langage-tangage

comme une rayure griffure qui envoute le cœur j’ai plongé dans la vague de ta rive les couleurs ont remplacées dans tes bras le désespoir des pigments encrés salis d’une vie qui se retirait dans l’ombre qui suivait l’escarpe des chemins inaccessibles me laissant dans le noir vertigineux de l’absence je tangue dans le précipiceLire la suite « langage-tangage »

coton de la voix

je peux rêver à ce qui m’agit qui s’échappe de mes artères Chère qui rechuchottent le coeur chairs qui taillent à bout de bras les jours les joues flambent du transpercement de l’oeil s’enflamme au luisant de la peau patinée la main donne l’air à la sauvagerie d’exister le pas qui frôle rejoint les corpsLire la suite « coton de la voix »

vent violent

  un vent volant ouvert à la terre secoue l’enlacement des troncs en ballet chaotique d’aiguilles en désorientance affolée les pins épousent les râles du vent l’aloès s’étoile en fleurs amoureuses tige en mât de senteur ébouriffée pousses aurifères rouille au roc en touche odorifante je te vois allongée au rouge assoiffée de bleu àLire la suite « vent violent »

tourniquet-troubadoure

dans la senteur lente de cet avec-toi , dans le vertige de cet entre-nous s’accrochent mille douze doigtés à nos carresses et te voir poser ma main sur les yeux qui s’ouvrent en frémissement de sourcils cueillir la fleur de laurier pour embrasser rouge sang au vase de ton coeur poser la main légère enLire la suite « tourniquet-troubadoure »

jupe d'églantine

nuegrise payne ta jupe vapeur d’églantineenrose mes narinesélégantefeuille d’or fleur de linhirondelle muette les ailes dépliées le petit noeud lacé filém’attache m’entacheenlaceen croisée raide sur tes épaulesla pente entravée de muscdouce deux filins de nuittombent comme une carressemaillée tisséede tes seins à l’ancheà l’onde de ta soiet’embrume de côte marinet’habille comme un cil d’un brinLire la suite « jupe d'églantine »

jupe d’églantine

nue grise payne ta jupe vapeur d’églantine enrose mes narines élégante feuille d’or fleur de lin hirondelle muette les ailes dépliées le petit noeud lacé filé m’attache m’entache enlace en croisée raide sur tes épaules la pente entravée de musc douce deux filins de nuit tombent comme une carresse maillée tissée de tes seins àLire la suite « jupe d’églantine »

la forge du poète

Mais la poésie n’est pas des sornettes la poésie est forgée l’histoire est faite de sang de celui des hommes de leur souffrance de leur meurtre radical Je ne veux consentir à la vision de l’histoire mon pays n’est pas celui là qui se batie sur le déni de l’autre se glorifie de la violenceLire la suite « la forge du poète »