remember

puissance tellurique , poids de la parole comme chemin tracé dans la terre de nos humanités droite quoique courbes , la couleur teinte terre et eau, ciel et chaud mais surtout nous dit hors de toute tergiversation , replis et retrait , négation et affirmation de bois brulé,
brève une voix hors de doute qui combuste à la réflexion ,
certainement pas oubliée ni incertain ,
il demeure frèle comme une forêt qu’on pourrait certes abattre pour en faire du papier à rouler les cigarettes ou imprimer des publicités éphémères , mais la forêt dense est presque pierre, reste mémoire strate d’une humanité à jamais dans le vif

P S pour mémoire ,

fragilité du temps et mémoire ultime face à l’incommensurable immense , même réduit à un chainage de plastique ,
le cri des arbres de la forêt abattue , calcinée mais revivifiée dans le cri de l’arbre rebelle

finalement
en revenir aux mots du cœur …

sources : Kacimi, Mustapha Dimé, Krajcberg, Tannella Boni …

les dents du malheur

pour éloigner la nuit qui vient
je pense à toi l’exilé
banni aux cendres des forêts incendiées
enfant allumé à la haine par la guerre
tu traverses le cauchemar le feu la menace
homme
tu oublies le rêve qui te fonde
et ta tombe vertige en tournoi

lâche je détourne les yeux mais je sais …

le puit sans fond des pulsions meurtrières hécatombe la planète des dents du malheur le coeur de l’homme est un entassement d’ossements où les viscères des amours perdues sont livrées au désespoir des couteaux-morsures à la lueur du dehors au carrefour des ombres maudites

le labyrinthe des rêves s’égare à l’embranchement des fables illusoires
éloigne les beauté-mensonges travesties d’un voile de jamais

tabou sacré

tabou sacré , plongé dans le reniement rêve de tous les impossibles éloignant le royaume de l’homme
la vie n’est pas dans les lointains mais dans les corps
don de ce coeur qui fait vibrer et s’attacher
suer les pères pour nourrir les enfants vieillir les mères enchainées au nid de tendresse
à perpétuer la vie

A l’age mûr de mon sang je découvre qu’il n’est d’autre voies des veines aux rythmes du corps de la sève des racines au tronc embranché le rêve n’est que fenêtre ouverte et non la mer de toutes les pluies qui crée l’arche où entasser le vivant
Le coeur irrigue le sexe qui flambloit libère l’irrigation de la vie

le corps est un visage qui s’accorde au pollen
ma rage de vivre transpire la merveille de ce visage par l’essoufflement du quotidien

interdiction tutellaire malédiction de la honte
fidélité aveuglée
vassalité
je t’envoie à coups de ronces dans la ruche bourdonnante
inlassable vent de liberté
à infuser le nectar indispensable
obstiné
à refuser à jamais la moindre compromission à venir

Je veux être le bruit et la fureur mouvement et astreinte

Refuser
mettre fin à l’abandon accepté
en faire un feu de joie
sculpter le masque de la tyrannie au bûcher
voguer à pleine voile vers la femme retrouvée
les yeux ouverts honorer de ma sève la vigueur qui appelle
femme que j’aime de tout mon feu toi qui m’a orné de ta carresse qui t’ouvres à moi dans la jouissance qui as rompu les entraves le mur de silence

mirador de mon esseulement

je dépose mon amour à tes pieds comme une offrande comme un aveu de renouveau passé du coté du sourire
traverser le pont vers qui m’ouvre les bras je couvre l’impudeur de mon amour le fer rouge à mon épaule qui m’indexe
ma vie , ma terre reconnue mon argileuse je me découvre j’ ouvre la paume vers toi qui ondule au rose de la peau qui dévoile la chair à la prégnance de ma vie
tu t’ancres dans la fertilité à reboiser les errances stériles tu t’éprouves harnais qui fixe le sillon et fait reculer l’absence dans les limbes de l’insondable
hurler mon corps comme une preuve fleurissante aux racines et aux branches
évanouir le sans-fond sans-visage déchirer le voile castrateur à la pression rageuse libératoire du rût

je me montre nu fier de ce qui m’allume foyer tranquille au travers de ton enchantement à l’ordre apaisé à la poussière envolée je continue à me forger seul à piétiner le chemin à glaner les bribes haies de traverse
merci ô mon amour de la déroute du poison toi la femme fleur la femme jardin l’orchidée de bonheur si tu te fanes et que je dépéris l’oeil angoissé je scruterai ton renouveau dans mon corps à venir

vie incarnée qu’un fil de plomb plonge dans la terreur d’avoir perdu ce qui redonne vie .

la forge du poète


Mais la poésie n’est pas des sornettes

la poésie est forgée
l’histoire est faite de sang
de celui des hommes
de leur souffrance
de leur meurtre radical

Je ne veux consentir à la vision de l’histoire
mon pays n’est pas celui là qui se batie sur le déni de l’autre
se glorifie de la violence
de la négation
de l’asservissement
avec en filligrane le soupçon d’une supériorité barbare

un pays qui n’admire pas ce sursaut de l’homme enchainé à clamer son existence
reconstruire son identité et rejaillir des pousses de l’humanité reconquise

Je suis de ce pays-ci
je me reconnais dans les blessés les humiliés les éclopés
des ravages du plus fort qui broit l’enfant dans son poing
je me relève à chaque fois que la violence arrache la graine porteuse de l’espoir de la vie de la différence ,
Je veux tendre la main à la laisser naitre

Monde inique qui voudrait qu’on lui tende un miroir à se voir nymphe et qui est harpie

Le poète nous dit la révolte de l’homme et sa rage d’être

je suis de ce monde là
pas de celui qui nous rogne
nous dénie notre humanité sempiternelle

la poésie est faite de son sang
à transformer sa condition
à muer
devenir ce qu’ il pressent
ce qu’il sait être
au dela de ses chaines

Vive cette fougue à se retrouver
à se recréer
à renouer la déchirure de ses charmilles

Aujourd’hui plus que jamais le monde a besoin de ses prophètes car l’heure est à dire sa préférence et se réclamer de vive lignée

Je veux être ce lambi à l’oreille de la musique sur l’immensité .

soutenir Aimé Césaire…

Vu le climat social où la situation ne peut qu’empirer ,Vu le climat philosophique ou la vie est ramené à une équation mathématique , où le virtuel se noit dans l’horreur de l’actualité tout ceci n’aura qu’ un sens restreint ,
sauf que ce que dit Césaire , ce n’est pas rien , tout de même ,
Que savons nous de ce qui est essentiel à l’homme et quel est le sens de l’histoire des idées , de l’espoir , de la poésie et de la liberté ,
si ce n’est un long parcours pour clamer la dignité de homme ,
sans lequel il n’est point d’être humain

Oui , soutenir Aimé Césaire, qui soutient, lui contre le grand chef blanc que sa poésie n’étaient pas des sornettes, qu’elle était forgée ;

Que l’histoire est faite de sang, de celui des hommes, de leur souffrance, de leur meurtre radical,
Je ne veux pas consentir à votre vision de l’histoire, je ne sais si la France est mon pays et si j ‘ai un pays,
mais ce n’est pas celui là ,qui se batie sur le déni de l’autre, se glorifie de la violence, de la négation et de l’asservissement, avec en filligrane le soupçon d’une supériorité barbare,
un pays qui n’admire pas ce sursaut de l’homme enchainé à clamer son existence, à reconstruire son identité et à rejaillir des pousses de l’humanité reconquise,
Je suis de ce pays-ci, me reconnais dans les blessés, les humiliés, les éclopés des ravages du plus fort qui broit l’enfant dans son poing, je me relève à chaque fois que la violence arrache la graine porteuse de l’espoir, de la vie , de la différence,

Je veux tendre la main à le laisser naitre, Monde inique qui voudrait qu’on lui tende un miroir à se voir nymphe et qui est harpie,

Le poète des caraibes nous dit la révolte de l’homme et sa rage d’être, je suis de ce monde là et pas de celui qui nous rogne, nous dénie notre humanité sempiternelle,
la poésie est faite du sang de celui qui veut transformer sa condition, muer et devenir ce qu’ il pressent, ce qu’il sait être au dela de ses chaines.

Vive cette fougue à se retrouver, à recréer, à renouer la déchirure de ses charmilles,
aujourd’hui plus que jamais le monde a besoin de ses prophètes et Césaire en est un ,
c’est pour ces raisons et parce que » la poèsia es una arma cargada de futuro « , et la non violence une autre pour faire bonne mesure ,que je me crois sur le même bateau, pas galère mais plutot boutre ou radeau, car marroner c’est échapper à la haine,

car l’heure est à dire sa préférence et se réclamer de vive lignée,
Je veux être ce lambi à l’oreille de la musique de l’immensité .

maquis de l'âme

Ne pas se laisser suborner

le chant n’appartient qu’à lui même
s’ouvre dans le cri du vivant
brise le cadenas de son aliénation

libére l’enchantement des saveurs libertaires

Prendre le maquis de l’âme au vent marron
un chant de liberté entonné au prix d’une fuite

MAIS

toujours en cinquième colonne
et faire le plus de dégats possible
à ce conventionnel reproductible
cloninge étourdissant
qui broie se resserre sur le vivant
s’enrôle de force dans nos vie
nous laisse exsangue
en déploration de nous mêmes

! Se brise le flux sur le ressac des arêtes de la marchandisation
reflet de cet étranglement du monde
conditionement colonisation de tous nos possibles
idéologie de la con…formation
aux normes imposées à la pensée
pirate de sa propre vie
…à naître la mienne.

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