crissement à l’égal du blanc les mots accrochent le silence
porte de l’inaudible
que
ce serpent qui bouscule en douceur par en dessous
murmures
ces chantages de la vibration
ces relations au son
passage de l’un à l’autre
massacre
où les frétillements des queues
tranchent de haut en bas
des couleurs
à l’insu
en cisaillement
vagues par un ciseau buté
c’est là
lorsque les lignes outre passent
entre
brêche tète-bêche
dans la craquelure
ou l’outrage
ces ravines qui percent le temps
le corps une salive
des crêtes des mots puisque le silence absorbe
l’anse
anche os de la ou
c’est à l’aspérité
dehors quand le débord et le rebord pensent dans les remords
la vaillance de l’air la couleur claire un intermède
intercède la cessation du réel
le vent la mer ‘écaille
le temps qui fond donne à mugir
émarge l’erraillement
des marges
Le silence est la voix du cœur
Il vibre en palpitant
Entre les phalanges du soleil
Des éclats de lumière
Mise à l’encan
Sous un frôlement d’élytres
Dénouent la ceinture du vent
A la crête des vagues
Au sommet des montagnes
Issue
Veine porte
Un souffle éraillé
Une paroi effritée
Espace vide abouti
Langage oscillatoire
Une partition dévolue
A l’être humain…
MCT * LES OVOÏDES – Hors saison
Ce texte me rend aphone…
vraiment c’est très beau & vibrent les mots…le ton…le murmure de ta voix…
well well done!
Tendrement,
Bercée