l’eau- (flots

et puis si au bord de l’eau et si les flots,
les femmes tendent leur beauté comme un reflet
potentiel leur ventre qu’elles veulent arrondi

à l’eau

que leur chevelure ondes aux algues qui peuplent l’océan
aux flots même qui chevauchent comme la chevelure
le dessous de la magie sur lequel submerge l’amour

immense
si le corps si dense enveloppe la chair
et vibre la vie libre
si l’air enfle les robes
invisible
tournoie dans le sens inverse à la corvée
regard tournée vers l’eau de l’intérieur
richesse des gestes de tous les jours
et le don du corps à la fécondité

embrasser les flots qui déterminent
la jouissance et la puissance
relatent
le rite des corps à corps
histoire histoire
et les lèvres offertes

© Ivã Coelho

et le blanc rappelle l’écume à la mort
livré au vent qui se démène à la vie
la métamorphose de la gestation
l’océan est femme
au couchant l’argent
libère la poussée

tournoi des flots
on y voit l’immensité
réverbérée dans les yeux
immense de la présence

noire
au grand bleu de l’eau
ou se croisent toutes les couleurs
l’âme et les étreintes

© Ivã Coelho

et tout l’or dans le blanc
dans le fracas sur les roches et le cliquetis des bracelets
l’éclat solaire des perles et les colliers ramènent la spoliation à la terre
en appelle au soleil

énumération des vagues
surplis sans fin de l’arc en ciel des colliers
aux couleur de l’amour
ambre et rythme de tambour
comme les coups de l’enfantement

la gestation
qui enfle
humidité alliée à la folie solaire

un chant invocatoire
cette pulsation
s’énumère en beauté

dans le noir et le blanc
la peau

une résidence

une offrande ramenée des floraisons

offerte aux labour des vagues
au calme plat de la surface
à la chevelure
surgissante
cheval marin caressant l’air
pulsant comme la chair

l’esprit y est
qui ramène
aux fonds des gouffre
la prière
la ferveur
la femme essentielle
incantation
génitrice de la boucle en retour

© Ivã Coelho

© crédit photos Ivã Coelho

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4 réflexions sur « l’eau- (flots »

    1. heureusement que dans la vie on peut encore trouver le temps de faire trempette dans l’écriture, trempée dans le café du matin , bercé par la beauté des photographies du brésil ! mes mots je les envoie dans l’eau , qu’ils sombrent ou surnagent , ça fait des couleurs dans ma vie , j’ai retrouvé le fil ! et toi ?.

      1. Comme tu vibres en effet. C’est beau à lire ce fil que tu as retrouvé et son expression qui généreusement porte.
        Pour ma part c’est dans l’ombre que je m’épanouis le mieux, tranquillement affiner les mines.

      2. je suis content que tu me lises l’ombrageuse – gée , car tu es une borne sur le chemin, moi en effet c’est quand je vais par là que je me porte le mieux ; alors que cessent les doutes et allons y !

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