Tu gravis l’escarpement des blocs arides aveuglément en résistant au saignement des yeux qui te guident orientée par delà l’épuisement dans la déchirure des brumes à travers les filaments d’obscurités neigeuses la fatigue recouvre les branches la poussière parsème les ombres embranchées
Tout à ton effort tu n’as d’autre choix que d’aligner les pas d’égrener les secondes qui résonnent de la violence de l’astreinte les mains les yeux le corps à l’urgence d’exister ne voient plus que ce puits qui te remonte sans fond tendus vers ce but premier qui efface tout autre survivre
Tu effaces le ciel sur le chemin que tu suis brume attenant aux forêts opaques que tu devines inaccessibles insaisissables à n’en pas effleurer l’image rivée à cette évidence des caillaux du cœur qui te font sentier le regard gravé dans la fixité du passé
Les pieds blessés continuent l’ascension l’œil ne voit plus devant lui que l’évidence ultime
à tenir dans la marche la main tendue qui répare tu t’apprêtes à soutenir ce qui vacille attentive à tout ce qui t’exige envahie par la nappe qui te captive évidée du mirage
Dans la nasse de la nécessité l’aide le secours le dévouement entièrement tournée vers les jambes qui ne portent plus désemparée tu puises à ta fatigue l’exigence de continuer ce que tu ne peux éviter .
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