Le jasmin des fidèles d’amour

merci à Ariaga (que j’avais abandonné comme beaucoup d’autres blogs) de la référence au mystique iranien Rûzbehân Baqlî Shîrâzî
poésie persane à écouter au son du târ ou du santour qui tempère le détachement nécessaire.

Tantôt ardente de feu, tantôt vibrante de musique ; tantôt la substance même de l’argile humaine est consumée par le feu de l’amour, et tantôt le luth de prééternité accompagne la psalmodie. Tantôt dans l’ivresse mentale, tantôt dans la lucidité, tantôt abolie à soi-même. Tantôt dans l’angoisse, tantôt dans l’exultation ; tantôt dans la crainte, tantôt dans l’espoir; tantôt dans la séparation, tantôt dans la réunion. Pas d’étape où faire halte, quand elle est séparée ; pas même de séjour à demeure, lors de la réunion. Voilà ce qui est exigé d’un Fidèle d’amour que Dieu mène en ce monde par les degrés de l’amour humain à l’ascension de l’amour divin ; parce que dans le jardin de l’amour, il ne s’agit que d’un seul et même amour, et parce que c’est dans le livre de l’amour humain qu’il faut apprendre à lire la règle de l’amour divin. » Ainsi parlait Rûzbehân, le grand mystique de Shîraz, de son exceptionnelle expérience, proche du destin de Hallâj et de la vision de Dante, dans une prose lyrique d’une suprême beauté.

jasmin_fidele


Le jasmin des fidèles d’amour

merci à Ariaga (que j’avais abandonné comme beaucoup d’autres blogs) de la référence au mystique iranien Rûzbehân Baqlî Shîrâzî
poésie persane à écouter au son du târ ou du santour qui tempère le détachement nécessaire.

Tantôt ardente de feu, tantôt vibrante de musique ; tantôt la substance même de l’argile humaine est consumée par le feu de l’amour, et tantôt le luth de prééternité accompagne la psalmodie. Tantôt dans l’ivresse mentale, tantôt dans la lucidité, tantôt abolie à soi-même. Tantôt dans l’angoisse, tantôt dans l’exultation ; tantôt dans la crainte, tantôt dans l’espoir; tantôt dans la séparation, tantôt dans la réunion. Pas d’étape où faire halte, quand elle est séparée ; pas même de séjour à demeure, lors de la réunion. Voilà ce qui est exigé d’un Fidèle d’amour que Dieu mène en ce monde par les degrés de l’amour humain à l’ascension de l’amour divin ; parce que dans le jardin de l’amour, il ne s’agit que d’un seul et même amour, et parce que c’est dans le livre de l’amour humain qu’il faut apprendre à lire la règle de l’amour divin. » Ainsi parlait Rûzbehân, le grand mystique de Shîraz, de son exceptionnelle expérience, proche du destin de Hallâj et de la vision de Dante, dans une prose lyrique d’une suprême beauté.

jasmin_fidele


sine qua non

Une contradiction

l’amoncellement des sens
discerne une folie
un aveuglement disjoint

mais
dans le lié des pleins
un terreau aveugle
une disponibilité étale

la présence lache prise
un silence la prolonge

énigma

mon age me colle à la rive
comme un vent froid
mes rides
pour autant l’azur déchiffre
nuages
cette fulgurance
une écume brodé à l’océan
dégradé des tons
une harmonie fulmine


l’énigme éphémère repose
chaque souffle une tension
déployé
j’endigue le plein du monde

est ce d’être obscène  ?
la beauté m’attire
l’aubaine  m’égare


les vents pesants apaisent mes rejets
l’élancement de mes projets retombe



être  un trait plein
à la conquête de son vide
procéder de soi
se contrer à rebours
exige la clairvoyance


l’homme
enfin demeure seul
gîte
d’une quiétude pleine
empli
il garde à soi


les yeux à la virevolte
virent d’immobilisme

retourné à lui même
il a renoncé
à éparpiller les sens


une lave froide

alors qu’il tentait de choir
le recul a instauré un calme


une pesée des mots
la lenteur nécessaire

démine la pesanteur



parc003

énigma

mon age me colle à la rive
comme un vent froid
mes rides
pour autant l’azur déchiffre
nuages
cette fulgurance
une écume brodé à l’océan
dégradé des tons
une harmonie fulmine


l’énigme éphémère repose
chaque souffle une tension
déployé
j’endigue le plein du monde

est ce d’être obscène  ?
la beauté m’attire
l’aubaine  m’égare


les vents pesants apaisent mes rejets
l’élancement de mes projets retombe



être  un trait plein
à la conquête de son vide
procéder de soi
se contrer à rebours
exige la clairvoyance


l’homme
enfin demeure seul
gîte
d’une quiétude pleine
empli
il garde à soi


les yeux à la virevolte
virent d’immobilisme

retourné à lui même
il a renoncé
à éparpiller les sens


une lave froide

alors qu’il tentait de choir
le recul a instauré un calme


une pesée des mots
la lenteur nécessaire

démine la pesanteur



parc003

raffiot

comme un oreiller salé
la nuit m’a cahoté
un chahut me raffute

tout mon corps en a profité


gris ce calme est plat

une tôle à peine ondulée
une épaisseur cassante
ossature  sidérurgique


dans une nuit débraillée
les pointes et les treillis


vers l’air le tournoyant d’eau
temps calme à cale d’ivresse

Sur l'écriture

Sur l’écriture celle qui sonde l’abysse des vents, l’irrationnel donne essence à la parole.
Sur l’écriture celle qui descend en colimaçon, l’irrationnel donne sens muet à l’abîme.
Sur l’écriture celle qui ne peut se dire qu’en plume, l’irrationnel déverse les courants en l’air.

~°~

Flotter dans l’air à se remplir d’air – S’élever dans les airs pour tirer en l’air – L’air des émotions, ça n’a pas l’air facile – Airs à boire, c’est l’air qui fait la chanson – Des variations sur un air à arranger – Les airs nous font voyager – Les fouets de l’air par un battement d’ailes – Ces airs qui nous font tourner la tête, l’air de rien – Cela ne manque pas d’air pour être à l’air libre.

abcise

abcise

une pression une pesée du corps
à taper le sol une célébration!
le soleil brûle la danse lui répond

à carré égal un vide une transparence
une intériorité silence des rythmes
une visée accueille le recueillement

phantasy

Je me découds au soleil

fonderie en fusion

chaleur plissée verbale

péroraison

Beuglement solaire


distorsion soudaine


accalmie lunaire