là aux risées du ciel trampoliner aux gouttes de pluie en salto arc-en-ciel raccrocher et le fleuve et le vert de la mer et l’amer de la terre se parfumer de mousses s’enivrer de vent et lécher les étoiles se caresser les mots jusqu’au coït virginal

pas les mots s’ils serrent les fesses sauf s’ils couvent