qui peut dire

les lèvres remuant la peau ce peu de chair dévoile les mots ,

l’empreinte y laisse une secousse de l’air

l’embrase,

qui s’il faut le nommer de chevelure cheval en torse de muscle tremble sous la pression se tord comme un vent qui vole gifle comme des arbres secouées dans la furie du temps les branches injurient des flancs la rage un spasme du cœur exige le respire et l’expire

jambe repliées en maison sur moi, qui dresse les poutres ou la sueur de vivre nous recouvre en peau caprine le temps rêche durcit le sillon comme cuir

et nous en dessous

torrent'elle

cette distance là
je la caresse comme un torrent qui mêne à la mer ,

comme une faille d’où surgit la lumière

ma propre obscurité nourrie des dessins à l’ocre de peau ,

la blancheur de l’esprit m’habite dans la fermeture pesante de la roche

qui ,
en cercle me laisse libre par inadvertance

la terre a un chant qui toise
me replace au cœur du mystère ,

de la question au fétiche

couche de cendre ,

abandonné au coin du feu ,
il ne sert plus sans doute et l’a t’on laissé là ,
à demi calciné
pour pagayer à la chanterie des sons-mondes ,

les questions rugissent des certitudes,
enterrées ,
à moitié découvertes;

en termes de peut être à jamais

et j’entends rumeurer des tâches, des tâches, des tâches …

© L S 2007

quant à moi ma hache à la main avec préméditation j’hacharne à briser les barrières d’un bois serré dont on fait les prisons

à tomber

pour transpirer la lumière d’une caresse enfin libre mes murs de fer

laissent l’aspire d’une aube charnelle envoler les lèvres pour qu’un mot se dessine

à se poser sur ta main dégantée mes yeux déglués se sentent

songe lisse et toucher la douceur

proférée

à la rencontre le long du lin fin les hanches de l’atlante perçue

le bois se fend

le fer fond

fébrile d’un cumul effleuré

violente détente bouleversée

murmure aquarailé d’une encre dissimulée

je te vois et ne retiens sur la ligne qu’un fil que je pose entrecroisée

la hache posée

le slow bigine perfuse le tango
pris au collet , la peau rapproché s’est tremblée comme une fleur d’un frisson

rencontre

les entendant je caressais l’arbre dans la cour et fit quelques pas, illuminé de ces derniers vers en lune, ils résument tout , et le torse tendu mes pas sautant rejoignent le chemin effacé, cette draille recouverte de buissons épineux , de pierres brise pieds, les sabots torrent et l’attention qui gronde
l’autoroute et les arches bétons ondulaient pourtant à coté , à deux pas, entre deux
juste à traverser, désopiner la ligne blessure
la voie est une faille
et la mer pleine immensément en répons d’une même lancinance, également veine
mais la femme regardait de ces yeux parole et s’enfonça dans la forêt , moi sur la plage , voyant cela, je pris mon ouverture et mes yeux apprirent

ta si go hàlainn

Cathy , , tes vents jaspe l’ire comme Eire la mer comme jupe fend l’air vert du vent et tu le chant tu encercles et tu tourne le lourd fer et la tourbe réiterre le vert l’enveloppe brune
dans les creux des yeux s’emballent un rond triste chamaille de peau tambourin c’est les fleurs comme pleurs et l’âpre lumière ce sédiment ou poussent les nuages et de ciel elle s’égare dans les gris pendant que tout tourne au bleu soudain inaptes les couleurs n’en sont pas et virent dans la lande au bas du haut rend ivre et on ne sait plus on entend seulement ta voix qui tonne de douceur et déverse la couleur fibre vielle l’amour en bande fine s’échancre en herbe lumineuse transparait le rythme au fil s’entortillone et voile velour la langue barde roule femme comme gitane et l’ouvre sur l’air

img_6035

Cathy,

Tes vents jaspe l’ire comme Eire la mer comme jupe fend l’air vert du vent et tu le chant tu encercles et tu tourne le lourd fer et la tourbe réiterre le vert l’enveloppe brune
dans les creux des yeux s’emballent un rond triste chamaille de peau tambourin c’est les fleurs comme pleurs et l’âpre lumière ce sédiment ou poussent les nuages à fleur de ciel  de ciel

et

elle s’égare dans les gris pendant que tout tourne au bleu soudain inaptes les couleurs n’en sont pas

virent dans la lande au bas du haut rend ivre et on ne sait plus on entend seulement la voix qui tonne de douceur elle déverse la couleur fibre
vielle l’amour en bande fine s’échancre en herbe lumineuse transparait le rythme au fil et voile velour la langue barde roule femme comme gitane et l’ouvre sur l’air

comment

quand le ciel s’enveloppe de la tristesse apparente le monde comme manteau de pluie quand les arbres déchirent les élancées fragiles et s’écroulent dans les mousses qui les recouvrent que les étoiles se plient à danser des pas filants en tous sens

à bout d’espace
incohérents dans un feu comme glace
le rythme trop rapide et les barrières de griffes ne permettent plus mon corps sans autre que dormir

l’ambre épuisée
l’orage dans la vue ne me permet plus que courir , peut être est ceblizzard qui gronde ou mon totem d’ours là haut c’est mis à ronfler

en renflouement

mon oeil ivre s’est retourné
et étonné
se démit en ondes diffuses

accalmie de l’ombre dans la permanence sombre

our

l’Amour , le fleuve , s’y noyer et renaître pourquoi ce our , beau son sans lequel am se sentirait si seul endeuillé du parfum magique comme une langue maternelle oubliée ou les sons des mots que la source cristalline éparpille ,
j’en reste au mot , au son qui relie les fils à quelque chose dans ma nuit d’épanouissement fertile en corolle nénuphar sur une eau, j’allais dire no, et que ce no , péripétie virevoltée, une o qui ouvre et porte ,
le mot se forme et épouse une étoile de sens , profère un chemin hertzien et délivre un rêve bien réel , en doute à conquérir
our
je retiens l’our

je me sens triste et loin
ce havre mour qui nourrirait
comme une lance à grandir
une tristesse indicible enlève le gout de parler
me ramène à la douleur première

nuit de se sentir ce nuage
ne me ramène que le silence et non le corps
cache d’ombre dans les vapeurs que le soleil éclaire
corps et lueur me saliveraient
saluerait mon désir
acharné
à vivre

et enfin je te verrais
sourire
et offrir l’eau
la soif serait épuisée
et nous
allongés

non pour un pot aime une ésie ou autres mots
mais un repos
qui saluerait le sommeil
tant de tensions passées à attendre
en vain que les muscle se détendre
de se défendre
l’esprit côte à côte s’endormirait

belle

le repos de peau


la chaleur
au frisson vague
le visage
haut
dit cette plume de l’air

vu dans le ciel

qui

rouge

les cheveux roulent d’une corde douce
tressée d’un vœux millénaire , jamais accompli
l’Amour ce mot orage déverse et brule ,

non ,

l’A que je poursuit comme libération ,

reconnaissance
ambre comme rasade
nerf
de la brulure

brisure

sans laquelle je ne suis

plutôt moi
et que je fuis

suis-je

presque île dans le désert bleu de ce ciel qui court, dévale océan
te recherche sans route

il est toujours une heure quelque part ,
à un moment
et c’est l’heure

où je pense à toi écris crin et rire ,

pour moi

selle du pacifique car ce mot l’aime vagues et flot

beau ciel qui enrobe ,

vois
le beau visage

noir , bleu ébène plombe comme en survol un rêve

sourire comme jointure

aux mots c’est cette envie qui pointe

et trous que je brille dans mes yeux bois

bouses en lisant les mots , ce tien visage inconnu j’en trouve les traces quand crache la mer

onde écume

les cheveux soie sable

grain fins de tes peaux sont roulade et chaleur au frisson ,

et que je fuis
flute en ut que je ne retrouve que dans le désert bleu de ce ciel qui court, dévale l’océan à ta recherche sans doute

traces pourpres reluisent dans le jet de la mémoire , s’enchaine dans une perception du mouvement , le rythme ne calme pas l’attente , il remonte le temps et frappe la terre comme un retour et retombée danse et piétinement , tu te prête à la vitesse , aux ailes de glaise le roc dur est envolé , la brisée de rive en rive , le pas est accordé à l’oiseau,le vert terre remémore, ce vent ondé raconte l’exode et le rêve de puissance, accroché à l’euphorie du dépassement

peau3_500

© L S 2003


caballo, pelisse le vent à dos de jambes chamanes

os sur roc
les montagnes dévallent en fracas le hennir
et gémir la queue en éclair comme zèbre

jeme souviens cul sur dos je défiant la beauté à dos d’étalon la foliestellaire et les constellations muscle comme avalanche c’est le galopune transe ou perce à ruade la montagne dans l’oeil complice on croitenfin voir , la force en rut se prête se passe en une alliance allerentre ciel ailé et le poumon en globe le monde en un trait enfin perçu

c’est la foudre qui répond

le cheval lui te regarde , étonné

surhomme qui se laisse dépecer par le feu, aveuglé

transpercé , sang lance

à terre, pour ce qui n’est qu’un jeu , hors de portée


autre nom offert à la fierté millénaire
l’herbe semble crier un accord et la laine recouvre comme steppe les montagnes,
la vie libre se décide en galop et apaise le temps

humer l’air
humide brume

pour ainsi dire l’herbage est prélude au jambage

je tremble de l’écho du tonnerre et orage la mesure de la vastitude où paître

le Temps

sans prise décline et l’oeil conte l’auvent d’une forêt qui sans entrave se choisit lieu de broussaille comme hêtre

chamaille ton rire plissé tissé

nir


fendre doux le sourire l’ironie sur-homme dans le vertical

est-ce baiser de sel simulacre au crin à galop fou sur la terre sans fin

c’est du fond des âges les os brandissent disent le son
résonne sur la peau

le bois de rose se pousse en creux

les enclos de tâches ocre nef et noeuds

crinière rousse comme femme

cheveux caballe, grive houle, poivre grêle

et l’allure haute cède devant l’abrasif d’une nuit de foudre

est ce baiser ou bocage libre déserre la terre sans faim


et un jour à Sligo, l’herbe étendue en plaine sur la pierre qui concassée en murets te faisait une robe tachetée comme un parquet de fleurs ,ambre violette car le ciel illuminé en cavalcade grise renvoie cette illusion d’une peau tendue si douce et si rugueuse, tourbe hagarde,lumineuses efflorescences les nuages prouvent que l’air dévale comme cheval ivre et enroule le monde en manteau l’ire au vent.


les lèvres remuant la peau ce peu de chair dévoile les mots ,

l’empreinte y laisse une secousse de l’air

l’embrase,

qui s’il faut le nommer de chevelure cheval en torse de muscle tremble sous la pression se tord comme un vent qui vole gifle comme des arbres secouées dans la furie du temps les branches injurient des flancs la rage un spasme du cœur exige le respire et l’expire

jambe repliées en maison sur moi, qui dresse les poutres ou la sueur de vivre nous recouvre en peau caprine le temps rêche durcit le sillon comme cuir

et nous en dessous


cette distance là
je la caresse comme un torrent qui mêne à la mer ,

comme une faille d’où surgit la lumière

ma propre obscurité nourrie des dessins à l’ocre de peau ,

la blancheur de l’esprit m’habite dans la fermeture pesante de la roche

qui ,
en cercle me laisse libre par inadvertance

la terre a un chant qui toise
me replace au cœur du mystère ,


de la question au fétiche

couche de cendre ,

abandonné au coin du feu ,
il ne sert plus sans doute et l’a t’on laissé là ,
à demi calciné
pour pagayer à la chanterie des sons-mondes ,

les questions rugissent des certitudes,
enterrées ,
à moitié découvertes;

en termes de peut être à jamais





peau2_500

© L S 2003

remember

puissance tellurique , poids de la parole comme chemin tracé dans la terre de nos humanités droite quoique courbes , la couleur teinte terre et eau, ciel et chaud mais surtout nous dit hors de toute tergiversation , replis et retrait , négation et affirmation de bois brulé,
brève une voix hors de doute qui combuste à la réflexion ,
certainement pas oubliée ni incertain ,
il demeure frèle comme une forêt qu’on pourrait certes abattre pour en faire du papier à rouler les cigarettes ou imprimer des publicités éphémères , mais la forêt dense est presque pierre, reste mémoire strate d’une humanité à jamais dans le vif

P S pour mémoire ,

fragilité du temps et mémoire ultime face à l’incommensurable immense , même réduit à un chainage de plastique ,
le cri des arbres de la forêt abattue , calcinée mais revivifiée dans le cri de l’arbre rebelle

finalement
en revenir aux mots du cœur …

sources : Kacimi, Mustapha Dimé, Krajcberg, Tannella Boni …

comme en terre

nAïs ,
beau que dire
et triste et M
fil
Le ui
un gout de pleur rivière tangue à l’(
ose
et
meurt
de ne savoir vivre , sans
art sang A MOUR
file
M
L
R
file

alinéa

(à SIL)

PROPOSITION < div (e) muet {o} tiste bavard [r] champêtre qui empêche la joie et que l’on envoie faire un tour en mer “m” qui accoudée au p charpente sure … : tresse un papyrus subtil : déroule rouleau de soie entre encre et souffle : cocon replié en boule : mais qui pourrait déplier le fil géant de l’inspire en roue : cris graffitis sur le mur : feuilles froissées dans l’osier : lignes d’eau se font la belle et débarquent du papier en voilier Santa-Maria : parchemin peint à gros grain d’orage : la calligraphie envisage et colore les mots caresses et grondent : livre libre: insupportable écran géant mais hypnose insomniaque : chiffon guenille la voile aventureuse éparpille les lettres au vent au clair : à la journée ouverte

Fresque d’eux Carré rouge obtus à dada l’hyppos campe à cheval

une obstination étale

noire
négroïde
mine minas gerais un bruit d’enfer sur des tambours barril de machine à laver babile cette disqueuse nubile cisaille des traits tout droit comme entailles de plomb

le crayon c’est tout con

eh Marge

désert à la feuille mandèle si sourire si doux s’il en fut l’œil cyclique énumère les raisons en drive [draiv] et faux nez tique rit de dents des mots comme une fourmilière égarée
se ruent et tu mouches dilapident les gués animés
lèche vitr=ne
ci-git i
avalanche en chaland
rave celle rit ci li po avare comme pas permis
v à la tire
il manque des pleins dans les trous

ol c’était perdu mais la police fait bien son boulot et tout rentre dans l’ordre que d’O et A B AS corpus quand l’obus creuse le package traine et po

llue

loup

BLUE

mais la b-o rensaigne à l’étal
l’Opale sombre épique l’AS noir le vert mousse l’O paque
si tu me suis ramène les
bassines rouge vif presqu’Orange les ustencils
qui trainent

et tu t’lave les mains c’te plait .

Aslé

la finesse fée femme puis c’est la douceur violente qui en fandango sans un bruit en clignement d’oeil en hypnos le charme de Brocéliande filtre qui court les forêts de nos rêves à la vitesse du sans son ,

d’une voix fluette elle murmure l’univers splendide comme rivière qui coule douce , appelle à l’eau des mystère ,
non , c’est beaucoup plus simple que ça , c’est ASLé

coeur n'roll

je banderole

sable au claire
noue
jouis
en entrelac
spasme
mots
gigue
quand fer ce peu
au bois
j’irise ce bleuet
tu lippes happe
à manche é
blouissant
des lyres glissent aux doigts
la trachée haute gland ou noix
s’éthernise au bal
coque in
coeurn’roll jamais pétales santal
thyrénienne
ma brise rosage
o
range
tes bas
babines
en
core sages
mais
yourtepointe
biaise
bell
i
queue
gyr
a
toir
e
sang
tiare
pis sole pleur reuse
ni gage ni barre
s’y lappent sans lise
frisée
les laies en bas tues lorgnes
à ma plumard
le ailes a
queuses raid
hissent un temps et s’enflent
comme niagarà
sèmaille la bourrant
rond
je trime
rare
en
cœur
au
sable blanc
dérive
déferle
active
noue full
un brelan d’as roar en paire
lazare s’épelle à rebours
drue la verge tire
et d’art s’enmitoufle