Pourquoi ne pas parler est se mentir ou comme refermer un rideau sur un pan de la réalité. Mais dire c’est faire entrer dans le système de la réalité de l’autre et de la sienne, une autre réalité qui va effacer l’ancienne, c’est entrer dans une zone rouge. Les mots que l’on utilise dans unLire la suite
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
Pas de talon aiguille mais un plat du pied noué à une planche en bois filins de cuir comme pour nouer la jambe à l’air et moi qui tremble suis enchâssé mate la hanche la remontée de l’ineffable juste une tornade lagune et langue vont de leur long évidant à la recherche l’un de l’autreLire la suite
je la regarde, je la vois avant tout en sandales lacées comme le calme salé de la jambe c’est un long mouvement doucement de ses pieds un seul mouvement de ce corps caresse le sol prend le temps de survoler on la sent toucher l’eau, la mer par anticipation sa robe est-elle noire elle estLire la suite
Je repose le livre. Je suis noyé par des mots qui tournent en boucle. Sur eux mêmes, où la page où l’histoire. L’histoire qui est dans le livre et qui est trop loin, comme séparée de la vraie histoire, pas même encore mis en bouche et pendante, indécise, colérique et jouissive, au bout des motsLire la suite
grands fauves, alouette sereine
Pour moi la littérature ce n’est pas me tenir dans l’antichambre pleine de monde et plonger dans le babil mais bien plutôt me mettre à la fenêtre et être attentif aux bruits du monde qui couvent sous le brouhaha et ce glacis de l’antichambre. Ouvrir la fenêtre ou l’entrouvrir car il fait froid et ilLire la suite « grands fauves, alouette sereine »
Et dans la purée de poix épaisse par brassées longues j’ai croisé des chaloupes de réfugiés désespérés, le ciel a bavassé se couvrant des plus folles expectations par grands bandeaux colorés des mouettes faisant la planche
échappée
Les limitations, lisez les fjords, les creux, les puits sans fond, les failles les passages souterrains et les cavernes tout comme les fusées qui s’échappent dans le ciel et font long feu et tournent court les aspirations et tourbillons quand les grands moments de décomposition à l’intérieur semblent s’imposer à l’infini supposé des possibilités accrochentLire la suite « échappée »
il y a comme une plume parmi les couleurs et qui tente de faire reconnaitre la musique comme une couleur, même par temps de pluie, de neige et pendant la nuit, un brouhaha si dense que la densité dans un cri se fige et fige bien sur le rythme, ce n’est pas très éloigné deLire la suite
Ce qui m’inquiète ce n’est pas de retirer la cerise du panier mais de jouer avec l’idée, tendre ma main vers ce creuset et avoir envie qu’il me morde Il y a le carré et la conversation qui bruisse, quelque chose au fond s’amuse de rester en planque quelque chose sent bon, ne sourie pasLire la suite
en approfondissant des images de treme
Quand les choses ne sont pas arrêtées par les limites rassurantes de la fiction, mais qu’il n’y a pas de berges pas même celles d’une chanson l’après Katrina, parler ou se rassembler revêt une signification désespérée et magnifique, on en vient aux mains, intimidation, respect, on rejoue la vie du jour, scande aux limites deLire la suite « en approfondissant des images de treme »