pluie sans bruit comme une carpe alors l’enfant dort un berceau rien ne bouge le mouvement des herbes accroche les moments
Archives de l’auteur : Lamber Savi
la pluie Sur les feuilles d’eau Des moineaux donnent la becquée Un rêve vient me voir me parle des pêche à la baleine j’ai beau penser à la mer sous les branches de pins je ne fais que déranger les fourmis
La réalité semble indélogeable l’attaquer à coup de « même si » ne semble pas l’entamer peut être lui jeter des pierres l’empoisonner l’abandonner sur l’autoroute ou au fond d’un ravin profond Pourtant il y a des traces de pneus qui mènent quelque part, ou est-ce à l’autoroute, au ravin ? la pie faitLire la suite
Je regarde ce que je n’aurai jamais, des enfants, une maison sur une terre une ile sur une rivière, des parents des grand-parent la joie dans la maison, Le là qui n’est pas n’importe où, les mots qui ne sont pas n’importe quels mots attachés à mes pensées et mes chaussures, j’ai dessiné sans m’arrêterLire la suite
vais ou va l’encre le chemin des crêtes la tête par la brume l’œil trempé enveloppé dans ses langes les précipitations l’humidité le contraire est l’aride Du haut du mont saturé de noir les gris d’herbe en fines lamelles fibres vert plis et accrocs pluie en rigole duvet le dessin Enregistrer
Quand le bastingage plonge vers la pliure le blanc est la vitesse rythmes et virgules en dessous une plaie plus sombre plus épaisse comme une perte d’équilibre sous le vent et l’horizon défait
dans la pénombre le silence cagnard brûlant prenant conscience de ce qu’il est seul L’homme trace les signes boit la soupe de pois sa pensée au loin comme une comète à l’encontre du monde fatigué des grandes décisions la complaisance des chiens à l’égard de leur maitres surtout le conformisme la pensée automatique du socialLire la suite
vivre en ne reconnaissant rien est-ce un postulat ? ignoré sciemment l’on croise comme si on était d’eau encore incréé et ce qui file entre les doigts est à dédaigner la présence alors est constamment en écart
Dans l’absence de tempête à fleur d’algue souffrance sans écho la nonchalance dans une caverne une cascade le repos antique d’un carré de forêt vierge l’étoffe la robe safran les chants de bure les morts dans la poursuite l’eau interminable et aucun navire aucune voile dans son pas écho des distances on voit leLire la suite
Le plongeon dans le corps de la phrase, celle-ci entraine à la suivante comme dans un motif japonais qui répète les lignes du motif comme la trame de tout ce qui peut s’observer, ligne à ligne reliée par la navette nécessaire et sans fin des jours que l’on voit dans les fibres de la fougère.Lire la suite