Ne pas écouter ces voix qui dialoguent, elles ne parlent pas vraiment, à voix forte ou au contraire en chuchotant, où qu’elles soient, sur un canapé ou au café, je n’y vais pas, comment les entendrais je ? qu’ont elle a dire leur voix se perdent dans l’incréé ; je veux dire ce n’est pas comme ça que la chose doit se dire, la chose c’est ce qui essaye d’exister parallèlement au monde, c’est comme une voix qui suinte, une pluie ou une chaleur, même pas, elle fait partie de toi, elle tente de s’imposer, elle existe en dehors du récit car le récit c’est déjà une juxtaposition alors qu’elle marche juste à coté presqu’ en double et qu’elle parle. Dès lors est-t’elle du domaine de l’écrit, ou de l’oral et qu’a-t’elle à dire si elle ne narre pas ? qui a dit qu’elle ne narrait pas ? c’est subtil tu comprends, oui tu as parlé de l’incréé tout à l’heure c’est à dire qu’il y a du créé, je ne parle pas je me réponds, nous ne sommes pas en dialogue non plus, c’est autre chose, quelque chose que je tente de dire, est-ce fait de silence ? you miss the point, silence pas silence le silence est bruit ou alors on est dans la mort ou alors c’est autre chose, ça je ne le sais pas, n’empêche que cela ressemble vachement à un dialogue ton truc ! c’est que c’est difficile tu comprends, ce n’en est pas un réellement tu vois je pourrais te coller là une définition plaquée de mon dictionnaire ouvert ou de l’encyclo , ou là des gouttes de pluies viendraient claquer tout ça en même temps sans prévenir http://sergecar.perso.neuf.fr/cours/langag4.htm Leçon 26. Le bruit, le silence et le langage ![]()
Nous vivons dans un monde où la verbalisation est la règle et le silence l’exception. Nous vivons au milieu d’un torrent de mots ; si bien que la valeur du silence nous échappe le plus souvent ; et pourtant, il est difficile de séparer le silence et la parole, le silence et l’intention de signification. Sans un espace entre les mots, les mots eux-mêmes seraient-ils compréhensibles ?
Nous ne savons plus au fond ce que représente la Parole, ni ce que signifie le silence. Pourtant, nous sentons aussi que nous avons besoin du silence. La Parole et le silence sont étroitement liés. N’est-ce pas parce qu’à sa manière le silence signifie à travers les mots autant que les mots signifient eux-mêmes ?
Ou bien, faut-il admettre que le silence est seulement une impuissance ou une impasse dont le langage nous libère. Le silence ne dit-il rien ? Peut-on aller jusqu’à soutenir que le silence est un langage non-verbal sous-jacent au langage verbal ?
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* pluie pluie pluie pluie pluie pluie j’aime le bruit que ces séquences répétitive font sur le clavier , il faudrait les transcrire en code musical là c’est moi qui parle ou alors trouver un équivalent graphique ce serait une image de la pluie mais qui capterait bien les mots ©Carla Ferro ne m’en voudra pas 
A. Le mur du silence
Il existe plusieurs formes de silence.
Tout ça n’est que du bruit n’y prête pas attention, ça ne rentre pas dans le chant de mire, dans ma vision même s’il ne s’agit pas de vision, ni de musique ni de rien, ce n’est pas ça tiens regarde à la page 38 de l’anthropologie du geste – ça n’a rien à voir – c’est à désespérer tu m’a perdu
Bien sûr qu’il y a quelque chose qui a pour nom Parole comme Ulysse s’appellerait personne, mais avec une majuscule il y a du mage et de là à l’image c’est pas sans rapport l’image et la parole sont du même ordre mais si le dit s’adresse à l’imago et est donc plus riche, potentiellement, enfin certaines images se séparent de discours s’en passent et sont plus de pouvoir alors que d’autres sont juste des variations du voir, je t’avais parlé de geste, on y revient tu vois, le mot geste la parole geste l’image geste la parure geste c’est le monde qui s’infiltre et rebondit, on s’approche mais c’est autrement pas réellement comparable – mais quand tu dis un mot avec mutisme large tu as tout dit : bear ou beaver par exemple- mais c’est la même chose avec les mots certain s’auréolent d’autres plombent et d’autre me font penser à un embouteillage, renvoient à des images courtes oui j’aime assez cette distinction entre image courte et image longue encore que ce n’est peut être pas vraiment ça puis on est plutôt dans la syntaxe et la sémantique, le mot pourrait s’articuler sur lui-même si il voulait- c’est même plus en rapport avec le culturel d’ailleurs OUI mais ça nous l’avons perdu de vue mais la parole est une personne ou plutôt on la convoque, il est difficile de dire ce que c’est, en fait, tout ce que je sais c’est que ce n’est pas juste une voix ou un son est un mouvement vibratoire, une onde, qui est fonction du milieu et de la température elle s’incarne ! ok ça je l’avais bien compris vais pas rouvrir mon calepin ou j’avais tout noté au cours de mes promenades dans les bois et au bord de l’eau et du vertige , c’est gravé et de toute façon personne ne le comprend, quasi , il faut venir de là-bas pour l’entrevoir même SI ce n’est pas la seule réalité, et quoique ça commence là Jérôme en parle très bien enfin il est sur ces fringes, mais là je n’ai pas encore potassé, faut s’accrocher… au final qu’est qu’il reste ? WAIT ! ok j’attends quelque chose te gène? tu vas trop vite
ok je retoure à la ligne là j’attends et on en parle pas la peine de blablater si tu suis pas – c’est pas ça mais t’es sur qu’on a pas raté un petit truc, un sillon micro, tu sais on se doit d’être attentif déja qu’on est perdu là ! te rappelle qu’Isabelle m’a dit que vivre et écrire c’est foncer dans le brouillard, elle a raison , non ? il faut être attentif
on reprend où ?


Tout commence dans la tragédie de l’œuf , celui de Christophe, qui ne voulait plus être un œuf encore qu’un œuf, mais il ne voulait plus être un œuf, ce point de vue ne se discute pas surtout, quand c’est un œuf de dragon et que l’orvet est de mauvais poil, howling and screaming, bref rouge écarlate avec un mot dans chaque langue même les plus rares et les plus belles, celles oubliées, les chants décimés, c’est pour ça aussi qu’il est en colère le dragon en gestation qui supportait plus son œuf, depuis qu’on lui avait parlé de ces mers opaques traversées à la rame, depuis que l’homme lui avait raconté le désert stérile, le désespoir de la faim qui creusait les corps en même temps que ce qui avait fini par ne plus être un cœur, mais qui sinistre, battait le tam-tam dans la peau séchée de lézard ; depuis qu’il avait sourit à la main tendu et y avait glissé ce qui y était tombé ; après il avait grondé des flammes d’allumette dans son réduit, attends que j’en sorte tu verras les flammes de mon haleine putride! une immense colère grondait, elle avait fini par souffler à coté de la mue et il ne s’en était pas rendu compte, il continuait à vitupérer contre l’œuf gisant, brisé en éclat de coquille ; il était sorti et ne s’en rendait même pas compte!
Le ver cosmique s’était mis à ronger les étoiles, à grignoter les villages et siroter l’H2O des nuages,

