l'envers

A chaque cri un peu plus affirmé
la vigueur du corps
s’étale comme un défi

mais le silence m’a rejoint
je regarde hébété
le crieur de vie hurler dans le silence

sa voix est un souvenir qui est sans écho

ma lueur interrogative
croisée d’une barre
à l’envers de toutes ces vies
dont je suis une
au passage d’autres
qui se poussent sans hésiter

creuser de mes mains
en sang
ce trou
où me planter


enragé de ce goudron piétiné

sans autre issue
à raidir le sol
sans couleur

ma rude argile d’homme
mon asphalte hyperactif
aux veines de mes jambes

je propulse l’affirmation du désir
qui tressaille de la dureté d’exister
à hurler la seconde
qui égrènera le fil de toute ma vie

l’envers

A chaque cri un peu plus affirmé
la vigueur du corps
s’étale comme un défi

mais le silence m’a rejoint
je regarde hébété
le crieur de vie hurler dans le silence

sa voix est un souvenir qui est sans écho

ma lueur interrogative
croisée d’une barre
à l’envers de toutes ces vies
dont je suis une
au passage d’autres
qui se poussent sans hésiter

creuser de mes mains
en sang
ce trou
où me planter


enragé de ce goudron piétiné
sans autre issue
à raidir le sol
sans couleur

ma rude argile d’homme
mon asphalte hyperactif
aux veines de mes jambes

je propulse l’affirmation du désir
qui tressaille de la dureté d’exister
à hurler la seconde
qui égrènera le fil de toute ma vie

nostalgie

nostalgie
linceuil du bonheur
accrochée à mes gestes

ta beauté
que tu portes dans tes yeux
que tu déambules dans ton corps
que tu tais dans le silence

me sauve de la perte de vue
m’ancre dans le vivre
comme une source

l’ attachement

mon corps comprend à vivre
de mon idéal qui me trompe
de mon désir qui est espoir
de mon frisson qui est mon désir
que mon esprit ne comprend pas

qui reste à la surface

je transporte avec moi cette interrogation
le silence s’est refermé et n’offrira jamais de réponse
tenace dans les recoins de la mémoire ,
météorite désintégrée au contact de mon désir

me laissant dans la question

la trace phosphorescente de cette filante
a troué mon présent
éludé la question-caverne

et luit à perte de vue

à ce qui ne se pose pas en question
tu chéris l’écho-question
comme un reflet
comme une ombre portée

en retours
tu portes haut la question
dans le vertige en corps de la non-réponse

peut être
tu me laisses
mélancolie
enferrée
comme une mémoire
vaine et dormante

tu ne subsistes que comme poussière
déposée par la vitesse de ta vie
comme un pollen
irritant et nourricier

ta beauté

allumée alors de soleil ,
d’étoiles qui brillaient englouties
de béances à l’horizon de la tendresse
ta beauté
fraîcheur
au bonheur
de l’eau
dans la volupté de la chair
que cachent les torrents
qui dévoilent la tendresse
droite comme une liane
large comme un fleuve
ondulations
les pas lourds
ta générosité souterraine
t’y mirais tu
les corps
ma transparence
sont ils aveuglés
déception ou mirage
sont ils carnassiers
sont ils colombes
tourbe ou puits de plaisir
criants
silencieux mais torrentiels

les dents du malheur

pour éloigner la nuit qui vient
je pense à toi l’exilé
banni aux cendres des forêts incendiées
enfant allumé à la haine par la guerre
tu traverses le cauchemar le feu la menace
homme
tu oublies le rêve qui te fonde
et ta tombe vertige en tournoi

lâche je détourne les yeux mais je sais …

le puit sans fond des pulsions meurtrières hécatombe la planète des dents du malheur le coeur de l’homme est un entassement d’ossements où les viscères des amours perdues sont livrées au désespoir des couteaux-morsures à la lueur du dehors au carrefour des ombres maudites

le labyrinthe des rêves s’égare à l’embranchement des fables illusoires
éloigne les beauté-mensonges travesties d’un voile de jamais

tabou sacré

tabou sacré , plongé dans le reniement rêve de tous les impossibles éloignant le royaume de l’homme
la vie n’est pas dans les lointains mais dans les corps
don de ce coeur qui fait vibrer et s’attacher
suer les pères pour nourrir les enfants vieillir les mères enchainées au nid de tendresse
à perpétuer la vie

A l’age mûr de mon sang je découvre qu’il n’est d’autre voies des veines aux rythmes du corps de la sève des racines au tronc embranché le rêve n’est que fenêtre ouverte et non la mer de toutes les pluies qui crée l’arche où entasser le vivant
Le coeur irrigue le sexe qui flambloit libère l’irrigation de la vie

le corps est un visage qui s’accorde au pollen
ma rage de vivre transpire la merveille de ce visage par l’essoufflement du quotidien

interdiction tutellaire malédiction de la honte
fidélité aveuglée
vassalité
je t’envoie à coups de ronces dans la ruche bourdonnante
inlassable vent de liberté
à infuser le nectar indispensable
obstiné
à refuser à jamais la moindre compromission à venir

Je veux être le bruit et la fureur mouvement et astreinte

Refuser
mettre fin à l’abandon accepté
en faire un feu de joie
sculpter le masque de la tyrannie au bûcher
voguer à pleine voile vers la femme retrouvée
les yeux ouverts honorer de ma sève la vigueur qui appelle
femme que j’aime de tout mon feu toi qui m’a orné de ta carresse qui t’ouvres à moi dans la jouissance qui as rompu les entraves le mur de silence

mirador de mon esseulement

je dépose mon amour à tes pieds comme une offrande comme un aveu de renouveau passé du coté du sourire
traverser le pont vers qui m’ouvre les bras je couvre l’impudeur de mon amour le fer rouge à mon épaule qui m’indexe
ma vie , ma terre reconnue mon argileuse je me découvre j’ ouvre la paume vers toi qui ondule au rose de la peau qui dévoile la chair à la prégnance de ma vie
tu t’ancres dans la fertilité à reboiser les errances stériles tu t’éprouves harnais qui fixe le sillon et fait reculer l’absence dans les limbes de l’insondable
hurler mon corps comme une preuve fleurissante aux racines et aux branches
évanouir le sans-fond sans-visage déchirer le voile castrateur à la pression rageuse libératoire du rût

je me montre nu fier de ce qui m’allume foyer tranquille au travers de ton enchantement à l’ordre apaisé à la poussière envolée je continue à me forger seul à piétiner le chemin à glaner les bribes haies de traverse
merci ô mon amour de la déroute du poison toi la femme fleur la femme jardin l’orchidée de bonheur si tu te fanes et que je dépéris l’oeil angoissé je scruterai ton renouveau dans mon corps à venir

vie incarnée qu’un fil de plomb plonge dans la terreur d’avoir perdu ce qui redonne vie .

l'ultime fin

tu es apparue comme la houle
roulant de toute la force de l’océan

impérieuse

porté par ton courrant je me suis senti traversé
toutes les couleurs les émotions les expériences les visions de la chair
transporté au sommet d’une joie ma force sans limite
à peine conscient que tu n’étais qu’une poussée de l’eau
que tu dépendais des marées des fonds rocheux de la dynamique de l’air

tu étais à l’intersection des éléments
tu étais le vent
les étoiles
fille la lune
l’eau et la terre

écume
de l’amour qui uni

noeud
de la mort qui sépare

vent
des contraintes
des désirs
du caché
du secret
de l’indévoilable ,

qui porte … loin

au sommet de la houle
au frisson de ton eau
j’ai rit du destin de la vie des hommes
je n’ai pas vu les rochers se rapprocher
le sable arracher ma peau
me briser la nuque

l’élan m’a projetté sur le roc du réel
impitoyable granit du concret
étendue de sables stérile
absente de tout sens
présence
inéluctable
vide
étale

je me suis perdu là
triste du silence immobile de ton écart
inconsolable
de n’être plus un

échoué sans connaissance

car la houle m’a tout retiré
avant que le reflux n’opère sa déchirure
et rejoigne le flot des possibilités

lointaines
globales
absolues
et ressurgisse portant d’autres vies

brouhaha de l’univers

femme qui refoule de ton don

énergie du flot

dans le renvoi inévitable de ton offrande
l’anéantissement de ton mirage
je me suis vu brin de paille roi déchet
vision libératoire et extase multiple

et toi tu es la vie tu ne peux t’attarder
femme immense

en révolte désemparée
me retrouver seul dans ma fin
privé de ma force motrice
le long de cette plage sans fin
dans le renouveau de l’interrogation
dans l’embrassade éphémère du trajet
dans la danse d’un instant
dans l’éternité des vies qui se recoupent

je me suis joint et disjoint
comme il est normal
dans la grande marée des hommes

l’ultime fin

 

tu es apparue comme la houle
roulant de toute la force de l’océan
impérieuse
porté par ton courant je me suis senti traversé
toutes les couleurs les émotions les expériences les visions de la chair
transporté au sommet d’une joie ma force sans limite
à peine conscient que tu n’étais qu’une poussée de l’eau
que tu dépendais des marées des fonds rocheux de la dynamique de l’air
tu étais à l’intersection des éléments
tu étais le vent
les étoiles
fille la lune
l’eau et la terre
écume
de l’amour qui uni
noeud
de la mort qui sépare
vent
des contraintes
des désirs
du caché
du secret
de l’indévoilable ,qui porte … loin 

au sommet de la houle
au frisson de ton eau
j’ai rit du destin de la vie des hommes
je n’ai pas vu les rochers se rapprocher
le sable arracher ma peau
me briser la nuque
l’élan m’a projetté sur le roc du réel
impitoyable granit du concret
étendue de sables stérile
absente de tout sens
présence
inéluctable
vide
étale
je me suis perdu là
triste du silence immobile de ton écart
inconsolable
de n’être plus un
échoué sans connaissance
car la houle m’a tout retiré
avant que le reflux n’opère sa déchirure
et rejoigne le flot des possibilités
lointaines
globales
absolues
et ressurgisse portant d’autres vies
brouhaha de l’univers
femme qui refoule de ton don
énergie du flot
dans le renvoi inévitable de ton offrande
l’anéantissement de ton mirage
je me suis vu brin de paille roi déchet
vision libératoire et extase multiple
et toi tu es la vie tu ne peux t’attarder
femme immense
en révolte désemparée
me retrouver seul dans ma fin
privé de ma force motrice
le long de cette plage sans fin
dans le renouveau de l’interrogation
dans l’embrassade éphémère du trajet
dans la danse d’un instant
dans l’éternité des vies qui se recoupent
je me suis joint et disjoint
comme il est normal
dans la grande marée des hommes
Tu gravis l’escarpement des blocs arides aveuglément en résistant au saignement des yeux qui te guident orientée par delà l’épuisement dans la déchirure des brumes à travers les filaments d’obscurités neigeuses la fatigue recouvre les branches la poussière parsème les ombres embranchées
Tout à ton effort tu n’as d’autre choix que d’aligner les pas d’égrener les secondes qui résonnent de la violence de l’astreinte les mains les yeux le corps à l’urgence d’exister ne voient plus que ce puits qui te remonte sans fond tendus vers ce but premier qui efface tout autre survivre
Tu effaces le ciel sur le chemin que tu suis brume attenant aux forêts opaques que tu devines inaccessibles insaisissables à n’en pas effleurer l’image rivée à cette évidence des caillaux du cœur qui te font sentier le regard gravé dans la fixité du passé
Les pieds blessés continuent l’ascension l’œil ne voit plus devant lui que l’évidence ultime
à tenir dans la marche la main tendue qui répare tu t’apprêtes à soutenir ce qui vacille attentive à tout ce qui t’exige envahie par la nappe qui te captive évidée du mirage
Dans la nasse de la nécessité l’aide le secours le dévouement entièrement tournée vers les jambes qui ne portent plus désemparée tu puises à ta fatigue l’exigence de continuer ce que tu ne peux éviter .

esseulement

dans mon esseulement
je te vois

figure ancrée aux pas du sol
qui s’escarpe
s’enracine
se durcit
maternelle dans ton obstination
au delà de la brume à la terre
traverser cette vallée de pluie

tes yeux passent à travers moi
l’évidence s’enlace à l’espérance

au ciel limpide du rire
je voulais plonger dans ta mer ébahie
te ramener à mon rivage
et me sauver d’une noyade noire

d’un chemin qui n’en finit pas

ton parfum et le sourire sourcillent
la douceur soutient du jour
l’apaisement branche frêle de chêne

mais le sursaut malin éparpille aux rochers
aux griffes de la nuit

l’ombre que l’oiseau envole les ailes dépliées

dans la nuit de l’urgence
le chemin que tu gravis
t’amènera là
où tu retrouveras le chemin de tes veines
vers la lumière
que tu verras briller de toute ta vie.