bibliophile

Rien n’est s’il n’y a le mystère… qui est quoi et déroule la pelote et que pense mon ami le philosophe Urset qui jouxtant J Rothenberg, e.e et l’oiseau schizo , médite (ou regrette de ne pouvoir aller pécher une bonne truite loin de ces broussailles de papier, peinture, céram etc.) Derrière e.e la caraïbe et l’Afrique , les voix noires comme celles de dream on monkey mountain,


à la question du classement ; chez moi ; je procède affectivement ; je mets en valeur ce que j’aime , je rassemble les livres par affinités, passerelles entre des écrivains qui auraient du se rencontrer et qui en tout cas se rencontrent chez moi ; autre façon de faire , les grands thèmes dominants (voyage par exemple, poésie, grand lieu du Monde : la Caraïbe, l’Amérique indienne, la Gasconie, de grands thèmes de grand courant , bref  j’essaye que la bibliothèque soit un organisme vivant, que je m’y reconnaisse quand je m’adresse à elle et que les livres la musique la peinture et les milles objets  évadés évitent de s’ennuyer et de se perdre, de retourner d’où ils viennent, l’obscur de l’informe cerveau humain, desséché dans une tombe à n »en pas douter; maintenant ils voisinent et revendiquent une identité, mouvante elle peut changer; le hasard lui aussi peut jouer et battre les cartes, les redistribuer, l’apparence formelle aussi peut décider des destins par sympathie volubile ou antipathie ou tout simplement créolisation parce que c’est comme ça

en plus des livres qui tournent le dos , c’est pas poli ! il vaudrait mieux les mettre face sur la tranche

car derrière la bibliothèque le livre derrière l’homme la vie le vent : les livres sont échoués là pour se souvenir et doivent être rangés ; crois t’on … je ne le crois pas

non pas du tout les livres sont là pour être réveillés ouvert et faire qu’ils de nouveau parlent parlent          un livre n’est rien est tout , est une trace une trace d’une vie des rêves et des mondes entrevus , ils dorment mais portent l’étincelle de leur naissance qu’ils déploient en eux : il faudrait qu’en les apercevant, sur la tranche ou par capillarité  l’on s’en aperçoive, un e première façon d’affirmer et murmurer ce qui bientôt va emporter, loin du marketing et de la ressemblance atavique, des collections et formats, ils sont des coffres, coffres des pirates car l’écrivain est un pirate, même s’il ne le sait pas dès qu’il s’empare d’un crayon dès qu’il se met à remémorer, il confie bien ou mal quelque chose de vivant à la feuille de là à l’encre mais le  transactieux referme met en boite de carton et  l’autre qui classe n’espére t’il pas que le rêve se ré ouvre et que la voix referme le coffre sur lui-même et referme l’immobile ; dire cela, se rappeler les rêves de l’enfance et la vue folle des voyages c’est commencer à comprendre que la bibliothèque est une chaine d’esclavage qui doit être brisée rompue libérée, car les livres ouverts ramènent  la trace fébrile du crayon dans les marges et les ondulation incohérentes de l’électroancéphalogramme de lui qui lit la guerre l’interrogation des horreurs et l’amour la folie reviennent hanter et le regard reprend le dessus

la parole est libérée ou presque

car les livres le plus souvent lorsque l’on en ouvre la couverture sont bien rangés, à l’intérieur, les lettres font des mots font des phrases des paragraphes des chapitres tout cela de façon bien organisé, parfois, car parfois aussi les livres contiennent un tout pèle mêle, des peintres y ont tracés des lignes et laissés l’eau d »aquarelle vaguer livrer un peu du giclement du monde, l’écriture parfois est à la main et la main nous mène à l’homme et l’homme parle Mais le livre organise presque de façon rationnelle ou en tout cas de façon construite comme un beau raisonnement, je dirai un mur ; un mur construit de brique et tuile; la poésie est dans le grain et nous ramène au monde concret dans l’épaisseur de la matière, car la poésie ou ce qu’il y a de poétique dans le texte  va au plus intime, les lettres y mettent un peu d’ordre et il faut de la folie pour les remettre en mouvement ,  de nouveau comme dans le moment d’avant le moment où le chant montait de l’entrevu,  mouvement qui faisait se lever l’auteur bousculant la chaise dans ce mouvement d’énergie brutale ou ce crissement de la plume tant en finesse comme le ferait un archet sur le boyaux et crisse la feuille,

D’où vient alors que de lire lire lire je répète lire donc ce qui est écrit organisé sur la page que l’esprit et que la bouche n’a pas le temps ou le désir de désorganiser, car lire dire remettre en liberté la pensée ivre ou sage mais libre à moins que …

à moins qu’à être trop près du volcan four de l’humain contenu, trace dans le livre, oblige à ce que la voix se voile, se pare d’un drapé comme si cacher ou mettre à distance était nécessaire, pudeur et jeu de piste accepté de la langue lorsqu’elle est dite,
à moins que l’esprit humain ne se brûle au contact de la poésie pure, la littérature lorsqu’elle passe du livre à la voix, croit elle devoir y mettre les formes ?

Et pourquoi ? se sent elle si loin ? ou si proche ; est ce vrai ?

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