le peintre qui me redonna gout de peindre

fred_williams_landscape_65FRED WILLIAMS

you and I

sea_1

turn off the lights

Earth Hour 2009 Preview

baladez vous sur le lien pour voir  la video  ! ( si l’on peut dire)

turn off the lights

Earth Hour 2009 Preview

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dream on , man , t’might take ya to the bush where the flowers cry

Le peintre sillonne le paysage, il aime à parcourir l’étendue, du regard, de son pas, il marche et l’œil divague comme un océan incertain, couleurs, matières en mouvement , informes car  la marche immerge dans une sensation vaste, seule la perception qu’il en a  le porte, le prolonge,

Dans cette élongation de l’espace qu’est le pas, pensées et rêves envahissent le regard,

Il ne s’est pas arrêté, il hume dans l’énergie du cheminement, la vitalité englobe tous les temps et l’effort physique prélude à la vision, il se sent vivre, plus tard il y repensera, à la manière des peintres chinois qui rentrés chez eux livrent le voyage à l’encre au papier.

Là, il se rempli de l’odeur du monde, salue les fourmis, les coques et les cosses, les élucubration des branches d’eucalyptus au vent bleu,  il s’amuse des glissades dans le graviers du chemin et repense aux lieux du monde qu’il a connu, lieux de glace, minéraux et ruisseaux, douceur et incandescence, qui l’habitent mieux que d’y être, la Tasmanie ; ce qu’il aime quand il arpente,

Il s’arrête au tronc d’arbre, son préféré, l’eucalyptus, il soupire car ici il n’y a pas de koalas, des écureuil souvent dans les pins, il chasse ses pensées et déballe sa boite d’aquarelle, des pinceaux, un peu d’encre, quelques bambous taillés, des feuilles à même l’herbe, il aime l’herbe, les racines qui empêchent le confort, et le rendent plus réceptif, le réel plus près du rêve, il y voit ce grand mouvement du dos de l’écorce, il y perçoit la peau, ces échancrures d’une mue, il y danse ces longues tiges et les feuillages s’ébouriffent, les fleurs ou les fruits fécondent l’outremer,

Il se met à tracer le geste que son œil perçoit, l’encre gratte cet élancement de vie, il y insuffle la couleur qui l’envahit, il ne cherche pas à reproduire , non, il parle à l’arbre, il lui dit pourquoi il l’aime, il pourrait le caresser, qui de lui ou de l’arbre est dans le geste, surtout ne pas oublier, le temps, le vent et la poussière surgissent en même temps que le dessin,

Il dit, deux lignes surgissent du sol et illuminent, l’arbre, le bleu, le rire du feuillage, frémissement colibri, rêve koala même s’il sait que … mais c’est dans le rire de l’arbre.

Il peint par série, quatre, six, plus peut être quand il s’acharne, de feuille en feuille  un voyage sur ses genoux, porte, ces yeux sont des pieds, il rit de ces mots, c’est avec les pieds que les yeux voient.

Il aime ces moments, il pense à Diane pour qui le paysage se lit comme un livre, les abos ont un chant qui est comme une ligne de son à fleur de terre à travers la roche, le pays et la chaleur, est-ce si différent de peindre, la feuille reçoit les confidences anciennes et l’aide à retrouver le chemin comme un chant.

Serait-ce que  les traces de couleur et les lignes forment une carte du visible ? L’arbre lui-même est-il un itinéraire de la lumière ? La terre se laisse-t-elle respirer ?

L’œil marche mieux que deux jambes et cherche à s’emplir de la vie vue et la nature en chemin comme un lièvre qui détale.

rives

dream on , man , t’might take ya to the bush where the flowers cry

Le peintre sillonne le paysage, il aime à parcourir l’étendue, du regard, de son pas, il marche et l’œil divague comme un océan incertain, couleurs, matières en mouvement , informes car  la marche immerge dans une sensation vaste, seule la perception qu’il en a  le porte, le prolonge,

Dans cette élongation de l’espace qu’est le pas, pensées et rêves envahissent le regard,

Il ne s’est pas arrêté, il hume dans l’énergie du cheminement, la vitalité englobe tous les temps et l’effort physique prélude à la vision, il se sent vivre, plus tard il y repensera, à la manière des peintres chinois qui rentrés chez eux livrent le voyage à l’encre au papier.

Là, il se rempli de l’odeur du monde, salue les fourmis, les coques et les cosses, les élucubration des branches d’eucalyptus au vent bleu,  il s’amuse des glissades dans le graviers du chemin et repense aux lieux du monde qu’il a connu, lieux de glace, minéraux et ruisseaux, douceur et incandescence, qui l’habitent mieux que d’y être, la Tasmanie ; ce qu’il aime quand il arpente,

Il s’arrête au tronc d’arbre, son préféré, l’eucalyptus, il soupire car ici il n’y a pas de koalas, des écureuil souvent dans les pins, il chasse ses pensées et déballe sa boite d’aquarelle, des pinceaux, un peu d’encre, quelques bambous taillés, des feuilles à même l’herbe, il aime l’herbe, les racines qui empêchent le confort, et le rendent plus réceptif, le réel plus près du rêve, il y voit ce grand mouvement du dos de l’écorce, il y perçoit la peau, ces échancrures d’une mue, il y danse ces longues tiges et les feuillages s’ébouriffent, les fleurs ou les fruits fécondent l’outremer,

Il se met à tracer le geste que son œil perçoit, l’encre gratte cet élancement de vie, il y insuffle la couleur qui l’envahit, il ne cherche pas à reproduire , non, il parle à l’arbre, il lui dit pourquoi il l’aime, il pourrait le caresser, qui de lui ou de l’arbre est dans le geste, surtout ne pas oublier, le temps, le vent et la poussière surgissent en même temps que le dessin,

Il dit, deux lignes surgissent du sol et illuminent, l’arbre, le bleu, le rire du feuillage, frémissement colibri, rêve koala même s’il sait que … mais c’est dans le rire de l’arbre.

Il peint par série, quatre, six, plus peut être quand il s’acharne, de feuille en feuille  un voyage sur ses genoux, porte, ces yeux sont des pieds, il rit de ces mots, c’est avec les pieds que les yeux voient.

Il aime ces moments, il pense à Diane pour qui le paysage se lit comme un livre, les abos ont un chant qui est comme une ligne de son à fleur de terre à travers la roche, le pays et la chaleur, est-ce si différent de peindre, la feuille reçoit les confidences anciennes et l’aide à retrouver le chemin comme un chant.

Serait-ce que  les traces de couleur et les lignes forment une carte du visible ? L’arbre lui-même est-il un itinéraire de la lumière ? La terre se laisse-t-elle respirer ?

L’œil marche mieux que deux jambes et cherche à s’emplir de la vie vue et la nature en chemin comme un lièvre qui détale.

rives

happy Solstice

Every creature of the light
Comes to birth through darkest night.
So the seasons’ circle dance
Describes the form of consciousness.

Light and shadow…light and shadow….

Haruhuani Spruce

© photos et  texte par Haruhuani Spruce

happy Solstice

Every creature of the light
Comes to birth through darkest night.
So the seasons’ circle dance
Describes the form of consciousness.

Light and shadow…light and shadow….

Haruhuani Spruce

© photos et  texte par Haruhuani Spruce

loin de tout…

zaz_10_1000

Ou que j’ai pu trainer mes basques, le vent, même celui froid d’Islande ou les gales de l’atlantique nord m’ont apporté le galop d’une embrassade, il fouette les tiges et fait rire les ébouriffés des feuillages , une bourrasque bienvenue qui décoiffe,

les hommes sont des coiffeurs  et  l’histoire une mise en plis, ça taille sec  dès qu’ils ont  décidés de régenter,  ou les femmes d’ailleurs , pouah cette mauvaise soupe de bile autoritaire, de c’est comme ça qu’on va faire , de je te tord dans mon mixer à défigurer, dès que le soupçon d’une supériorité ou l’habitude d’être choyé, et donc de devoir avoir raison , l’actualité se résume à ça ,

et  là oui bien sur je me dis qu’on me foute la paix , là je prend mes boots et mon chapeau et vais siffloter dans les boues d’un chemin de campagne , je poli^phone avec les martins pêcheurs au  bord de la rivière , je mon chien et mon cheval on cueille  des fleurs qui me relient à la terre, je mon chien mon pied et mon cheval fredonnons la seule certitude et le seul combat ,  une chanson mi-triste et mi-gai , à mi-chemin les pieds dans l’eau je me remplis de tout ça brouhaha d’herbe de terre et de ciel , symphonie des nuages sous la baguette de maître-vent, bourrasque ou brise, là je pense à m’allier deux trois bûches de chêne ou de peuplier et à me faire un bon feu, cheminer et fumée , chaleur de dans l’hiver , se réchauffer,  mon chien mon pull et mon cheval ,  une femme?  les cris des enfants et la ripaille des amis, on se prend à rêver que ça en vaut la peine et sans doute on se dit que la tendre accolade et le rire peuvent ramener une sérénité le temps que ça dure,

oui, en attendant je me replis, le monde des hommes a toujours fait en sorte d’écharper la populace , l’autre le voisin et le bègue  , est ce pour cela que j’arpente la rivière , que je rêve d’iles ?

le carré de mon geste veut me guérir;  sans l’errance ni l’erreur , le mot est dans la chute, renoncement à la revanche, le mot appelle ce qui peut l’aider sans recourir à la colère, l’eau coure elle est rivière et le vent chante l’étendue, ce n’est qu’un frémissement , un début mais le temps est aboli,


le vent, le geste sans arrêt  à la densité d’une tendresse rugueuse, le pas me relie à ce qui compte vraiment et patiemment je construit une avenue de mots de pensées de rêve et de mélancolie , le pigment se mêle à l’eau et je me barricade dans cet étouffoir de couleur, mélodie murmurée, la suie dessine les contour d’une échappée de tweed , tissage subtil d’une survie

loin de tout …

gale_1_700

© l s 2008