je peux rêver à ce qui m’agit qui s’échappe de mes artères Chère qui rechuchottent le coeur chairs qui taillent à bout de bras les jours les joues flambent du transpercement de l’oeil s’enflamme au luisant de la peau patinée la main donne l’air à la sauvagerie d’exister le pas qui frôle rejoint les corpsLire la suite « coton de la voix »
Archives journalières : février 17, 2007
vent violent
un vent volant ouvert à la terre secoue l’enlacement des troncs en ballet chaotique d’aiguilles en désorientance affolée les pins épousent les râles du vent l’aloès s’étoile en fleurs amoureuses tige en mât de senteur ébouriffée pousses aurifères rouille au roc en touche odorifante je te vois allongée au rouge assoiffée de bleu àLire la suite « vent violent »
tourniquet-troubadoure
dans la senteur lente de cet avec-toi , dans le vertige de cet entre-nous s’accrochent mille douze doigtés à nos carresses et te voir poser ma main sur les yeux qui s’ouvrent en frémissement de sourcils cueillir la fleur de laurier pour embrasser rouge sang au vase de ton coeur poser la main légère enLire la suite « tourniquet-troubadoure »
jupe d'églantine
nuegrise payne ta jupe vapeur d’églantineenrose mes narinesélégantefeuille d’or fleur de linhirondelle muette les ailes dépliées le petit noeud lacé filém’attache m’entacheenlaceen croisée raide sur tes épaulesla pente entravée de muscdouce deux filins de nuittombent comme une carressemaillée tisséede tes seins à l’ancheà l’onde de ta soiet’embrume de côte marinet’habille comme un cil d’un brinLire la suite « jupe d'églantine »
jupe d’églantine
nue grise payne ta jupe vapeur d’églantine enrose mes narines élégante feuille d’or fleur de lin hirondelle muette les ailes dépliées le petit noeud lacé filé m’attache m’entache enlace en croisée raide sur tes épaules la pente entravée de musc douce deux filins de nuit tombent comme une carresse maillée tissée de tes seins àLire la suite « jupe d’églantine »
le regard d'orion
mon évidencemon regard d’orionpénétranteau filtre vif de ta lumière les replis de ton parfums’insinuentcomme aux pores de ma vie incurvent ma douleurà la chaleurrouge au trait plein de ta couleur
le regard d’orion
mon évidence mon regard d’orion pénétrante au filtre vif de ta lumière les replis de ton parfum s’insinuent comme aux pores de ma vie incurvent ma douleur à la chaleur rouge au trait plein de ta couleur
la forge du poète
Mais la poésie n’est pas des sornettes la poésie est forgée l’histoire est faite de sang de celui des hommes de leur souffrance de leur meurtre radical Je ne veux consentir à la vision de l’histoire mon pays n’est pas celui là qui se batie sur le déni de l’autre se glorifie de la violenceLire la suite « la forge du poète »
soutenir Aimé Césaire…
Vu le climat social où la situation ne peut qu’empirer ,Vu le climat philosophique ou la vie est ramené à une équation mathématique , où le virtuel se noit dans l’horreur de l’actualité tout ceci n’aura qu’ un sens restreint , sauf que ce que dit Césaire , ce n’est pas rien , tout deLire la suite « soutenir Aimé Césaire… »
ode à une larme
I ici dans mon coeur en lambeaux déchiquetés lacérés ulcérés rageurs batailleurs ici les fils du coeur tranchés tordus emmélés enterrés à vif niés bouleversés ici toutes les morsures les blessures les déchirures ici tout ce qui n’a pas pu grandir toute cette chape de silence tout ce retrait dans la mort tout ça demandeLire la suite « ode à une larme »