l’éblouissement décontenancé

c’est cette grande vague qui s’échappe de leur bouches faite pour enlacer et qui sont comme des tambours qui résonnent de la puissance forte et tendue de leur poitrine arquées leurs jambes sont des troncs et leur corps une arche, l’enceinte du labeur se réjouie des paroles zèbrent à grands traits

l’éblouissement décontenancé

les fleurs dans quelques pots sont le signe de la résistance et le figuier contient le soleil quand éclatent les figues, il n’y faut y voir que cela

les hommes ne peuvent rien y faire, ils élèvent des cathédrales pour tenter de colmater cet élancement qui touche au vertige, les murs taillés à grand carrés d’angles effacent l’impression de sève qui s’agrippe aux colonnes et dans les travées la vie désordonnée rompt les lignes trop brisées,

les rondeurs s’enchevêtrent et gagnent sur l’édifice qui même de brique et de broc admet le collage si  le jour est rongé par la lumière

et le palmier qui s’élève

C’est la que commence la forêt dans le cœur des femmes  les arbres ne se voient pas bûches mais entendent les tambours des veines crier comme la couleur qui ne se maitrise plus

se mélangent dans la certitude le sens qu’il faut agripper le réel et n’en laisser qu’une goutte au blanc que lape l’air et souffrir la chaleur qui embrase, la touffeur  témoigne et quand souffle le vent et que rien n’est à sa place

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