les jours viennent comme viennent les jours dans l’épaisseur par dessus, une couche de brume cache la lumière qui finalement ne doit pas cacher ce qui vit dans le jour C’est un grand reptile qui somnole plutôt que de courir dans les bois non que la vitesse importe ni que le recul suffise l’observation, laLire la suite « accord parfait »
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
à l’ombre de l’armoire
L’inculte a une figure d’esthète, je suppose que c’est une chance d’avoir pu tenter de noyer l’assassin dans un flot de mots et d’avoir combattu la brume pour échapper au voleur, à cette conviction de voir mourir par étouffement enterré à force de grand renfort de brouette de terre, j’allais périr quand j’ai ouvert laLire la suite « à l’ombre de l’armoire »
l’été
L’été, ne laissant qu’une ombre je ne fais plus confiance aux mots je ne veux plus rien que dire je pense à la neige et à la brume qui suppure de l’eau l’été tout est évaporé même le bruit que cela fait l’absence de preuve de l’existence
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la notion de l’île elle est toute relative et s’immisce en nous, en ceux que l’on croise et au poumon du social, dénotant et créant un interstice. Comme un tiret ou une liaison, nécessaire quoique perclus de vide.
bouche ogre et chant volage
Dans la nuit il y a un incendie je vois la reine de la nuit il y a des papillons multicolores ton rouge sur vif et noir en feu de la hauteur perchée il y a des oiseaux dans le feuillage
écriture du vivant
Initialement publié sur De l'eau sous le menton :
(c) Gu Gan [Gu Gan 3] C’est souvent dans ce croisement fructueux, dans cette germination que la nouveauté et le changement naissent. Au delà du concept et du canevas inconscient, ce qui reste de la calligraphie semble se diluer dans le plus vaste écrit, moins dense…
la chose écrite est partout
La chose écrite est partout, elle n’est pas création exclusive. L’homme s’est inspiré des rythmes pour en faire cette trace du vivant qui lui est intelligible, qui synthétise l’expérience dans cette forme haute. La forme n’est pas formule, l’écriture est rendue au divers, simples bâtonnets et boucles comptables dont la simplicité permet de rendre compteLire la suite « la chose écrite est partout »
Vous m’avez cassé la tête fêlé l’ossement creusé le tendre entendez vous le grelot qui teinte la graine sèche qui sonne le glas quand claque le percuteur on secoue l’homme la terre cuit le bois se fend le tonnerre gronde C’est un Jet fendu à vos trousses la corde usée râpée étirée tendue jusqu’à çaLire la suite
Pot au rose
Le trésor dans le coffre l’Amazone dans le coffre des dos l’ombre dans la journée des mots fatras des mots joyaux a dévoré le jour quand elle s’est enfuie l’empreinte de ce qui n’y est plus trace de doigt trace de poussière dans un sachet sur ma poitrine muscles bandés et la flèche les boursesLire la suite « Pot au rose »
Ceux-là ne vous voient pas
Tout ce qui fait l’intelligence du monde et que je tente à grand peine de rejoindre , tout cela pour eux est lettre morte , comme si rien n’avait jamais existé, il faudrait accepter et supporter leur regard vide Mais curieusement l’intelligence du monde trempe dans l’humanité de tous y compris de ceux qui s’habillentLire la suite « Ceux-là ne vous voient pas »