Pour moi la littérature ce n’est pas me tenir dans l’antichambre pleine de monde et plonger dans le babil mais bien plutôt me mettre à la fenêtre et être attentif aux bruits du monde qui couvent sous le brouhaha et ce glacis de l’antichambre. Ouvrir la fenêtre ou l’entrouvrir car il fait froid et ilLire la suite « grands fauves, alouette sereine »
Archives de l’auteur : Lamber Savi
Petrarque avait sa laure we got jazz we got scat we got life
Je ne suis pas en haut d’une montagne, ni au bord d’un ruisseau ni accroché aux pales d’un moulin pas plus coincé dans la spirale du cahier ni dans le ressort de la montre Parfois je me fais l’impression d’être entre deux planche un clou dans la chambre à air mais c’est une illusion jeLire la suite
Et dans la purée de poix épaisse par brassées longues j’ai croisé des chaloupes de réfugiés désespérés, le ciel a bavassé se couvrant des plus folles expectations par grands bandeaux colorés des mouettes faisant la planche
échappée
Les limitations, lisez les fjords, les creux, les puits sans fond, les failles les passages souterrains et les cavernes tout comme les fusées qui s’échappent dans le ciel et font long feu et tournent court les aspirations et tourbillons quand les grands moments de décomposition à l’intérieur semblent s’imposer à l’infini supposé des possibilités accrochentLire la suite « échappée »
il y a comme une plume parmi les couleurs et qui tente de faire reconnaitre la musique comme une couleur, même par temps de pluie, de neige et pendant la nuit, un brouhaha si dense que la densité dans un cri se fige et fige bien sur le rythme, ce n’est pas très éloigné deLire la suite
Ce qui m’inquiète ce n’est pas de retirer la cerise du panier mais de jouer avec l’idée, tendre ma main vers ce creuset et avoir envie qu’il me morde Il y a le carré et la conversation qui bruisse, quelque chose au fond s’amuse de rester en planque quelque chose sent bon, ne sourie pasLire la suite
en approfondissant des images de treme
Quand les choses ne sont pas arrêtées par les limites rassurantes de la fiction, mais qu’il n’y a pas de berges pas même celles d’une chanson l’après Katrina, parler ou se rassembler revêt une signification désespérée et magnifique, on en vient aux mains, intimidation, respect, on rejoue la vie du jour, scande aux limites deLire la suite « en approfondissant des images de treme »
je ne sais pas, je parle comme on élèverait la voix, non à toi comme dans une conversation mais comme dans une conversation vers le monde ou poussé par celui-ci, ou Dieu ou quelque chose en moi qui m’échappe, non comme un monologue mais une conversation, une forme de style qui tenterait de reproduire leLire la suite
Le vide est à l’intérieur rien autour affolé il se met à courir bang bang bang saute à pied joint tire la langue peuple le monde tourner virer bang bang rien à l’intérieur vide autour et un petit indien qui fait des bonds